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Elle Est Libre Ma Musique n°36
ven 14 mai 2010 - 21h, rediff. dim 23 - 17h
vendredi 14 mai 2010, par (Date de rédaction antérieure : 14 mai 2010).
Après quelques infos croustillantes, séance de rattrapage avec une spéciale Fresh Poulp avec leurs 4 derniers albums : Self Control, Afirmativa , Dub Tentacles vol.2, Mondrian Owns Geometry
Ecoutez l’émission
Quelques news croustillantes :
Un artiste P2Piste condamné ironise sur les salaires des dirigeants de la SACEM
James Climent sera entendu par la cour de cassation le 1er juin prochain. Photographe, cet artiste avait été arrêté en 2005 pour avoir téléchargé et partagé 13.788 fichiers MP3 sur le réseau P2P Soulseek, dédié à la musique. Depuis, faute de pouvoir s’offrir les services d’un avocat, il a toujours défendu sa cause seul devant les tribunaux. Sans succès. Il a été condamné en appel à verser environ 20.000 euros de dommages et intérêts aux Sacem et SDRM (société des droits de reproduction mécanique), et entend aller jusque devant la cour européenne des droits de l’Homme s’il le faut.
En attendant, l’homme ironise longuement sur son blog à propos des salaires et autres notes de frais que s’octroient les dirigeants des sociétés de gestion collective. Un rapport publié par la cour des comptes a récemment mis en lumière les rémunérations jugées disproportionnées des patrons des sociétés d’ayants droit, ce qui a incité le député UMP Yannick Favennec à demander au Parlement l’ouverture d’une commission d’enquête sur la Sacem.
"Bon ben j’ai l’air malin avec mes pauvres 20 000 euros d’amende (10 000 pour la SACEM et 10 000 pour la SDRM), ça couvre même pas les notes de frais 2008 du président de la SACEM Bernard Miyet, 29212 euros", constate amèrement James Climent. "Par contre, avec les 10 000 que je dois à la SACEM ça couvre presque, entre autres, les vacances à la Guyane prise en 2007 par ce dirigeant de la SACEM entre le 27 décembre 2006 et le 06 janvier 2007, 10512 euros. De vraies vacances de bagnard.... aux frais de Lady SACEM".
"La cour des comptes a fait une moyenne des 10 plus grosses rémunérations, ils palpent en moyenne 257 000 euros (...) Il aurait donc fallu donc que je partage à peu près 500 000 MP3 pour être condamné à 250 000 euros. Ce qui aurait pu rémunérer au moins l’un d’entre eux. Je ne suis pas fort en calcul et je vous laisse estimer à combien on aurait du me condamner si on avait voulu que je dédommage aussi les artistes lésés par mes actes de partage et de téléchargement éhontés
"
"Ça laisse sans voix, mais, à présent, je comprends mieux l’acharnement judiciaire de la SACEM et de la SDRM à mon égard : vu tous les avions qu’ils prennent pour leurs vacances et les parachutes qu’ils s’offrent pour leurs retraites, il y a intérêt que ce soit l’internaute moyen qui subventionne leur train-de-vie-à-réaction."
Guillaume Champeau : http://www.numerama.com/magazine/15...
La Sacem songe à autoriser (un peu) les licences libres pour ses membres
Numerama a pris connaissance d’un projet de "régime expérimental" que souhaite mettre en place la Sacem, qui permettrait pour la première fois à ses auteurs de diffuser leurs oeuvres sous licences libres. Avec cependant des conditions très restrictives.
C’est en apparence un pas de petit poucet, mais en réalité un pas de géant que les artistes attendent depuis de nombreuses années de la part de la Sacem. La société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique devrait bientôt autoriser ses membres à diffuser leurs chansons sous licences libres, ce qu’elle avait jusqu’à présent toujours refusé. Par principe, un auteur qui devient sociétaire de la Sacem apporte l’intégralité de ses droits sur ses oeuvres passés et futures, et donne mandat à la Sacem de les gérer. Or la Sacem estimait que toute exploitation d’une oeuvre de son catalogue devait être rémunérée selon ses barèmes.
La société de gestion collective considérait que c’était son devoir de protection des intérêts des auteurs de refuser qu’ils placent leurs propres oeuvres sous licences libres. Elle disait vouloir empêcher que des exploitants ne fassent pression sur les artistes pour qu’ils placent leur musique sous licence Creative Commons, de manière à éviter d’avoir à payer des droits sur leur diffusion. L’argument pouvait s’entendre. Mais à force d’être travaillée au corps par la fondation Creative Commons et devant l’inconsistance de ses positions par rapport aux pratiques de ses sociétaires, la Sacem a entamé une série de consultations ces dernières semaines.
Elle a même préparé un texte de travail, qui pourrait bientôt venir compléter les statuts et règlements de la Sacem. Il s’agirait d’un "régime expérimental", dont nous publions ci-après l’intégralité du texte soumis au débat.
En substance, le texte propose d’autoriser les membres de la Sacem à promouvoir gracieusement leurs oeuvres par les licences libres, dans le cadre d’utilisations non commerciales. Les auteurs auraient bien sûr le droit de diffuser leurs propres oeuvres, mais la Sacem autorise aussi explicitement la diffusion sur les blogs et sites web de particuliers, ou même sur les réseaux P2P, d’oeuvres du catalogue de la Sacem publiées sous licence libre. Ce qui est de toute façon consubstantiel aux licences Creative Commons et autres licences Art Libre.
Le texte dit aussi qu’un "site Internet géré par un tiers et consacré à assurer la promotion des œuvres de l’esprit" aura le droit de diffuser les oeuvres Sacem placées sous licence libre.
Mais il y a des mais.
