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- Solution Linux 2010 (suite et fin), RMLL 2010, HADOPI toujours en attente, Interpellation de l’APRIL, PS3 & Linux, Invité Niki Kovacs
Divergence Numerique 69
jeu 1er avril 2010 - 19h, rediff. sam 4 - 18h
jeudi 1er avril 2010, par ,
Anaël Navarro et Pascal Rullier passent en revue l’actualité du libre.
Fin de Solutions Linux 2010 avec la responsable du village associatif des Rencontres Mondiales des Logiciels Libres 2010.
Nouvelles du front
Hadopi : pourquoi les premiers mails ne pourront pas partir en juin
L’essentiel c’est de s’en convaincre. A l’occasion d’un déjeuner avec des journalistes médias, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand aurait assuré que les premiers mails d’avertissements de l’Hadopi partiraient en juin. C’est Xavier Ternisien qui le rapporte sur Twitter, comme l’a remarqué PC Inpact. L’essentiel c’est de s’en convaincre disions-nous, mais jusqu’à présent la méthode Coué n’a pas très bien fonctionné.
Alors ministre de la Culture, Christine Albanel avait juré craché que l’envoi des premiers messages d’avertissement contre les pirates serait réalisé au début de l’année 2009, il y a un an. Raté. Puis le cahier des charges que nous avions révélé montrait que l’Hadopi devait commencer à envoyer une centaine de mails par jour en juin 2009, avant d’atteindre un rythme de croisière de 10.000 messages quotidiens neuf mois plus tard, en mars 2010. Nous y sommes, et c’est encore raté. La phase de lancement n’a même pas encore démarré. A son arrivée, Frédéric Mitterrand avait finalement parlé de premiers avertissements lancés avant le début de l’année 2010, et voilà qu’il parle du mois de juin.
On notera cependant enfin une certaine constance, puisque Frédéric Mitterrand avait déjà évoqué la date du mois de juillet en assurant en janvier dernier que "les mails d’avertissement partiront entre avril et juillet". Il reste donc environ trois mois au gouvernement pour tenir la promesse.
Il reste cependant trois mois pour que l’impossible se réalise : la publication de l’improbable décret sur la procédure de définition des caractéristiques techniques essentielles que devront avoir les logiciels de sécurisation, dont l’installation sera la seule possibilité légale pour l’internaute de plaider son innocence devant l’Hadopi. Quand bien même le décret serait-il publié malgré les obstacles immenses qui se posent à sa rédaction, les députés de l’opposition ont déjà promis qu’ils saisiraient le Conseil d’Etat pour le contester, ce qui retarderait encore sa mise en oeuvre.
Or sans ce décret, pas de mail. Rappelons en effet que ça n’est pas la contrefaçon qui est condamnée par l’Hadopi, mais le manquement à l’obligation de sécurisation de son accès à Internet. La contrefaçon constatée avec l’adresse IP de l’abonné n’est qu’un élément de preuve de ce manquement. Or l’article L331-25 du code de la propriété intellectuelle dispose qu’en cas de manquement à l’obligation de sécurisation, l’Hadopi envoie à l’abonné une recommandation "lui enjoignant de respecter l’obligation (de sécurisation)". Mais puisqu’à l’impossible nul n’est tenu, le même message doit informer l’abonné sur "l’existence de moyens de sécurisation permettant de prévenir les manquements à l’obligation (de sécurisation)", dont les "spécifications fonctionnelles pertinentes" doivent être dressées par l’Hadopi, conformément à l’article L331-26.
Même à supposer que le décret soit publié demain, ça n’est qu’une première étape. Il faudra qu’après publication l’Hadopi consulte les FAI, les ayants droits et les "concepteurs de moyens de sécurisation destinés à prévenir l’utilisation illicite de l’accès à un service de communication au public en ligne" avant de définir la liste des spécifications fonctionnelles pertinentes. A notre connaissance, ces consultations n’ont pas commencé. Pour la simple et bonne raison qu’elles sont dépendantes du décret.
