Paroles de gilets jaunes…

Les chroniques d Olivier Nottale / société / 10/12/2018

Un grand merci à Marie-Josée Sirach qui pour le journal l’Humanité a recueilli une grande partie de ces paroles de gilets jaunes à Paris ?
Rappel : L’Humanité porte bien son nom.
L’Humanité est un journal, socialiste jusqu’en 1920, puis communiste, fondé en 1904 par le dirigeant socialiste Jean Jaurès. Organe central du Parti communiste français de 1920 à 1994, il en reste très proche après l’ouverture de ses pages à d’autres composantes de la gauche.
Alors, n’écoutons pas que la haine et la violence :
Un couple : « Ça devient de plus en plus dur de joindre les deux bouts ». « L’essence augmente, mais aussi les péages, les timbres, les patates… Même acheter une fenêtre pour mieux isoler ta maison ça devient impossible ». Ils sont là « pour notre gosse, son avenir. Quel sera son avenir ? Les mômes sont à peine nés qu’ils sont déjà endettés ». « Les politiques sont déconnectés de la réalité. Ils ne savent même pas à combien est le SMIC ».
Muriel, secrétaire, Rémi, pompier et Jean-Paul cheminot se connaissent depuis 5 minutes. Ils viennent de l’Essonne et de la Seine-et-Marne. Muriel a dû prendre un deuxième travail (vente à domicile) pour s’en sortir. Tous trois parlent de « ras-le-bol général. Dans nos campagnes, tout ferme : la poste, le centre des impôts. Tout se déshumanise, tout passe dans les mains du privé ». Pourquoi ne se sentent-ils pas représentés par « les corps intermédiaires » ? « Les syndicats ne nous écoutent pas. Les gouvernants non plus…



(à suivre…) Lundi 10 décembre 2018 - 10h20 / 17h15


O.Nottale