Rugby, le blues des bleus

3 minutes chrono / société / 30/11/2018

Pierre-Michel Bonnot titre pour le quotidien l’Équipe : Plus nul que nul!
Tout est dit ou presque dans ce titre dévastateur.
Cet article publié le dimanche 25 novembre 2018 après un France Fidji historique.
Le journaliste exaspéré écrit :
« Malgré leur désespérante bonne volonté, les Bleus ont fait pire que le match nul de l’an passé face au Japon, et offert aux explosifs Fidjiens leur première victoire de l’histoire face à l’équipe de France. »
IL en rajoute une couche : « On dirait bien que la France a touché le fond, mais ça fait si longtemps qu’elle s’y maintient qu’on a plutôt la désolante impression qu’elle est désormais engagée dans des canalisations qui mènent aux égouts de l’histoire. Parce que le pire dans cette soirée tout entière marquée par la supériorité fidjienne en matière de puissance à l’impact, de vivacité gestuelle et d’intelligence de jeu, c’est que la France n’a pas semblée résignée ou mal dans sa peau comme il y a de cela un an, quand la gestion carcérale imposée par le réfrigérant Guy Novès semblait leur sortir par les narines.
 
Ni garde-chiourme, ni papa gâteau, personne ne semble capable de tirer la moindre performance durable d’un pléthorique cheptel de joueurs mal formés et trop bien nourris. Titulaires et remplaçants, ils ont buté tour à tour, sur une défense fidjienne qu’on n’avait jamais vue aussi concentrée sur la durée, aussi solidaire de bout en bout. Pire, c’est la mêlée des remplaçants fidjiens qui a eu le dernier mot pour sauver sur sa ligne un triomphe qui est sans conteste le plus spectaculaire de cette jeune nation.
Voilà et les responsables sont… Personnes bien sûr du côté de la fédération qu’à une époque on appelait les gros bonnets. Sont tous partis au restaurant avec les notes de frais sans doute.
Merci encore  à Pierre-Michel Bonnot pour la qualité de son texte : « L’équipe de France a pour elle son opiniâtreté et une accoutumance à la médiocrité de ses performances qui lui tient lieu d’unique talent.
Hésitante dans ses constructions, secouée sur chaque impact, la France n’a jamais paru si embarrassée que lorsqu’elle a disposé du ballon et c’est peu dire qu’elle n’a progressé en rien au fil de ce mois de novembre. La deuxième mi-temps ne fut qu’un long calvaire ou elle sembla s’enfoncer davantage à mesure qu’elle mettait la main sur la conquête. Désolant, malgré des efforts désordonnés en fin de match…



(à suivre…) Diffusion vendredi 30 novembre 2018 - 10h20 / 17h15


O.Nottale