Et restera une étape supplémentaire, et non des moindres. Une fois la liste des spécifications établie et validée par la Haute Autorité, il faudra labelliser les logiciels de sécurisation. Madame Michu ne veut pas savoir qu’il faut bloquer tel ou tel protocole, ou tel ou tel port (et l’on voit bien rien qu’avec cette phrase les conséquences attaquables du décret), mais veut savoir quel logiciel installer. C’est la procédure de labellisation des logiciels de sécurisation, qui suppose que les logiciels aient été développés, examinés, et sans doute testés. Les éditeurs de logiciels ne pourront soumettre leurs dossiers de labellisation qu’après avoir reçu la liste des fonctionnalités essentielles et créé un logiciel adapté. Ce qui demandera au minimum quelques semaines, au pire de nombreux mois. Puis viendra enfin ladite labellisation, qui prendra elle-même plusieurs semaines.
On ne voit donc pas comment l’impossible pourrait se produire d’ici trois mois.
Par ailleurs et par définition, aucun mail ne pourra être envoyé sans qu’aient été collectées au préalable les adresses IP des internautes à avertir. Or pour le moment, la collecte est suspendue à une autorisation de la CNIL, qui avait déjà refusé de telles autorisations en 2005 avant que le Conseil d’Etat ne la désavoue en 2007. Peut-être sera t-elle tenté par un nouveau coup de force, puisqu’elle a déjà largement montré son opposition à la riposte graduée. Elle a en tout cas prévenu qu’elle serait très attentive à ne pas autoriser n’importe quoi, et elle a déjà commencé à traîner les pieds.
Enfin, last but not least. Pour envoyer un mail, encore faut-il savoir à quelle adresse l’envoyer. Pour cela, il faut trouver la correspondance entre l’adresse IP et le courrier électronique de l’abonné. Or Free, le deuxième fournisseur d’accès à Internet, a été très clair sur le fait qu’il ne donnerait pas la moindre information sur ses abonnés sans une indemnisation financière, exigée par le Conseil constitutionnel, mais que le gouvernement ne semble pas prêt à lui donner.
Source : Guillaume Champeau http://www.numerama.com/magazine/15...
L’APRIL interpelle la Commission européenne sur l’avenir du libre en Europe
Suite à la publication de la feuille de route numérique de l’Union européenne, l’APRIL a appelé la Commission européenne a être très vigilante sur l’avenir du livre sur le Vieux Continent. En effet, es lobbies des logiciels propriétaires s’emploient à mettre sous pression Neelie Kros, la commissaire européenne en charge de la société numérique.
La semaine dernière, nos confrères de PC INpact obtenaient une version intermédiaire de la feuille de route numérique de l’Union européenne. En cours de rédaction par la commissaire européenne en charge de la société numérique, cette dernière subirait d’importantes pressions de la part de différents groupes d’intérêt, ces derniers cherchant à nettoyer le document de toute référence aux "standards ouverts", à l’"open source" ou encore du principe de l’"interopérabilité".
Face à ces rumeurs inquiétantes, l’APRIL a pris les devants en adressant une lettre à la Commission européenne pour lui faire part de ses "préoccupations à propos de « l’Agenda numérique pour l’Europe » qui devrait être présenté fin avril". L’association de promotion et de défense du logiciel libre s’inquiète en effet de la disparition éventuelle de toute "référence à l’importance des standards ouverts pour l’interopérabilité".
Une décision qui "serait très dommageable pour les intérêts de nos membres : les entreprises spécialisées dans le Logiciel Libre ainsi que ses utilisateurs" explique l’association. La situation est délicate. En effet, l’APRIL souligne un contexte défavorable où les lobbies du logiciel propriétaire s’appliquent à mettre sous pression la commissaire européenne pour qu’elle ne cite pas ces termes, afin de "réviser à la baisse la définition de standard ouvert".
"Les standards ouverts jouent un rôle indiscutablement positif pour l’économie numérique. L’April se réjouit donc de voir que la Commissaire Kroes les ait identifiés comme tels et souhaite les utiliser pour concrétiser la politique numérique de l’Europe. Au vu de l’intérêt décisif des standards ouverts pour la concurrence, l’innovation et l’intégration de tous dans le marché européen, nous ne doutons pas que les commissaires Almunia Mira, Tajani et Barnier soutiendront le passage à l’action de Mme Kroes" a expliqué Tangui Morlier, le président de l’association.
