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Table de presse politique

lun 21 mars 2011 - 12h30, 18h30 ; rediff. dim 27 - 20h

2 votes

lundi 28 mars 2011, par Gilles Gouget

Le loup et le renard invite leurs voisins des autres médias, pour un debriefing post... cantonales ? Provoscopie, l’émission politique diffamante de la bande FM montpelliéraine. Le loup et le renard vous saluent ! Apprêtez-vous à vivre 90 minutes de palabres et de débat. Il est question aujourd’hui de Média, de presse, de pouvoir et bien sûr de politique.

Les records d’abstention lors de la dernière consultation électorale ont révélé, pour le moins, un véritable désarroi des citoyens français. Loin de se désintéresser de la question politique, ils remettent en cause, non seulement l’offre politique des candidats de tout bord, mais aussi la presse qui est censée les informer. Amalgamant tous les pouvoirs reconnus dans un “tous pourris” qui devrait faire frémir. Personne ne semble épargné. Un sondage publié dans Marianne la semaine dernière en fait état ! Chacun aujourd’hui se doit de réagir...

Résultat des courses, le vote qui était jusque là essentiellement protestataire a muté en vote de désespoir. La montée du Front National incarnée par Marine Le Pen paraît en attester. Et si l’on fait fi des pourcentages qui ne représentent par grand chose au vu du désintérêt des électeurs et que l’on se concentre sur le nombre de voix, l’affaire semble peut-être encore plus grave pour l’avenir de la démocratie française. Certes, les bien-pensants tentent de nous recentrer sur la question républicaine ; mais cela n’apparaît que comme un leurre pour une majorité de nos concitoyens.

Et lorsque le Peuple abandonne les urnes, il peut être tenté rapidement de voter... avec les pieds ! Et la révolte de gronder sourdement.

En quoi la presse serait-elle peu ou prou responsable de cet état de fait ?

A voir et surtout à entendre sur Divergence, 93.9 !


Portrait des invités…

Philippe Palat :

“Son homonyme parisien a pu lui porter préjudice dans les années 90 alors qu’il entamait une carrière prometteuse dans le journal de référence languedocien ; mais il n’en fut rien ! Aujourd’hui entrant dans la branche des cinquantenaire, il sait qu’il a eu raison d’entrer dans le journalisme plutôt que dans le monde politique : ceux de sa génération sont encore et toujours en quête d’un fauteuil… Lui, son fauteuil, il s’y est assis avec la complicité de Alain Plombat, son PDG. Depuis, il est le boss de Midi Libre. Une référence à lui tout seul. Il intervient même dans quelque revue de presse radiophonique très matinale au point d’en réveiller le prof, un de ses plus vieux collaborateurs de la locale. Pour la première fois, il pénètre dans l’antre des belettes ; on le salue chaleureusement. Bien le bonjour à Philippe Palat, le Sétois monté à la capitale… régionale !”

Jean-Louis Bousquet :

“Communiste il fut, frontiste il est devenu ! Elu tardivement mais avec bonheur conseiller régional en 2004, il se décide à travailler récemment en intégrant le dernier quotidien régional indépendant, La Marseillaise. Ainsi, après avoir défendu les salariés, il les dirige en tant que PDG. Plus qu’une promotion, une reconnaissance ! Nous le recevons jadis en qualité de secrétaire du Parti Communiste, nous l’accueillons aujourd’hui en tant que patron de presse. Salutation fraternelle à Jean-Louis Bousquet, le dialecticien exilé sur le port de Marseille, au pays de César !”

Alain Neunoff :

“Il est le D’Artagnan qui met du sel dans la presse régionale. Parisien dans l’âme, il a même fricoté avec l’ineffable Gérard Miller sur les barricades en 68. Tour à tour photographe, homme de radio et journaliste, il préfère le sexe au pouvoir et à l’argent. Depuis huit ans maintenant, il est le street fighting man de l’Agglo’rieuse dans les ruelles de Montpellier. Il garde les yeux ouverts et cherche à comprendre l’autre. En cela il participe pleinement au « vivre ensemble » ! Il est ici chez lui depuis des lustres. Bien le bonjour à Alain Neunoff, le poil à gratter de la presse régionale !”

Réaction des invités par rapport à “Cantonat, cantonales”...


« Médias, fais-moi peur ! »

Marianne, qui veille sur les citoyens non seulement depuis la Révolution française mais surtout qu’elle se prend pour un média entre les pouvoirs et le peuple… Marianne, dis-je, a sondé nos âmes récemment. Et de décréter que les Français, même s’ils avaient une tendance nette à s’abstenir de plus en plus lors des consultations électorales, restaient des citoyens à part entière, plus politisés que jamais. Et que le rejet dont ils faisaient preuve depuis 1989 de la classe politique tenait à un véritable divorce résultat d’une inadéquation flagrante entre l’offre et la demande politique. Et de rajouter que la presse, les médias en général, participaient pleinement à ce désamour.

D’évidence, les Français affectionnent la politique. Ils adorent l’info, particulièrement lors des rencontres citoyennes que sont les élections. Mais, depuis Internet, leur comportement a profondément changé. Ils s’auto informent. Et ont une fâcheuse tendance à délaisser notamment la bonne vieille presse papier. Pourquoi ? Parce qu’elle serait plus ou moins aux ordres ! Aux ordres ? Mais de qui, diable ? C’est selon… des puissances financières via la publicité, voire du pouvoir via les annonces légales. Et chacun de reprocher aux uns ou aux autres de s’acoquiner avec tel ou tel pouvoir.

Alors, mon Français de se bricoler sa propre info, ne faisant confiance qu’à son propre sens critique !

Mais cela se traduit comment au quotidien ? En naviguant sur le Net d’une part, et en votant avec les pieds d’autre part. Et mes électeurs de se persuader en se remémorant Jacques Duclos en 1969 qu’ils n’auraient le choix qu’entre « blanc bonnet et bonnet blanc » ou qu’entre « la peste et le choléra » ! Résultat ? soit ils bottent en touche en s’abstenant, soit ils la jouent populiste et se réfugient dans un vote extrême frontiste qu’il soit national ou de gauche !

Et de perturber tous les commentateurs patentés…

Justement, pour nous, et surtout pour vous, divergents et divergentes, ils sont parmi nous aujourd’hui les cadors de la presse régionale. Ils s’apprêtent à commenter dans l’antre des belettes les résultats d’hier et de demain. Avec nous le big boss du quotidien de référence, le PDG de la presse qui s’efforce de ne plus être communiste et le poil à gratter qui met du sel dans l’info locale…


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Animateur(s) :
Yves le bozec, Jean-François Guiret
Réalisation Technique :
Gilles Gouget
 
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