Le permis de manifester !

Les chroniques d Olivier Nottale / société / 24/03/2019

Plus le printemps pointe le bout de son nez, et plus nous entendons en début de semaine le récit des violences commises pendant le week-end  précédent.
Violences diverses, les casseurs sont à la une de tous nos médias et les forces de l’ordre sont paradoxalement prises entre deux feux.
Si j’ai bien compris, mais je peux m’égarer par ces temps de violence on a tendance à perdre la tête. On reproche à nos « rétablisseurs » d’ordre public à la fois d’être trop violents ou d’utiliser la violence de manière disproportionnée, mais aussi de ne pas savoir mettre un terme à la violence utilisé en marge des manifestations par les casseurs très violents.
Le préfet de police de Paris a été viré pour ne pas avoir su maitriser cet exercice schizophrénique.
L’art de manier le bâton avec parcimonie, mais aussi fermeté en fonction du manifestant en face.
Alors devant ce dilemme nos pouvoirs publics, notre gouvernement pour simplifié, cherche à empêcher la violence avant qu’elle n’arrive.
Ce qui en soi est évidemment la bonne solution, par exemple  avant qu’une bagarre n’éclate pour un quelconque motif il vaut mieux éteindre en amont la volonté des belligérants à en venir aux mains.
Cela marche relativement bien souvent on sépare les protagonistes, on les raisonne et parfois tout le monde se réconcilié au coin du bar par exemple.
Mais quand il faut éteindre un incendie avant que quelques-uns n’aient craqué la première allumette, c’est une autre histoire et c’est très compliqué.
D’où la tentation de nos gouvernants de vouloir interdire les manifestations jugées potentiellement dangereuses et violentes, mais aussi et c’est plutôt nouveau d’interdire les manifestants…



(à suivre…) Lundi 25 mars 2019 - 10h20 / 17h15


O.Nottale