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Divergence Numérique 74

TMG, copie privée, DRM, La voix du Libre

Jeu 13 mai 2010 - 19h00, rediff. sam 15 mai - 18h00

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samedi 15 mai 2010, par Anaël Navarro, Pascal Rullier (Date de rédaction antérieure : 13 mai 2010).

Trident Media Guard & Thierry Lhermitte : Orwell special Internet

Le festival ricane

On vient de l’apprendre : Trident Media Guard et l’acteur Thierry Lhermitte viennent de remporter l’anti-prix Orwell spécial internet lors des Big Brother Awards France 2010. Ils étaient en concurrence avec Google, Facebook, les services web de géolocalisation ou encore Pages Jaunes.

Les prix continuent d’être distribués, nous publierons l’intégralité du palmarès. En attendant, voilà sous la plume aiguisée des BBA, la petite fiche résumant les activités de TMG et de l’acteur du Père Noel est une ordure :

« L’acteur a investi dans une société privée qui cherche à profiter de la surveillance des internautes autorisée par les mesures de la loi Hadopi.

La société Trident Media Guard (TMG), dont Thierry Lhermitte est investisseur et désormais administrateur, seront parmi les grands bénéficiaires de la Loi Hadopi ; si toutefois cette loi est un jour appliquée.

Thierry Lhermitte a acquis, à l’occasion d’une augmentation de capital de TMG, une quantité très significative des parts sociales de la société sélectionnée par l’Hadopi pour fournir les moyens de fliquer les ordinateurs de chacunE de nos concitoyenNEs.

Cet investissement dont on ne doute pas un instant qu’il va être prochaînement "bankable" a été opportunément réalisé en synchronisme avec l’adoption la loi Hadopi et la mise en place de l’institution éponyme.

Cependant TL revendique, haut et fort, qu’il s’agit là pour lui d’un moyen de s’occuper de ses affaires et de défendre ses œuvres... et partant, bien sûr, celles de tous les artistes, ayant droits et autres. Monseigneur est trop bon !

Le plus extraordinaire : la boite TMG qui faisait déjà un CA d’environ 1M€ en 2007 (source societe.com) offre 50% du capital à Thierry Lhermitte pour “seulement” 50k€ en juin 2009, puis gagne l’appel d’offre le 25/01/2010. Etrange qu’une société a priori sur un marché ultra porteur se brade ainsi...

Cela mérite bien un BBA de Platine pour ce "comique" de renom et son TMG (Tout pour Ma Gueule)... »

Marc Rees : http://www.pcinpact.com/actu/news/5...


Copie privée : tous les barèmes reconnus illégaux dès 2008

L’aveu de trop ?

Le système de la rémunération pour copie privée est-il globalement vermoulu ? C’est ce qu’on peut déduire à la lecture des propos du président de la Commission Copie privée. Certes, ils remontent à novembre 2008, mais ils révélaient en quelques lignes le big bang engendré par la position du Conseil d’État dans sa décision du 11 juillet de cette même année.

Dans cette fameuse décision, le Conseil d’État annulait la possibilité de rémunérer les copies illicites au titre de la copie privée. Une position d’une logique implacable :

* La copie privée est une exception au principe du consentement de l’auteur sur les duplications de son œuvre. * La rémunération pour copie privée compense la perte de revenus engendrée par ces usages * Lorsque la Commission copie privée établit des études pour mesurer ces usages - et donc le montant de la rémunération pour copie privée - elle doit exclure les usages illicites. Sinon ? Les ayants droit pourraient tirer un revenu d’une source qu’on sait illicite (recel), mélangeant torchons et serviettes.

Le Conseil d’État s’en prenait là à la décision du 20 juillet 2006 de la commission Copie privée, portant sur les barèmes de certains supports, dont les enregistreurs de salon. En novembre 2008, le président d’Albis répond au représentant du SECIMAVI qui avait rappelé « que la décision du Conseil d’État ne concerne que la décision n °7 et qu’il ne trouve pas acceptable de modifier dans l’immédiat les autres barèmes. »

Son explication est sans appel : « il existe en droit une exception d’illégalité, c’est-à-dire que lorsqu’une décision juridique a été prise sur un domaine et que, sur des domaines extrêmement voisins, le problème se pose, le Conseil d’État ne rejuge pas et considère que sa décision s’étend automatiquement. La Commission a décidé de corriger tous les barèmes sachant pertinemment que les autres décisions allaient être annulées de la même façon puisque le problème juridique était identique. »

Et voilà comment le président de la Commission Copie privée a lui même avoué sans détour que l’ensemble des barèmes était "problématique" depuis les origines... Dans le même temps, les intermédiaires et au bout de la chaîne, les consommateurs qui ont supporté ces mauvais calculs, n’ont obtenu aucun remboursement des trop versés.