Pour Frédéric Coucher, délégué général de l’APRIL, "en nommant une vice-présidente à la société numérique, le président Barroso a montré son ambition de promouvoir une société de l’information européenne compétitive, innovante, ouverte et inclusive. Le document de travail qui a été publié démontre que la commission peut concrétiser cette politique. Son adoption en l’état prouverait ainsi qu’en matière de politique sur le numérique, il n’est plus question d’opter pour le statu co et ainsi de céder à des intérêts particuliers basant leurs rentes sur le contrôle et la fermeture".
Pour l’heure, aucune information ne permet de dire que Neelie Kroes a cédé aux lobbies du logiciel propriétaire. Une raison supplémentaire de soutenir la démarche de la commissaire européenne.
http://www.numerama.com/magazine/15...
Le Parti Pirate français propose une Déclaration des Droits de l’Internaute
Ca n’est pas une initiative isolée. Même Hervé Morin, le ministre de la défense et président du Nouveau Centre, a proposé il y a plusieurs mois son propre texte. En fouillant dans les archives, nous avons aussi retrouvé une "Déclaration Universelle des Droits de l’Internaute" que nous avions nous-même publiée en 2002, qui déclarait déjà dans son article 9 que "nul ne peut être arbitrairement privé de son accès à Internet". Devant la multiplication du nombre des atteintes aux droits des utilisateurs d’Internet, ou des menaces qui pèsent sur eux, les tentatives de rédaction d’un texte fédérateur rassemblant l’ensemble de ces droits se font de plus en plus pressantes.
Il était logique que le Parti Pirate s’en empare, et propose aux internautes de participer à la rédaction d’un texte commun "Pour une Déclaration des Droits des Internautes". "L’objectif est de proposer un texte à la fois réaliste et tourné vers l’avenir. Nous voulons que l’Internet de l’avenir soit le vecteur ultime de communication. Pour cela, nous avons besoin de toutes les bonnes volontés pour construire pas à pas l’ouverture vers un monde de progrès", indique le Parti Pirate français.
Proposé sous licence Creative Commons by-nc-nd 2.0, le projet de Déclaration, non définitif mais déjà très bien avancé, est le suivant :
Voir http://www.numerama.com/magazine/15...
Pause musicale
Sony ne permettra plus l’installation de Linux sur sa Playstation 3
Faut-il y voir une conséquence du hack de la Playstation 3 réalisé en début d’année ? Même si pour le moment aucun code signé n’a pu être exécuté sur la console, Sony a annoncé que la prochaine mise à jour de la PS3 supprimera la fonction "Installer un autre OS" qui était disponible pour les possesseurs de la console de salon. Elle avait déjà disparu avec la PS3 Slim. La firme japonaise évoque des "soucis de sécurité" pour justifier la suppression de cette fonctionnalité présente depuis le premier jour, mais qui sera supprimée à partir du firmware 3.21 qui sortira le 1er avril prochain.
Sony essaye de faire passer cette mesure pour un avantage en faveur de ses clients. "Supprimer la fonctionnalité ’Autre OS’ va aider à assurer aux possesseurs de PS3 qu’ils auront toujours accès à une large gamme de contenus de jeux et de divertissement de la part de Sony Computer Entertainement sur un système plus sûr", écrit ainsi le fabriquant dans un communiqué.
Les joueurs qui décideraient de ne pas installer le firmware ne pourront plus se logger sur le Playstation Network, ne pourront plus lancer certains jeux, et ne pourront plus lire de vidéos DRMisées stockées sur un lecteur externe. L’installation du firmware 3.1 supprimera bien sûr la partition où est installé Linux.
L’installation de Linux avait été une fonctionnalité surprise de la Playstation 3 lors de son lancement. Elle permettait aux utilisateurs de bénéficier de la puissance de la console pour la convertir en ordinateur de salon, même si Sony ne permettait pas l’accès à l’ensemble des ressources du système. La firme souhaitait ainsi éviter que des jeux homebrews puissent faire concurrence à son propre catalogue, ou que des jeux piratés puissent être exécutés. La PS3 ne permettait pas l’accès à l’accélérateur graphique, et une méthode alternative avait déjà été bloquée par Sony lors du firware 2.10.
Julien L : http://www.numerama.com/magazine/15...
PS3 sans Linux : Sony devrait-il rembourser les acheteurs ?
