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samedi 17 mai 2003, par
Luc Jennepin, quand il ne fait pas de la photo noir et blanc sur scène à grands coup de pinceaux enduits de révélateur, expose à l’Espace expression libre de Divergence, des photos panoramiques et sonores. Un photographe conceptuel, professionnel, passionnel, dont on peut voir l’expo en cliquant ci-dessous.
VOIR L’EXPO (momentanément indisponible...)
G. G. : Bonjour Luc.
Luc Jennepin : Bonjour.
G. G. : Luc Jennepin, photographe, on dit des fois " artiste peintre ", l on pourrait dire " artiste photographe ", qui expose Divergence jusqu’au 27 mai des photos sonores, des photos panoramiques. Un retour sur cette photo de New York, qui tait en fait la premire de cette ide. Est-ce que c’est New York que l’ide t’es venue ?
L. J. : Non, elle m’est venue depuis une dizaine d’annes. l’origine, je suis photographe de plateau, en fait, au cinma, et le rapport de l’image au son, en fait, a m’a toujours un peu travaill mais j’pouvais pas... Pour moi le son c’tait comlpiqu parce que... je fais de l’image, quoi. Et quand ils ont sorti le MD (Minidisc), ben c’tait facile pour le pkin moyen, comme moi, quoi. Et j’me sentais pas de faire la formation Nagra etc., donc ds que j’ai pu utiliser ce matriel, mettre un son sur une image, a prenait un sens que je trouvais... fort, quoi, par rapport ... qui est un peu l’oppos de la tl o il y a souvent beaucoup d’images, et puis aprs il en reste rien, quoi.
G. G. : Justement, les mauvaises langues auraient pu faire le reproche de dire " Ouais, ben... depuis, on a invent le cinma et la tlvision pour mettre le son et l’image ensembles ". C’est justement pour faire un petit peu le contraire ?
L. J. : Ouais, enfin c’est quand mme moderne, c’est du numrique ! Et puis selon les ambiances, et sur certaines photos, a donne un sens... On rentre diffremment dans la photos et une fois qu’on l’a coute, le sens a chang.
G. G. : Tout fait.
L. J. : Voil, c’est un peu le principe.
G. G. : Alors ce clich New Yorkais, il sera peut-tre en modle rduit dans le cadre de cette expo qui en compte 11. On peut dire un mot du format de ces photos. Ce sont des panoramiques mais plutt... plutt grands !
L. J. : Ben, pour moi ils sont pas trs grands. Les formats... Pour moi une grande photo panoramique, c’est minimum 1,2m x 3,5m, et c’que j’aime bien, c’est les dvelopper en direct, Parce que la magie du noir et blanc, c’est a, c’est l’apparition, quoi, y’a ce ct un peu magique. Donc l, c’est des formats qui font une quarantaine, une cinquantaine de centimtres de large, sur 1,2 m...
G. G. : Des formats qu’il a fallu adapter l’xiguit de l’Espace Expression Libre ?
L. J. : Non non, j’ai... Enfin moi j’aime bien mettre en grand quand c’est petit, ou l’inverse, quoi, mais c’tait... Enfin j’ai mis moins de photos que j’aurais pu mettre, mais... Puis fallait trouver... Enfin, au dbut j’ai un peu pris trop d’espace, donc on a du revoir un peu la baisse, mais c’est normal, aussi, puisque c’est un lieu de vie. Donc, non, a va bien, j’suis content.
G. G. : Est-ce que c’est vident de... est-ce que le son tu le trouves toujours au moment et l’endroit o tu fais la photo, ou ?...
L. J. : Normalement, si j’tais rigoureux... Au dbut je faisais a. Puis aprs, je sais pas, par fnantise, ou le pas d’bol, ou partir trop vite pour le chercher "j’ai oubli le MD", enfin... Y’a des photos, par exemple pour certaines, pour les sons Bov, j’ai fait appel des copains qui eux avaient le MD et qui taient l. Moi j’avais le panoramique, j’avais pas le MD, mais bon, j’avais un pote... "on va s’arranger, quoi". Et ce qui est... Aprs y’en a qui sont plus politiques, ou d’autres qui sont plus... Enfin, c’est pas que politique, c’est...
