Le fair-play financier est-il mort ?

3 minutes chrono / société / 11/01/2019

Le 06/11/2018 le quotidien  "Sud-Ouest" a publié en collaboration avec l’AFP un article en ligne qui résume bien la situation bancale du fair-play financier.
Cette chronique s’en inspirera.
Mais avant de rentrer dans le détail nous allons peut-être avoir une attaque en justice au niveau européen de la part de certains clubs tels le PSG le Milan AC ou encore Manchester City qui s’ils gagnent pourrait obliger l’UEFA a vraiment retoqué sa copie. Une sorte de nouvelle révolution après le fameux arrêt Bosman.
Rappel : L’arrêt Bosman est une décision de la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE), rendue le 15 décembre 1995 relative au sport professionnel.
L’arrêt Bosman trouve sa source dans le litige opposant le footballeur belge Jean-Marc Bosman à son club du FC Liège.
Cet arrêt balaye les quotas limitant à 3 le nombre de joueurs étrangers ressortissants de l’Union européenne dans une équipe de club, qui constituent une discrimination entre nationalités européennes.
Le fair-play financier, instauré par l’UEFA pour limiter les dépenses des clubs, va-t-il disparaître ? Pas totalement, répondent les experts, à condition qu’il soit correctement appliqué, même si les révélations des Football Leaks montrent que certains clubs ont pu s’en affranchir.
Adopté en mai 2010 à l’initiative de Michel Platini, alors président de l’UEFA, le fair-play financier (FPF) interdit à un club engagé en compétition européenne de dépenser plus que ce qu’il ne gagne en propre. Les sanctions en cas de non-respect peuvent aller du simple blâme à l’exclusion des compétitions.
Si certains clubs ont été sanctionnés, les révélations récentes des "Football Leaks" sur les dessous du foot-business montrent que d’autres, comme le Paris-SG ou Manchester City, tous deux soutenus par de puissants États du Golfe, auraient été "couverts" par l’UEFA pour en contourner les règles.
Selon cette enquête, réalisée par un consortium de journaux européens, l’UEFA, et ses deux patrons de l’époque Michel Platini et Gianni Infantino – devenu depuis président de la FIFA -, auraient "en connaissance de cause aidé les clubs (PSG et City) à maquiller leurs propres irrégularités, pour des ’raisons politiques’…



(à suivre…) Vendredi 11 janvier 2019 - 10h20 / 17h15


O.Nottale