Lorsque Sony a mis sur le marché la première génération des consoles Playstation 3, la console était vendue avec à la fois la possibilité d’utiliser le Playstation Network pour accéder au Playstation Store et au jeu en ligne, et la possibilité d’y installer un autre système d’exploitation. Or le firmware 3.21 qui sort jeudi va supprimer la possibilité d’installer Linux sur la console, et ceux qui ne font pas la mise à jour ne pourront plus accéder au Playstation Network. En réagissant à cette nouvelle, de nombreux lecteurs parmi vous se sont demandés s’il était bien légal de la part de Sony de revenir ainsi sur le "contrat" de base de la PS3, en obligeant les clients à renoncer à l’une ou l’autre des deux fonctionnalités après l’achat.
Il faudrait réaliser une analyse juridique poussée, mais il est probable que la mise à jour du firmware de la PS3 tombe effectivement sous le coup des vices de consentements qui, en droit civil, doivent annuler la vente. Plus précisément, il nous semble possible d’argumenter que la connexion au PSN et la possibilité d’installer Linux étaient pour l’acheteur des "qualités substantielles" lors de l’achat de la PS3. Donc lorsque Sony retire l’une de ces deux qualités, il y a dol, qui est selon l’article 1116 du code civil "une cause de nullité de la convention lorsque les manoeuvres pratiquées par l’une des parties sont telles, qu’il est évident que, sans ces manoeuvres, l’autre partie n’aurait pas contracté". En pratique, bonne chance à ceux qui voudront exiger de Sony un remboursement. En théorie, le droit est cependant avec eux.
Certains le demanderont peut-être, en particulier chez les chercheurs. Wired rappelle en effet qu’avec ses capacités de calcul à un prix imbattable, la PS3 était devenue un best-sellers chez les universitaires qui montaient les PS3 en réseau pour créer des grilles de calcul distribuées. Reste qu’en principe, ces consoles ne leur servent pas à jouer...
http://www.numerama.com/magazine/15...
Pause musicale
Niki Kovacs sera notre invité pour nous parler de sa présentation le 9 avril 2010 de 17h30 à 18h30 au kawenga dans les "points libres"
Les AteLibres sont des ateliers pratiques sur le thème des logiciels libres organisés et animés par Montpel’libre et ses partenaires.
Dans la thématique des "Points Communs" de Kawenga, Montpel’libre vous propose d’assister aux "Points Libres". Le grand rendez-vous de tous les passionnés du logiciel libre. Cet atelier vous propose de découvrir Freenas, un LiveCD installable sur clé USB ou sur disque dur transformant un simple ordinateur personnel en serveur de fichiers réseaux. Puis d’une présentation d’un modèle économique de logiciels libres dans l’entreprise Microlinux.
Le vendredi 09 avril 2010, de 14h00 à 19h00. Kawenga – 21, boulevard Louis Blanc 34000 Montpellier Tramway Corum
Points Libres :
- 14h00-16h00 Accueil sur les Territoires Numériques, utilisation libre des ressources.
- 16h00-17h00 Mathieu Lalanne - How-to install and use freenas at home. Comment installer freenas et l’utiliser à la maison. Freenas est un freebsd spécialement fait pour être utiliser comme nas, il intègre beaucoup de fonctions (raid, agrégation de carte réseau, load balancing sur les interfaces réseaux, client torrent, ftp, cifs/samba, ssh, rsync, unisson, nfs etc.) l’intérêt est de prendre en main ce dernier assez facilement et sans aller dans la ligne de commande sauf pour la customisation. Présentation de l’interface web pour gérer tous les services cités précédemment.
- 17h30-18h30 Nicolas Kovacs – Présentation modèle économique de logiciels libres, projets, expérience professionnelle dans l’entreprise Microlinux. Expérience de l’implantation des logiciels libres dans la communauté des communes de Sommière. Présentation des ouvrages Linux aux petits oignons et Ubuntu efficace... Questions/Réponses.
Le Centre André Malraux organise des ateliers destinés à répondre aux attentes du public dans le domaine des logiciels libres, Linux, systèmes alternatifs et bien d’autres choses.
Tous les mardis d’avril de 14h30 à 16h30.
MJC Centre André Malraux - 10, avenue de la Moutte 34170 Castelnau-le-Lez
Bus Ligne 35 arrêt Collège Bazille
Agenda du libre http://www.agendadulibre.org
Playliste disponible sur http://www.dogmazic.net
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