G. G. : On reconnais un petit peu les proccupations de l’artiste. Y’a trois photos sur Bov, dont une avec des moutons.
L. J. : En fait, en premier plan on voit les moutons, mais en fait c’est la premire confrence de presse de Bov avant qu’il se fasse juger Millau. Et donc y’avait les gars de Compesinos, les Paysans sans Terre, et tout a, et c’est de l qu’ils sont partis pour desecndre Millau pour l’histoire du Mc Donald, en fait. Donc l, j’ai pas pris le sourire du mouton, par exemple, amis... Ma copine tait en bas avec le MD, des fois je fais appel elle, aussi, elle est super. Et la deuxime, c’est une manifestation o je prfrais avoir une image souriante d’une lutte, parce que c’est quand mme pas facile ce qu’il lui arrive encore, et puis la troisime, c’est la prison de Villleneuve les Maguelones. Bon y’a un petit peu d’l’espoir, parce que quand mme, mme si on sait qu’il va y retourner, y’avait cette chaine humaine qui a eu lieu le 14 juillet quand il demandait la grce et qu’il l’a pas eue. Et en fait, on voit tout le monde qui encercle la prison, c’est...
G. G. : C’est un symbole assez fort.
L. J. : C’est un symbole assez fort, enfin pour moi, c’est... Et j’tais le seul a pouvoir la prendre en grand comme a. Pourtant y’avait du monde !
G. G. : Alors techniquement, a se passe comment, est-ce que c’est un appareil classique ?
L. J. : Non, en fait, c’est un Oblex, c’est une marque d’appareils photos allemands, et le principe, c’est : L’objectif est dans une tourelle, et donc l’appareil tourne, il fait un tour sur lui-mme, un demi-tour pour prendre la vitesse, comme tous les appareils photo, et le deuxime pour impressionner. Et a prend un angle de 176, qui est peu prs l’angle de vue de la vision, pour ceux qu’ont deux yeux, quoi.
G. G. : Est-ce que c’est commun de trouver des gens qui travaillent avec ce type de matriel, ou est-ce que c’est marginal ?
L. J. : Oh ben, j’sui pas l’seul. J’l’ai pas fait fabriquer pourmoi tout seul, hein ?
G. G. : J’imagine bien, mais...
L. J. : Non, et puis c’est une histoire particulire. Cet appareil, il est un peu... Pour moi a veut dire... a a un sens, quoi. C’est mon frre, en fait, qui est dcd il y a cinq ans (il est mort d’un cancer), et qui m’a dit "qu’est-ce qui te fais rver ?", et moi j’ai dis "ben, cet appareil panoramique, l", c’est ce qui me faisais rver l’poque, et il m’a dit "ben coutes, j’t’en paye la moiti, comme a je suis partenaire 50% de ta manire de voir la vie en grand". Et donc, il est un peu l, quoi.
G. G. : Donc y’a quelque chose de personnel. On peut aussi parler de photos plus lgres galement, des photos prises la Runion...
L. J. : Ben, j’suis papa depuis pas trs longtemps, et a a chang ma vie, et c’est hyper important. Je dcouvre tout a, et c’est formidable, quoi.
G. G. : C’est l’occasion de mettre en scne "la petit famille", mais dans des endroits carrment... Que si on les connat pas on aimerait bien y faire un tour, je vois notamment un tunel avec un pochoir super symtrique et rptitif qui se rpte en perspective jusqu’au bout du tunel.
L. J. : a c’est un artiste de la Runion qui a fait une installation dans une ravine, un canal o quand il pleut pas, c’est vide, et quand il pleut a prend trois mtres d’eau. Donc a se dverse dans la mer, et c’est une installation qui est faite la sortie de St Leu. En fait quand on passe en voiture on ne le voit pas. Et c’tait un support pour voir, en fait, un peu le bout du tunnel.
G. G. : Comment a se passe au niveau des sons, c’est dire les gens qui viennent voir l’exposition, comment ils y accdent ?
L. J. : Les sons en fait seront mis les uns aprs les autres sur un CD. Y’aura un casque qui va pendre et quand ils mettront le casque sur la tte, donc le son va tourner en boucle, et ceux qui veulent jouer un peu pourront trouver les sons en fonction, et normalement, si tout va bien, on devrait mettre sur le site de Divergence une page ou chaque photos aura une page, et quand on cliquera dessus, par miracle, on aura le son, alors a c’est super.
G. G. : Oh, j’pense pas que ce sera un miracle ! Y’a aussi des photos de spectacles, des spectacles assez... Assez varis, avec des choses comme Hier, aujourd’hui, demain, la prestation commune qu’avaient fait au Corum Koering et Manu le malin...
L. J. : Avec Torgull aussi... Moi, je travaille pour eux, en fait, au festival, et c’tait un moment super fort, quoi, le mlange entre l’opra classique et l’lectronique carrment radicale, quoi. a a t un des moments forts, y’en a eu plein, mais j’ai fais un son, et une photo ce moment l, quoi.
G. G. : Toujours avec cet appareil...
L. J. : Toujours avec cet appareil, en plus des commandes qu’on m’demande pour le boulot, l c’tait une vision un peu diffrente.
G. G. : Et puis, un peu aux antipodes de ce type de fusion assez contemporaine et moderne, y’a aussi une photo d’un spectacle de danseuses tchtchnes, a se passait o ?
