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Manuel Plaza


dimanche 17 décembre 2000, par Gilles Gouget

"Sawwa’h", ça veut dire "touriste", ou bien encore "celui qui erre, l’âme en peine amoureuse" (merci à Majid Mana). C’est pourtant l’âme en joie que Manuel Plaza est allé, avec Mme, en vacances au Maroc. Et pourquoi pas les exposer ces photos ? tiens !

Gilles Gouget : ...on dit toujours que les medias se nourissent des medias, la preuve vivante : Manuel Plaza, que l’on reoit pour parler de cette exposition voir jusqu’au 10 janvier 2001. Des photos faites lors d’un voyage au Maroc. Comme son nom l’indique, l’Espace Expression Libre est ouvert tous,et mme si les auditeurs savent que tu n’es pas photographe professionnel, ces photos sont plutt jolies...

Manuel Plaza : Merci.

G. G. : ...bien tires et nettes ; l’appareil photo, c’est un ustentsile que tu emmnes avec toi rgulirement quand tu pars en vacances ?

M. P. : Systmatiquement. En fait, j’en prends un chaque fois que je pars en vacances, j’arrive abattre une dizaine de pellicules en une semaine... J’aime bien... Et c’est vrai que je ne me considre pas du tout comme photographe. D’ailleurs, pour rectifier l’truc, je ne comptais pas du tout exposer ces photos-l, c’est simplement notre directeur qui me l’a propos, parce que, en fait, au dpart, ces photos je les avais utilises pour faire une mission de radio (ce que je fais mieux que les photos), et en fait, l’ide tait de faire commenter ces photos par des personnes de la radio pour mon mission "Plazarama". C’tait de faire commenter ce voyage par des gens qui n’y taient pas.

G. G. : C’tait pas la premire fois que tu sollicitais des animateurs pour dcrire, et s’exprimer oralement sur des photos...

M. P. : Tu parlais des medias qui alimentent les medias, moi j’aime bien cette ide d’interaction entre les gens de Divergence, dj... Cette ide d’interactivit tait l’ide directrice de cette mission.

G. G. : C’tait la premire fois que tu te rendais dans ce pays ?

M. P. : Absolument.

G. G. : Ce sont 18 clichs en couleurs, tu prends toujours des photos en couleur ?

M. P. : Non non, il m’arrive de faire du noir et blanc. C’est un peu plus dlicat. En tout cas, j’estime que cela demande une plus grande matrise de... tout, de la prise de vue...

G. G. : De la gestion de la lumire...

M. P. : De la gestion de la lumire... Mais il m’arrive d’en faire, a s’est trouv comme a.

G. G. : Tu parlais de dizaines de pellicules... ces 18 clichs... y’a eu beaucoup de dchet ?...

M. P. : videmment il y a beaucoup de dchet... mais c’est subjectif. Une photo est rate ou ne l’est pas selon la personne qui regarde. Il m’arrive d’en trouver rates, que les gens vont trouver super bien...

G. G. : Quelle impression du pays lui-mme ?

M. P. : Pour qui n’y est jamais all, c’est trs dpaysant. C’est un autre monde. Je n’avais jamais vraiment voyag en dehors de l’Europe, je ne suis pas un grand voyageur, et l, c’est vrai qu’il y a un vrai choc culturel. On vit au jour le jour avec des gens qui viennent de l-bas (moi j’habite Figuerolles), on croit tre prpar, mais c’est vraiment un autre monde, une autre culture, et puis c’est magnifique, trs vari au niveau des paysages, ce qui n’est pas le cas en France, il y a moins de contrastes.

G. G. : Au niveau des gens... est-ce que c’est difficile d’chapper au clich du toursite franais ?

M. P. : Forcment. On est, de toute faon, touriste. Faut pas se faire d’illusions, on a toujours cette ide du voyage... J’ai entendu des gens qui disaient ’moi j’vais pas rentrer dans ce magasin pour touristes’, et tout de suite aprs ils se marraient, parce que chacun sait qu’il est touriste quand il va dans un pays comme a. On est forcment perus comme des gens qui sont susceptibles de... ben d’amliorer le quotidien des gens l-bas, qui ont envie d’en profiter, ce qui est tout fait lgitime. On est sans arrt sollicit...

G. G. : J’imagine que a n’empche pas de rencontrerdes gens ?

M. P. : J’tais l en vacances... c’est assez rare. Je suis entr dans un magasin de musique, l j’ai pu discuter avec le vendeur sur les traditions musicales marocaines. L, c’est intressant, mais sinon, les gens ne viennent pas spontanment vers toi pour avoir ce genre de conversation, toi en tant que touriste tu le fais de temps en temps, mais...

G. G. : Votre itinraire a a t quoi ?

M. P. : Marakech, ville grouillante et pleine de vie, ensuite descente vers le sud sud-est, vers Ouarzazate, une ville dont le nom m’a toujours fait rver ; en fait c’est une ville de garnison avec une belle mdina, mais qui n’a pas beaucoup d’intrt, mais c’est le point de dpart vers la Valle du Dades ou on est all ensuite. On a termin notre priple Essaouira (trs belle ville au bord de l’atlantique), puis retour Marakech.

G. G. : a fait quel effet d’tre dans la peau d’un photographe qui expose, ne serait-ce que le temps d’une expo ?

M. P. : C’est marrant. C’est toujours agrable d’avoir un retour positif. Y’a des gens qui a plait, alors tant mieux. a permet de discuter, j’aime bien.

propos recueillis par gilles gouget.


 
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