Divergence FM Radio Divergence FM Radio Divergence FM Radio Divergence FM Radio Divergence FM Radio




Hélène Mandroux aux micros de Divergence FM et Radio Pays d'Hérault

lun 18 avril 2011 - 12h30, 18h30 ; rediff. dim 24 - 18h30

4 votes

lundi 18 avril 2011, par Gilles Gouget, Yves le Bozec

C’est "Chez Jean Sur la Place" que l’hebdo politique prend ses quartiers ce lundi, et sans doute jusqu’à la fin de la saison.

Le Loup et le Renard (Yves le Bozec et Jean-François Gibert) reçoivent Madame le maire, et c’est Adrien Delgrange (Radio Pays d’hérault) qui se joint à eux pour l’occasion.

JPEG - 214 ko

Provoscopie, l’émission politique diffamante de la bande FM montpelliéraine. Le loup et le renard vous saluent ! En compagnie d’Adrien Delgrange, LE journaliste de RPH, Radio Pays d’Hérault. Apprêtez-vous à vivre 90 minutes de palabres et de débat.

Il est question aujourd’hui de recevoir la première dame de la Cité : Hélène Mandroux. Ce n’est pas si fréquent ! Elle a accepté que nous la consultions pour dresser, avec elle, non pas un bilan de santé mais comme un état des lieux à mi-mandat.

Et, puisque c’est le printemps, Provoscopie et toute l’équipe de Divergence avons décidé d’aller au devant des quartiers, de jouer la proximité en réalisant l’émission en public, place François Jaumes, en bas de la rue de la Méditerranée.

Pour lui être agréable, nous avons convié le ban et l’arrière-ban à assister à l’émission.

En sa compagnie, nous allons disséquer les trois personnages qui se sont infiltrés dans son être profond pour faire d’elle un personnage politique de première importance bien au-delà du Clapas montpelliérain : la femme qui s’affirme, la militante socialiste qui se confirme et l’élue de la huitième ville de France.

A voir et surtout à entendre sur Divergence, 93.9 !


Portrait de l’invitée

JPEG - 174.1 ko

Hélène Mandroux : Elle ne s’agite pas ; elle est seulement sagittaire !
- Véritable Montpelliéraine conçue quelques mois avant la débâcle de 1940, elle suit une scolarité sans embûches au Lycée Clemenceau où officie notamment en philosophie celle qui fondera les cours du Midi : Madame Boviatsis. De là vient peut-être son féminisme…

Son ambition ? Vivre au chose qu’une vie banale, vivre pour les autres. Est-ce pour cela qu’elle se tourne vers la médecine ? et même l’anesthésie… Alors que ses petits camarades jouent à la Révolution comme d’autres aux soldats de plomb, elle débute sa carrière à la clinique du Parc, chez les riches ! Avant se s’installer à la Paillade en 1975, chez les pauvres ! Et ce n’est que tardivement qu’elle entre en politique, chez les socialistes, le parti des classes moyennes, ni riche, ni pauvre…

Vite, elle est happée par le pouvoir sous la houlette du Grand Georges. Amovible, elle occupe les grands postes de l’administration municipale avant d’en prendre la tête en 2004 alors que Frêche vient de conquérir la région. Là, elle quitte son rôle de second couteau. Elle ne sera plus la madame Maintenon du potentat local.

JPEG - 163.2 ko

Mais, arrivée au pouvoir, la femme révoltée tend à s’embourgeoiser. Fidèle, elle est ! Mais elle ne peut tolérer qu’on l’injurie en public. Elle ne pardonne pas lorsque sa dignité publique est bafouée : c’est son côté sagittaire ! Elle a horreur du scandale… Peut-être est-ce pour cela qu’elle s’émancipe. Et rompt avec son mentor en se présentant contre lui lors des dernières régionales. Cela fera dire à Arnaud Montebourg qu’elle incarne la « maire courage » ! Royaliste à Reims ! Qu’est-elle devenue aujourd’hui ? Manie-t-elle autre chose que des symboles comme le mariage symbolique de deux hommes en février dernier ?


La chronique : « Mes amis, les emmerdes, mes amours… »

JPEG - 158.9 ko

Dans la vie, certains partent avec des handicaps qui les contraignent à une lutte incessante pour tenter d’exister malgré les autres ! Et de s’interroger sur l’égalité des chances… Oui, certains sont plus égaux que d’autres, ma pauv’dame !

Il est plus douillet pour entrer dans la vie de naître dans la soie, plutôt que dans la toile de jute. Il paraît plus confortable d’être couillu plutôt que virginale. De même, il fut plus rassurant, en 1940, de naître du bon côté de la ligne de démarcation en zone libre quoique sous la tutelle du vieux maréchal. Mais il est plus difficile de militer au sein d’un parti qui s’interroge en demandant « qui va garder les enfants » que de s’inscrire dans un mouvement qui pratique l’utilité marginale. Enfin, ce doit être épuisant d’exercer le pouvoir en bute à toutes les attaques de ses amis. Heureusement qu’il reste les amours pour masquer les emmerdes !

Si bien que l’on naît femme, que l’on se prend à militer et qu’on finit élue, la vie de la femme blanche se révèle souvent … difficile !!!

Tiens, on en tient une ! Une Hélène, une camarade, une Mandroux. Un peu renard dans le poulailler : certains finissent par s’en rendre compte. Comme une amazone qui traverse la jungle politique. Comme une Marianne qui découvrirait le monde tel qu’il est et non tel qu’il devrait être ! Et d’avoir une pensée émue pour Cervantès et son Don Quichotte…

JPEG - 182.2 ko

Être femme doit apprendre que l’égalité reste un combat de tous les jours. Être militante permet de découvrir que la fraternité n’est bien souvent qu’apparence. Être élue remet en cause la conception que chacun croit avoir de la liberté. Être après avoir réussi à avoir, oblige à revoir le grand tryptique qui orne les frontons de toutes les mairies de France qui forme la devise de la République. Être élue incite donc à s’interroger sur les limites de la démocratie… Surtout lorsque qu’on est issue de la province profonde et que l’on fait face au parisianisme ambiant.

Voilà de quoi réfléchir, le temps d’un déjeuner, vous en conviendrez…


Télécharger l'émission
Ecouter l'émission



Animateur(s) :
Yves le bozec, Jean-François Gibert
Réalisation Technique :
Bruno Bertrand, Gilles Gouget
 
Enregistrer au format PDF