L. J. : a se passait l’anne dernire Villeneuve les Maguelones, y’avait une chaine de solidarit trs forte, dans le village a avait t ressenti trs fort. C’est un spectacle avec des enfants tchctchnes qui sont venus danser Villeneuve, et donc les enfants ont t acceuilis dans des familles qui avaient des enfants peu prs du mme ge, ils sont rests quatre jours, et a a vraiment t un moment trs trs fort, quoi, et quand on sait ce qui leur arrive... Y’a eu la communaut tchtchne de Bziers qui est venue, y’avait le ministre de la culture (qui est pas du tout reconnu par Poutine, malheureusement pour eux), et en fait ils ont... Enfin moi j’ai t touch aussi, par...
G. G. : Ils ont enton l’hymne national...
L. J. : la fin, oui, ils ont balanc a, et... Enfin moi je parle pas tchtchne, mais on avait tous les poils hrisss, quoi.
G. G. : On trouve aussi du thtre, avec une photo de La mastication des morts, un spectacle...plutt barr, quoi !
L. J. : Ah ! C’tait... Moi, en fait, je suis le photographe de la compagnie depuis quelques annes, et l, c’tait une pice de Patrick Kermann qui malheureusement est parti, quoi. Mais un homme avec plein d’humour, et puis Solange Oswald, Jol Fesel pour l’installation, et puis tous les gars de la compagnie qui sont de sacrs lascars aussi.
G. G. : Y’a une... comme une similitude avec les deux photos dont on vient de parler, qui se prtent tout fait au panoramique:beaucoup de personnages de front sur une scne...
L. J. : C’est dire que s’il y a de la lumire, c’est super, si y’en a pas c’est trs dur. Mais c’est super parce qu’on a une vision, l, par exemple, pour les gens ont vu La mastication, qui connaissent les comdiens, quand ils voient la photo ils savent qui c’est qui parle. En plus j’ai fait une double impression la prise de vue, une surimpression, quoi, donc on voit un des comdiens qui parle, et son ombre... enfin son deuxime lui-mme ne parle pas. Donc a laisse un p’tit ct mystique aussi... pour symboliser ce choeur d’mes qui se relvent...
G. G. : a va au-del de simplement prendre la photo pendant le spectacle.
L. J. : L c’tait pas pendant le spectacle, on avait fait une prise de vue avant, parce que eux, ils son dans des conditions de lumire pas toujours terribles pour un photographe. Mais c’est souvent en allant au bout, dans ces petites marges extrmes qu’on arrive faire sortir des choses un peu diffrentes.
G. G. : tre le photographe officiel d’une compagnie... On sait que tu travailles pour la Grande Barge aussi, assidument depuis moult annes. C’est un plus dans la vie d’un photographe ?
L. J. : La Grande Barge, pour moi c’estcarrment un engagement. L, elle n’y est pas, c’est aussi pour montrer que je fais pas que a, parce que... Dans La Grande Barge, je suis le secrtaire, je m’occupe de la communication avec la presse, donc je pousse fond, et tout. Et puis on se bat pour des ides, on fait venir des enfants... C’est vraiment... c’est de la politique au sens de la cit, quoi. L on est sur des vnements sur les nergies renouvelables, on se pose des vrais questions, on essaie de trouver des rponses, on fait des dbats... Et puis qu’est-ce que les artistes ont dire aujourd’hui, par rapports ces thmes, en fait. Je suis photographe, mais pour moi la Grande Barge dans ma vie, c’est hyper important.
G. G. : En parlant de barge, y’a une photo aussi dans le couloir...
L. J. : Ah, c’est le Batofar Paris, haut lieu de la techno Paris, mais je suis pas un grand specialiste en techno. J’aime bien les bateaux...
G. G. : L c’est une des photos qui sont prises en vertical, y’en a quelque-unes.
L. J. : Ouais, il m’a fallu des annes pour retourner l’appareil ! Mais c’est vrai. Par exemple aussi, ma fille qui est toute petite dans un champ de palmier, Grandanse la Runion, elle tient la cellule... Elle tient la lumire, quoi. Elle est un peu comme Alice au pays des merveilles, un peu paume dans un champ de... pas de patates, mais... dans des fleurs, c’est bizarre... y’a une dimension, sur la photo elle est minuscule... M’enfin, il faut les voir les photos.
G. G. : Est-ce que tu as expos ces photos sonores dans des lieux qui t’ont permis d’avoir par exemple une paire de haut-parleur, ou un casque par photo ?
