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Thomas chagrin / Wupat / Mr Dagacar and the golden tectonics of trash / Le Pays lointain / En ce temps-là, l'amour...

ven 3 fév 2012 - 12h30, différé 17h30

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vendredi 3 février 2012, par Gilles Gouget

L’hebdo théâtre de Divergence FM, avec Florent Robin, Tito-Livio Santos Mota (Divergence FM), Julie Cadilhac (http://www.bscnews.fr/), Marie, Grazia...

Au programme de ce vendredi théâtre du 3 février

Plateau I – Thomas Chagrin (Treize Vents) – Invités : Gilbert Déveaux, Adrien Melin – Chroniqueurs : Florent, Grazia, et Julie

Par sa beauté convulsive et bizarre, ce monologue célèbre toute la valeur vacillante de la vie, du petit chien qu’on a perdu quand on était enfant, à la femme qui est partie et qu’on n’a pas cessé d’aimer.

Mais qui est ce Thomas Chagrin qui nous parle les yeux dans les yeux ?

Un SDF métaphysique ? Un prédicateur laïc ? Un fou pacifique ? Un psychanalyste amateur ? Les indices sont rares pour lui donner une identité. En tout cas, sa maîtrise de la langue, sa capacité à enchevêtrer plusieurs histoires, son urgence à s’exprimer témoignent d’un esprit fort, original et libre.

Plateau II – Wupat, théâtre clownesque et burlesque (La Vista) – Invités : Luc Miglietta – chroniqueurs : Florent et Marie

Wupat est une créature énigmatique, inquiétante, une sorte de monstre repoussant. Elle se déplace mollement, respire fort et pousse des grognements mystérieux. Elle semble venir d’un autre âge pour nous faire peur…

Et pourtant, si on prenait le temps de la regarder de plus près, on découvrirait un être sensible et doux, riche d’un million d’histoires à nous raconter.

Plateau III – Mr Dagacar and the golden tectonics of trash (La Vignette) – Invité : Daniel Wetzel – Chroniqueurs : Florent, Tito, Julie

Après Radio Muezzin et Black tie, MR. Dagacar and the golden tectonics of trash, l’un des derniers spectacles du collectif berlinois Rimini Protokoll dont la créativité est aujourd’hui saluée dans les théâtres du monde entier.

Révélés en France par le festival d’Avignon 2006, Stefan Kaegi, Helgard Haug et Daniel Wetzel ont fait leur formation à l’institut d’études théâtrales appliquées de Gieβen qui, en la matière, est considéré comme l’une des écoles les plus innovante d’Europe. La singularité de leurs spectacles réside dans l’enchevêtrement de la réalité et de la fiction, l’une et l’autre étant troublées par la présence des “experts du quotidien” sur scène. Pour Mr. Dagacar le collectif a ainsi fait appel à cinq ressortissants d’Anatolie, survivant à Istanbul au moyen de la récupération des déchets et en particulier du fer, du papier et de l’aluminium, dont le cour varie en fonction des fluctuations du marché. Les témoignages de ces personnes réelles, convoquées pour jouer leur propre rôle, s’entrelacent aux représentations de la société mais également aux rêves et aux contes qui forment le versant imaginaire des séismes – économiques, géologiques, politiques – dont la Turquie, mais pas seulement elle, pressent les bouleversements à venir. À la manière des glaneurs et la glaneuse d’Agnès Varda ou encore des essais cinématographiques de Chris marker, les Rimini Protokoll font du “trafic de vies” un dispositif susceptible de transformer, sinon d’affecter, notre regard sur l’art et sur la réalité. Un théâtre intelligent et sensible, qui a de beaux jours devant lui.

Plateau IV – Le Pays lointain(Treize Vents)– Invités : Luc Sabot, Jacques Allaire – Chroniqueurs : Florent, Grazia, Julie et Tito

Le Pays lointain, dernière pièce de Jean-Luc Lagarce, dans une mise en scène de Luc Sabot. Louis revient dans son pays lointain - celui où il est né, celui de ses racines - dire à sa famille qu’il va mourir. Il emmène avec lui la famille qu’il s’est construite dans son exil. Ces deux familles, celle dont on hérite et celle qu’on se fabrique, se rencontrent, s’opposent, s’associent pour mieux connaître Louis, l’aider à raconter. Les morts aussi reviennent pour l’occasion.

Un « retour au pays natal » représenté pour la première fois dans son intégralité, dans une mise en scène toute en précision : l’attention du spectateur ne faiblit jamais, il reste haletant durant plus de trois heures...

Plateau V – En ce temps-là, l’amour... (Pierre Tabard)– Invités : Pierre-Yves Desmonceaux – Chroniqueurs : Florent, Grazia

Un survivant Juif d’Auschwitz entreprend des années plus tard de raconter/transmettre à son fils qui vit au loin, une chose qui l’a frappé, durant les sept jours de train pour le camp.

Au milieu de la pire désolation, un père continue d’enseigner à son fils de douze ans, comme si de rien n’était : l’aérodynamisme, Dieu, Mozart, les mathématiques, Spinoza, la géographie, l’amour et l’humour. Extraordinaire volonté chez ce père « de faire tenir dans cette vie réduite tout ce qui aurait dû la remplir dans sa durée normale » pour « que son fils ait été le plus homme possible dans le court laps de temps qui lui était accordé ».

Avant d’arriver au camp, le père ira jusqu’à tuer son fils pour lui éviter le pire.

« Mais est-ce qu’en ce temps-là, l’amour était de mentir aux enfants ? »

En ce temps-là, l’amour est un récit profond, où s’entremêlent les notions de devoir de mémoire et de transmission.

Playlist :
- Arizona Dream : This is a film (Iggy Pop)
- Paul Anka
- Arthur H : Nue au soleil
- Jean Guidoni : Je marche dans les villes
- Mozart : Don Giovanni : Là ci darem la mano (Acte 1) - Carlos Maria Giulini, Philharmonia Orchestra, Graziella Sciutti, Eberhard Wächter


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Animateur(s) :
Florent, Tito, Julie, Marie, Grazia...
Réalisation Technique :
Bruno Bertrand
 
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