Source Marc Reeves http://www.pcinpact.com/actu/news/5...


L’April : « Les DRM visent à créer de la rareté »

Les offres de musique en ligne au format MP3 ont beau s’être multipliées ces dernières années, notamment sous l’impulsion de Steve Jobs mais aussi de la major EMI, les verrous numériques DRM(digital right management ou mesures techniques de protection) sont loin d’avoir quitté la toile et le monde informatique en général. C’est dans ce cadre que l’April(l’association pour la promotion du logiciel libre) soutenaitlaJournée mondiale contre les DRM, le mardi 4 mai.

Organisé par la FSF (Free Software Foundation), cette journée anti DRM vise à informer le public et les entreprises, ainsi que les développeurs, des problèmes que posent les verrous numériques. Notamment en regard des systèmes de gestion de contrôle d’usage des fichiers généralement incompatibles avec les logiciels libres.

A commencer par les oeuvres culturelles. Si des solutions de formats sans protection, voire libres, se développent parallèlement aux DRM dans l’offre musicale, les cadenas numériques fleurissent du côté des programmes vidéo (DVD et Blu-ray) et aujourd’hui sur les livres électroniques dont le marché s’étoffe avec les offres d’Amazon (450 000 titres du Kindle Store) et eBookstore d’Apple (et ses 30 000 ouvrages gratuits. Et demain ?

« Les DRM (menottes numériques) visent à créer artificiellement de la rareté et à établir un contrôle de l’usage dans le cercle privé, jusqu’ici impossible à mettre en œuvre », résume Jean-Christophe Becquet, vice-président de l’April. Conséquences potentielles : impossible de faire une copie légitime (à titre privée de sauvegarde notamment ou pour l’utiliser sur plusieurs supports différents sans avoir à transporter l’original) d’une œuvre dument achetée.

De même, les clés numériques n’étant pas proposées à l’univers du logiciel libre (notamment pour refus de dévoiler le code source de l’application de déchiffrement), les utilisateurs de Linux seraient, en théorie, bien embêtés pour lire le contenu d’un DVD protégé si des programmes de déchiffrement ne s’étaient pas multipliés (notamment par Jon Johansen, un jeune développeur norvégien de 16 ans en 2000 qui avait créé le programme DeCSS afin de casser les protections CSS (Content Scrambling System) d’un DVD vidéo qu’il ne parvenait pas à lire sur son système Linux, d’où son surnom de DVDJon.

Il n’en reste pas moins que, selon les pays, certains usages sont interdits. Ainsi, en France, la loi DADVSI de 2006, avait tenté de légaliser l’interdiction de contournement des DRM. Tentative avortée par le Conseil d’Etat qui, sous l’impulsion de l’April, a réaffirmé l’exception de décompilation afin, notamment, d’autoriser l’utilisation des logiciels libres à des fins d’interopérabilité.

Cette journée d’information internationale réunissait également des organismes militant pour la liberté comme l’Electronic Frontier Foundation aux Etats-Unis et l’Open Right Group au Royaume-Uni. Laissons le mot de la fin à Richard Stallman, fondateur et président de la FSF (et co-auteur de la licence GPL) : « Chaque fois qu’une entreprise conçoit des produits destinés à limiter nos libertés, nous devons nous organiser afin de déjouer ses projets. » Au moins, c’est clair.


Firefox 4.0 : les ambitions de Mozilla, la bêta le mois prochain

La version finale prévue pour novembre

Firefox, le navigateur qui a relancé la concurrence dans un monde outrageusement dominé par Internet Explorer, s’apprête à refaire parler de lui. Depuis la sortie de la version 3.6, les plans des développeurs n’étaient pas forcément très clairs. Une mouture 3.7 annulée, une 4.0 encore lointaine : Mozilla décidé de faire le point et de donner un calendrier accompagné d’objectifs clairs.

La première bêta officielle de Firefox 4.0 sortira donc le mois prochain. Autant le dire, les ambitions de l’éditeur sont élevées, et il faudra effectivement briller de mille feux pour compenser un Chrome qui grandit rapidement, un Internet Explorer 9 qui s’annonce comme particulièrement rapide, ou encore un Opera 10.50 qui a fait également de la vitesse un argument majeur. Que doit-on attendre de cette bêta ? Voici la liste des principales nouveautés qui seront présentes :

* Mise en place de la plupart des éléments de la nouvelle interface * Nouveau gestionnaire d’extensions * Améliorations pour la gestion des onglets * Le support amélioré de certaines technologies du Web, le HTML 5 et les CSS3 en tête

Cette bêta sera faite pour les développeurs et ceux qui aiment réellement tester un nouveau produit. Le rythme de parution des bêtas devrait être assez soutenu, avec une nouvelle version de test tous les 14 à 21 jours.