L. J. : C’est pas trop le principe du haut-parleur, enfin... En fait, chaque fois que j’ai expos, j’en developpais souvent. Par exemple pour New York, le premier grand dveloppement, j’avais expos Branger de Frdol, et j’avais investi le thtre et developp en direct la photo ; y’avait qu’une photo qui tait sonore, donc aprs qui tait dans l’expo... Et aprs chaque fois... Je l’ai fait La Pleine Lune, aussi, pour celle de La mastication, je l’ai donn la compagnie et ils l’ont en 1mx 3,5m, et le son avec... C’est plus de l’vennementiel, comme a, mais pas pour le pognon, quoi, c’est d’autres valeurs, quoi, c’est d’autres trucs.
G. G. : C’est pour le plaisir.
L. J. : Pour le plaisir, et puis, ouais. Et puis... Enfin, en tant que photographe y’a des choses qui m’intressent, et le regard, j’ai envie de le poser, des fois, l o je suis pas pay pour, quoi.
G. G. : C’est quelque chose... c’est viscral, quoi.
L. J. : Ben c’est.... Dj, j’en vis, quoi, et je sais que c’est pas facile pour tout le monde de... Moi, c’est une dmarche, mais... J’aime bien travailler, hein ? C’est pas... c’est un quilibre des deux. Si je travailles trop, et que je travailles pas un peu pour moi, aussi, avec mon regard, autrement que pour du boulot, je finis par... pas par me fatiguer, mais... il manque quelque chose, quoi. Et si je travaille trop pour moi, ben, y me manque des sous. Donc c’est un peu des quilibres instables tout le temps...
G. G. : Luc Jennepin est un photographe trs quilibr, qu’on s’le dise ! On va aussi voquer une photo symbolique, la photo du Mur des fdrs. Un bref rappel historique...
L. J. : C’est la Commune, quoi, c’est pour tous ces mecs qui se sont fait, aux alentours de 1870...
G. G. : C’est une photo du mur des fdrs qui est au Pre Lachaise, mais qui n’est pas celui o furent fusills...
L. J. : L je sais pas exactement, mais c’est le vrai mur des fdrs en photo, quoi. Et j’me suis rendu compte, au pre Lachaise... pour le trouver j’ai galr quand mme, parce que y’a pas beaucoup de gens qui savent o il est. Et c’est vrai que c’est un thme qu’on aborde pas trop, ni l’cole, ni... Bon, mes parents taient super gauche, donc j’ai un peu baign l dedans, quoi. C’est comme... y’a plein de chansons qui nous renvoient... Par exemple, l, quand j’ai fait cette photo (je bosse aussi pour ARM qui est un groupe d’ici), ils s’en sont servis pour leurs affiches, tout a, parce que pour eux a a un sens. Et c’est pareil, eux ils ont du son, moi j’ai des photos, et on s’arrange.
G. G. : Cette vie de photographe o on est photographe professionnel, et o parralllement on a besoin de s’investir bnvolement sur de la cration, de l’vennementiel, etc., par rapport d’autres photographes qui font le choix de faire de l’artistique et d’en vivre et puis point barre, est-ce que tu t’es dj imagin d’arrter de travailler pour untel ou untel, et de faire que a ?
L. J. : Peut-tre a serait bien, ouais. Mais l’avantage aussi du boulot, c’est qu’on fait un boulot... Je rencontre beaucoup de gens, de milieux diffrents, et... y’a des gens avec qui on accroche, d’autres avec qui on accroche pas, on peut avoir le sourire commercial ou pas du tout, quoi. Mais derrire tout a, c’est... Tu vois, je travaille aussi pur la Mutuelle des Motards, et c’est des gens qui ont des valeurs terribles, quoi. Enfin, terribles dans le bon sens, tu vois ? Y’a du sens, quoi.
G. G. : Y’a une dontologie.
L. J. : Y’a une dontologie, y’a une dmarche. C’est pas pour faire la pub, mais c’est vraiment des vraies valeurs, qui vont plus loin que des valeurs de pognon, d’assurance ou de truc. J’veux dire, ils font des trucs... pour les jeunes qui dbutent le scooter, enfin, j’vais pas faire la campagne, mais c’est.... Tu vois, la FFMC, ils se battent pour...
G. G. : Pour les automobilistes aussi.
L. J. : Toi, t’es motard aussi, eh ben, t’as des problmes, tu les vois. C’est pas adapt pour nous, mais comme on est quand mme mordus, on continue, on se bat pour faire voluer les choses. On est les seuls se dire bonjour sur la route. Je vois rarement des automobilistes qui se disent bonjour...
G. G. : Et puis si tous les gens en voiture arrtaient pas de se dire bonjour, ce serait peut-tre un peu dangeureux, a ferait peut-tre monter l’accidentologie ! Luc on te remercie, as-tu d’autres photos que l’on puisse voir en ce moment ?
L. J. : Non non. L je suis sorti de mon trou d’l’hivers, l, et je suis arriv Divergence.
propos receuillis par Gilles Gouget
P.-S.
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