Stompin’ at the Savoy

Jazz en standards / musique / 16/11/2016

To stomp veut dire trépigner, stomp est synonyme de swing.

Le Savoy, quant à lui était un dancing, de son nom complet Savoy Ballroom, située à Haarlem, 596 Lenox Avenue, à New York. Le Savoy fut des années 20 aux années 40 une référence en ce qui concernait les nouvelles danses. Véritable "laboratoire", il vit naître le charleston, black bottom, lindy hop, jitterburg, big appel et bien d’autres. Le manager du lieu, Charlie Buchanan engagea les meilleurs orchestres de jazz de la période. Dans les années 20 furent créées de véritables batailles dont les lots pouvaient être des disques Harmony ou des phonographes.

Des grands orchestres de la période, il en est un qui marqua tout particulièrement le lieu : celui de Chick Webb. Ce batteur et chef d’orchestre fut même surnommé "Le Roi du Savoy". Ainsi lorsqu’il fut rejoint par Edgar Sampson, à tout juste 25 ans venant des orchestres d’Ellington et Henderson, il composa à Chick Webb un morceau au titre évocateur Stompin’ at the Savoy pour le roi du lieu.

Le thème fut enregistré en 1934. Toutefois, deux enregistrements suivirent de très près l’original. A savoir ceux des orchestres d’Ozie Nelson et Benny Goodman en 1936. Ce fut cette année-là d’ailleurs que des paroles s’ajoutèrent aux morceaux. Elles sont signées Andy Razaf et vont permettre à la chanson de traverser l’histoire du jazz.
Elle considérée comme un standard de jazz, et a été interprétée notamment par Judy Garland (1936), Charlie Christian (1941), Art Tatum (1941), Clifford Brown et Max Roach (1954), Ella Fitzgerald et Louis Armstrong (1956), Jim Hall (1957), Ahmad Jamal (1958), Al Hirt (1961), Sarah Vaughan (1964). Sa forme de "question-réponse" permet un jeu tout en improvisation.

Du lundi au vendredi 10h