Parmi les nouveaux éléments d’interface, on citera en outre un panneau permettant de gérer plus finement les données relatives à un site en particulier :

Cela dit, lorsque nous évoquions les ambitions, le mot n’était pas creux. Voici des éléments représentatifs de ce que Mozilla prépare pour la base technique de son navigateur :

* Nouvelle machine JavaScript JägerMonkey * Un parseur HTML5 en-dehors du thread principal * Le support du 64 bits * Des optimisations pour le temps de lancement initial du navigateur * Des optimisations de performances pour le DOM, les threads de JavaScript, les entrées/sorties, etc. * La mise en place de couches graphiques pour la gestion des différents éléments d’une page Web * L’accélération matérielle sous Windows via Direct2D * Le support du multitouch * L’intégration à Windows 7 * L’intégration à Mac OS X

Reste donc à attendre le mois prochain pour tester aussi bien l’efficacité et la simplicité de la nouvelle interface que les performances de la bête, en passant par son support des technologies du Web. Après plusieurs mois de bêta test, une Release Candidate sortira en octobre, et la version finale quelque-part en novembre.

Vincent Hermann http://www.pcinpact.com/actu/news/5...


Mandriva à vendre ?

Ce n’est plus un secret : la situation de l’éditeur Mandriva est critique. Il est aujourd’hui à vendre. Deux sociétés discutent activement avec l’ex-Mandrakesoft, le britannique LightApps et le français Linagora.

Les efforts de diversification n’auront pas conduit Mandriva au succès. Désormais, un repreneur est recherché : l’éditeur ne s’en cache plus. Un procès verbal datant de mars dernier s’est retrouvé cette semaine copié/collé sur la toile, notamment sur les forums de Boursorama. Et il est explicite : "La position de cash restante permettra de régler les salaires nets à la fin du mois, ainsi que les dépenses de consultants et le "funding" mensuel de la filiale brésilienne. (...) La situation transitoire que connaît Mandriva actuellement conduit à réfléchir à la mise en place d’un système permettant de maintenir le niveau d’implication des "hommes clés" de Mandriva afin que les négociations en cours qui permettraient d’assurer la pérennité du groupe aboutissent."

Deux noms sont cités pour la reprise. D’un côté, Lightapps. La société anglaise a "renouvelé son intérêt pour l’acquisition de Mandriva." Mais un autre scénario est également à l’étude, celui d’une reprise par un acteur français dans le secteur, le groupe Linagora : "Suite à notre entrevue avec les représentants de Linagora dans les locaux de E&Y le 26/02/2010, les échanges se poursuivent et un nouveau rendez vous a été pris le 31/03/2010."

NdM : pour l’instant, une seule chose est sûre : rien n’est sûr ! En effet, une fuite a eu lieu, des rumeurs ont couru, mais laissons les protagonistes négocier et rendre publique leur(s) décision(s), le cas échéant.

http://www.linuxfr.org/2010/05/10/2...


Nous nous proposons de découvrir une émission consacrée au libre sur les ondes de CKIA à Québec au Canada 88.3FM.

"La voix du libre" est une émission hebdomadaire sur les logiciels libres diffusée chaque mercredi de 19h à 20h.

François Bedard, Québec François co-anime l’émission en participant à la chronique des nouvelles, du logiciel de la semaine ainsi qu’aux entrevues.

Yannick Pavard, Québec http://blogue.infoglobe.ca/

Un peu l’homme à tout faire, je m’occupe de l’animation et la réalisation de l’émission mais également de la partie technique (site web, blogue et wiki). Je travail dans le domaine du web pour la compagnie Infoglobe depuis 2005.

Mehdi Guermazi, Québec

Pour le projet "La voix du libre", je m’occupe surtout de la mise en ondes. Informaticien autodidacte, je travaille professionnellement avec les logiciels libres depuis 2005. Sinon, dans le domaine de la radio, j’ai collaborer dans l’émission "Sofa électrique" sur CKRL FM 89.1 et j’anime, actuellement, l’émission "Arabesque : cordes sensibles" sur CHYZ FM 94.3. Nous nous proposons de découvrir Constellio, le moteur de recherche pour entreprises

Constellio, le moteur de recherche pour entreprises

Il est le fruit de plus de 2 ans de recherche et développement par la firme québécoise Doculibre et basé sur les meilleures pratiques et standards du marché en matière de recherche de l’information. Nous ferons le tour des fonctionnalités de cette solution haut de gamme et disponible pour tous sous licence libre.

http://www.lavoixdulibre.info/

http://www.meduse.org/ckiafm/qui.html


Pauses musicales


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Animateur(s) :
Gilles Gouget Pascal Rullier Anaël Navarro
Réalisation Technique :
Bruno Bertrand
Licence de l'article :

CC by sa

 
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