Le régime n’autorisera pas un site comme Jamendo, par exemple, à exploiter les oeuvres. La Sacem veut en effet exclure toute utilisation commerciale, et en donne une définition qui ratisse très large. Il s’agit de tout service "accessible sur abonnement, ou donnant lieu à des recettes de publicité, de parrainage ou d’échanges sous quelque forme que ce soit, ou sur lequel l’internaute est invité ou a la possibilité de verser une somme d’argent quel qu’en soit le motif ou le bénéficiaire". Même un blog personnel qui diffuse des publicités Google Adsense est exclu du régime, ainsi que tout site gratuit qui sollicite des dons de ses visiteurs.
Dès qu’il y a "recettes directes ou indirectes, sous quelque forme et à quelque titre que ce soit, au profit des personnes ayant procédé à cet échange ou de tout tiers", la licence libre est inapplicable.
De même, les TV, radios, commerces et autres lieux de travail qui diffusent de la musique devront toujours payer des droits à la Sacem, même s’ils diffusent uniquement des oeuvres sous licence libre, dès lors que ces auteurs adhèrent à la Sacem.
C’est d’ailleurs ce point qui fait le plus débat chez les ardents défenseurs de la musique libre. Ils redoutent que le régime proposé par la société de gestion collective puisse encourager des artistes à rejoindre la Sacem, alors qu’ils souhaitaient auparavant s’en écarter. Des plateformes comme Jamendo ou Dogmazic ont beaucoup fait ces derniers mois pour convaincre des établissements de diffuser de la musique libre pour éviter de payer des droits à la Sacem. Il était simple pour elles d’expliquer aux artistes qu’ils devaient refuser d’adhérer à la Sacem pour faire la promotion de leurs titres sur Internet. Ils en profitaient alors pour agrandir leur catalogue 100 % sans Sacem qu’ils proposaient aux lieux publics à tarifs beaucoup plus avantageux. Mais avec ce nouveau règlement, la Sacem pourrait brouiller les cartes auprès des auteurs-compositeurs, et reprendre le contrôle sur son marché le plus prolifique.
On notera enfin que "le régime expérimental est sans incidence sur la réalisation de copies privées autorisées par le Code de la Propriété Intellectuelle et la perception de la rémunération pour copie privée y afférente", ce qui implique que les oeuvres sous licences libres ouvrent droit à la taxe pour copie privée. Même s’il n’y a pas, par définition, de préjudice à dédommager. Un beau casse-tête juridique en perspective.
Guillaume Champeau : http://www.numerama.com/magazine/15...
Spécial Fresh Poulp
ZaZen – Self Control - Cat : FPR044
Place à la relaxation avec Self Control, premier album de ZaZen, jeune producteur dub français basé en Auvergne. Véritable accalmie sonore, Self Control propose 14 titres empreints d’une certaine schizophrénie, où se conjuguent aussi bien sonorités chaudes et rythmiques marmoréennes et ou règne sans cesse la présence du “Zazen skank”, profond, singulier et hypnotique . Du “ZenDub” que vient bouger en 15ème piste le brésilien Dubalizer (premier album “Sub Existencia” disponible sur Fresh Poulp Records) sur son remix du titre Overland.
http://www.fresh-poulp.net/releases...
Andreia Dacal – Afirmativa - Cat : FPR045
Après une première connexion brésilienne l’année dernière avec Dubalizer, Fresh Poulp traverse une nouvelle fois l’atlantique, cette fois-ci en direction de Rio De Janeiro, plus précisément à Niterói. Avec Andreia “Dacal”, brésilienne de 30 ans, chanteuse, instrumentiste, poétesse et aficionada de skateboard, nous vous proposons une ballade entre reggae, dub, rap et musique brésilienne. Afirmativa, son second album après Caos Roots Controle sorti en 2007, est rempli d’énergies positives, d’espoirs, d’engagements, de partages et de matières subtiles offrants une nouvelle perception poétique. Du partage, Andreia nous le prouve avec aux commandes d’Afirmativa pas moins de 8 producteurs (dont Lowcut de Dubzoic et Bandulu Dub) ainsi que 3 Mc’s. Le printemps arrive, il est temps de se réchauffer : Affirmatif !
http://www.fresh-poulp.net/releases...
Various Artists – Dub Tentacles Vol.2 - Cat : FPR046
En 2009, Dub Tentacles Vol.1 a été l’album le plus téléchargé sur Fresh Poulp. Il était donc logique de recommencer l’aventure cette année. Si le premier volet avait regroupé 13 artistes de cultures différentes, ce second volume fait la part belle au dub Français. Volfoniq, Panda Dub, U-Stone ou encore Barbes.D pour ne citer qu’eux. Évidemment, place aussi au dub étranger, plus précisément de Chine, Grèce, Belgique, Espagne et Argentine. Le style de ce second opus ? Dub, bien sur ! Et sous toutes ses coutures, du reggae roots au dubstep !
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Maxime Robin – Mondrian Owns Geometry - Cat : FPR047
Présent avec son projet Pax Kingz sur Octopus 3, Maxime Robin est de retour sur Fresh Poulp avec Mondrian Owns Geometry. Beatmaker prolifique, Maxime Robin s’est mis au défi de produire un beat par jour pendant tout l’hiver 2010. Parmi toutes les rythmiques proposées de ce projet intitulé 30 bpm (30 beats par mois), c’est les internautes eux même qui ont choisit leur 30 titres préférés. Trente beats entre hip hop old school, trip-hop et dubstep.
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Animateur(s) :
Pascal Rullier
Réalisation Technique :
Pascal 'El Ninja' Rullier
Licence de l'article :
Creative Commons by sa 2.0






