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- Marie-Thérèse Nicolas
samedi 20 mars 1999, par ,
Marie-Thérèse Nicolas est enseignante. À son premier voyage dans les contrées himalayiennes en 1980, elle est tombée amoureuse de la terre et des gens. C’est, depuis, presque chaque année quelle y retourne, pour y pratiquer le nepali qu’elle y a appris, et faire encore des photos, encore des photos...
Extraits de l’interview de Marie-Thérèse Nicolas, au micro de Jean-François Rigaudin.
J.-F. R. : (...) des photos que vous avez ralises lors de vos voyages au Npal, au Bhoutan, au Ladakh, au Tibet... quand je dis voyages, l, le mot n’est pas trop fort... il y en a eu beaucoup !
Marie-Thrse Nicolas : J’ai dcouvert l’Himalaya en 1980, lors d’un voyage organis par une amie, et c’tait la traverse du Ladakh et du Zanskhar, une poque o aucune agence de tourisme ou de trekking ne le proposait, c’est l que j’ai t frappe par le virus de l’Himalaya. Et j’ai continu y passer toutes mes vacances.
J.-F. R. : Vous avez du rencontrer des gens et avoir une approche qui n’est plus celle du ’touriste’.
M.-T. N. : Oui... en fait, on continue toujours rester touriste, mais c’est vrai que j’ai eu l’occasion, une anne, de passer un mois dans une famille npalaise, o j’ai appris un peu de npali pour essayer de mieux comprendre, de mieux partager la vie de ces peuples.
J.-F. R. : Qu’est-ce qui vous a charm, plt et boulevers au point de vouloir aller systmatiquement en vacance dans ces pays ?
M.-T. N. : D’abord le pays lui-mme, qui est empreint d’une force extraordinaire, o le ciel et l’atmosphre sont d’une puret que l’on rencontre rarement ailleurs. Et puis surtout la rencontre avec les populations... Tous ces gens-l, qui sont trs pauvres, nous acceuillent toujours avec une grande hospitalit, toujours avec le sourire, et tels que nous sommes. C’est une trs grande leon, la fois d’humilit, de sagesse et d’approche du bonheur et de la joie de vivre.
J.-F. R. : (...) des pays qui ont des vgtations... une topographie diffrente, vous le disiez... le ct dsertique, c’est plutt le Tibet, le Npal est plus vert...
M.-T. N. : L’aspect dsertique est surtout reprsent dans le Zanskhar et le Ladakh. Je suis alle l’anne dernire dans le Tibet oriental, il y avait d’normes forts, et malheureusement, depuis l’occupation chinoise, elles sont systmatiquement dtruites, puisqu’en 50 ans d’occupation, il y a eu plus de 60% de la couverture forestire du Kham qui a t limine (...).
J.-F. R. : Vous faites beaucoup de portraits, et c’est l que l’on se rend compte de la grande varit de facis que l’on peut trouver dans ces montagnes npalaises.
M.-T. N. : La varit des ethnies est exemplaire, en particulier au Npal, puisqu’on compte une trentaine d’ethnies et autant de langues. La langue officielle est bien sr le npali, et toute la partie montagne compte des ethnies d’origine tibtaine, comme les sherpas, qui sont venus du tibet il y a 200 ou 300 ans. Les bhoutanais, les zanskari et les ladakhi aussi. Par contre, toute la valle de Katmandou, c’est l’ethnie Newar, qui a dvelopp une civilisation d’un rafinement extrme, avec une architecture et des dons extraordinaires, en particulier pour les bijoux.










