Adios, Emiliano…

3 minutes chrono / société / 25/01/2019

Après des recherches intensives mobilisant plusieurs avions, un hélicoptère et plusieurs navires de sauvetage entre autres, nous n’avons trouvé aucune trace de l’avion disparu » la police de l’île anglo-normande de Guernesey, qui coordonne les opérations résume le drame.
« J’ai l’impression de ne pas être jugé à ma juste valeur. Je ne sais pas expliquer pourquoi, mais j’ai l’impression que je dois prouver encore et toujours. » En novembre 2018, Emiliano Sala – dont l’avion a disparu entre Nantes et Cardiff (pays de Galles) dans la soirée de lundi 21 janvier – résumait en quelques mots au magazine So Foot l’histoire de sa carrière.
L’Argentin enfile les buts (12 en 19 matchs) sans renier son style tout en sueur, abnégation et hargne. « Je mets la tête là où les autres ne mettraient même pas le pied », avance-t-il comme une carte de visite.
Le monomoteur Piper PA-46 Malibu emprunté par Emiliano Sala effectuait, lundi 21 janvier, le trajet Nantes-Cardiff. Il a disparu des radars vers 21 h 20, à une vingtaine de kilomètres au nord de l’île anglo-normande de Guernesey.
Sala avait été formé à Bordeaux, qu’il avait rejoint à l’adolescence par le biais de Proyecto Crecer, l’école de football fondée par les Girondins en Argentine, dans la province de Cordoba. Prêté à différents clubs (Orléans, Niort, Caen), il avait enchaîné les buts, mais sans parvenir à s’imposer à Bordeaux et avait fini par signer à Nantes en 2016 pour un million d’euros.
L’attaquant de 28 ans avait envoyé un message vocal à des proches via la messagerie WhatsApp dans lequel il s’inquiétait de l’état de l’avion. Ses paroles, révélées mardi soir par le quotidien sportif argentin Olé : « Je suis dans l’avion, on dirait qu’il va tomber en morceaux, et je pars pour Cardiff », dit Sala. « Si dans une heure et demie vous n’avez plus de nouvelles de moi, je ne sais pas si on va envoyer des gens pour me rechercher, parce qu’on ne va pas me trouver… »
Avec les Canaris, il était parvenu, enfin, à faire oublier ses allures un peu gauches et sa technique rudimentaire grâce à un réalisme précieux qui avait attiré l’œil de clubs plus huppés.
À Nantes, Sala était devenu un « actif »…




(à suivre…) Vendredi 25 janvier 2019 - 10h20 / 17h15



O.Nottale