Divergence FM Radio Divergence FM Radio Divergence FM Radio Divergence FM Radio Divergence FM Radio




Araponga 76 : De la poèsie brésilienne

Rencontre entre Araponga et Filigrane Imprécis

jeu 21 fév - 20h rediff. dim 24 - 10h


mercredi 20 février 2008, par Marta Marinho

La vraie littérature considérée brésilienne commence avec la recherche ethnique d’une originalité et d’une reconnaissance. La poésie moderne brésilienne prend source dans les années 20, dans ce mouvement moderniste (qui a touché toutes les formes d’art) en quête d’identité. Elle se consolide à partir des années 30, sous forme d’une expression lyrique vigoureuse et d’une créativité exceptionnelle. Ces créateurs modernes cherchent une expression plus universelle mais avec un langage nouveau, parfois moins d’inspiration et plus de travail poétique, ou encore une poésie compromise avec le social, avec le politique. Carlos Drummond de Andrade, Manuel Bandeira et Ferreira Gullar font partie de ces poètes.

Carlos Drummond de Andrade

Considéré par certains comme le plus grand poète brésilien, Carlos Drummond de Andrade (1902-1987) est né à Minas Geraes. Son œuvre est l’une des plus riches de la littérature moderne brésilienne (poésie mais aussi conte et chroniques) ; à la fois symboliste, moderniste ou néoclassique, elle (son oeuvre) est difficile à classer. Il fait partie d’un mouvement moderne qui cherchait une expression littéraire authentiquement brésilienne, en puisant son inspiration dans la vie quotidienne et avec un style dépouillé. Poète très aimé et fierté du peuple de Minas Geraes, Drummond , chose rare pour un poète, a reçu de son vivant, un grand hommage de l’école de samba « Mangueira » avec le thème de carnaval « Dans le royaume des mots ».

« Il n’existe pas de vivants, il existe ceux qui sont morts et ceux qui attendent leur tour »

Ferreira Gullar

José Ribamar Ferreira (né en 1930 dans l’état de Maranhao –NE ) est un poète avant-gardiste ayant participé du mouvement néo-concrétiste brésilien. Journaliste, essayiste, engagé et exilé à Cuba pendant la dictature. La poésie de Gullar est une poésie nécessaire. Elle prête la voix à des lecteurs anonymes avec un langage clair et directe. Proche du milieu musical brésilien Gullar considère que la poésie peut être aussi dans le texte d’une chanson ; la différence entre une poésie et une chanson étant que l’une a une vie propre et l’autre a besoin de la mélodie. Pour lui la poésie est silencieuse et, peut être pour ça, a plus de mal a être diffusée, mais lorsqu’elle nous touche, elle touche plus en profondeur.

« …le poète défit l’impossible, il tente dans le poème de dire l’indicible…. »

Manuel Bandeira

Manuel Carneiro de Sousa Bandeira Filho (1886- 1968) était poète, critique littéraire, traducteur, notamment d’auteurs français (il a d’ailleurs écrit des poèmes en Français), professeur de littérature et très proche du milieu musical classique. Bandeira est né dans l’état de Pernambuco (NE), il a fait partie de la génération moderniste brésilienne (aux cotés de Mario de Andrade et de tant d’autres auteurs). Son style ironique, familier, s’inspirait souvent du quotidien et certaines de ses poésies et surtout ses expressions sont devenues partie intégrante du langage quotidien, du langage poétique brésilien. Ayant vécu longtemps, il a traversé divers mouvements littéraires et est devenu maître dans le mélange de styles, car pour lui un poète à 100% devait savoir nager dans toutes les eaux : tradition et rénovation. Il était un artiste du mot, libre et irrévérent.

« …c’est l’âme qui abîme l’amour…Les corps sont faits pour s’entendre, les âmes non…. »

Playlist prévue

Titre/Auteur Interprète Durée
O Mundo É Grande (Carlos Drummond /Sueli Costa) Maria Bethania & Thelmo Lins 4’49
No Meio do Caminho (Carlos Drummond/Sérgio Santos) Thelmo Lins 3’34
Canção amiga (Carlos Drummond/Milton Nascimento) Ana Cristina 2’50
Bela Bela (Ferreira Gullar/Milton Nascimento) Milton Nascimento 4’02
Vambora (Adriana Calcanhoto inspiré de Ferreira Gullar) Adriana Calcanhoto 4’14
Meu Povo Meu Poema (Ferreira Gullar)/Trenzinho Caipira (Villa Lobos & Ferreira Gullar) Ferreira Gullar/Ana Cristina 4’05
Traduzir-se (Ferreira Gullar/Raimundo Fagner) Cris Delanno 3’04
Vou-me embora pra Pasárgada (Manuel Bandeira/Gilberto Gil) Ana Cristina 4’32
Poesia (Carlos Drummond)/Desencanto (Manuel Bandeira/ Francis Hime) Ana Cristina 2’38
Trem de ferro (Manuel Bandeira/Tom Jobim) Tom Jobim 4’34


 
Enregistrer au format PDF