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Divergence Numérique n°63
jeu 11 fév 2010 - 19h, rediff. sam 13 fév 2010 - 18h
jeudi 11 février 2010, par ,
Anaël Navarro et Pascal Rullier parcourent l’actualité politique et logicielle sur le libre.
Pédopornographie : Hortefeux prétend protéger les internautes par le filtrage
Avec la loi Loppsi, Brice Hortefeux prétend protéger les internautes contre l’accès fortuit aux sites internet pédopornographiques. Mais il a une étrange manière de démontrer que ces accès par erreur sont effectivement chose courante en France...
Pour vendre son projet de loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi), le gouvernement a élaboré un argumentaire sommaire. Plutôt que de parler de "surveillance" ou de "contrôle" accrus, des termes qui éveillent la crainte chez les concitoyens, le gouvernement préfère parler de "protection". Un tour de passe-passe lexical et la vidéosurveillance étendue par le projet de loi est ainsi rebaptisée "vidéoprotection", tandis que le filtrage ne vise pas à bloquer l’accès à des sites Internet, mais à "protéger les internautes contre l’accès fortuit" à des sites hautement indésirables.
Reste à démontrer que l’accès fortuit aux sites pédopornographiques visés par la loi Loppsi existe bien, à un niveau tel qu’il mérite des mesures aussi lourdes que dangereuses. Dans notre expérience d’internaute lambda, jamais en une dizaine d’années nous ne sommes tombés sur des sites à caractère pédophile. Et nous ne connaissons personne autour de nous qui a déjà accédé par erreur à des sites pédopornographiques. Pourtant, Brice Hortefeux a fait un calcul simple pour démonter l’étendue du danger lors de la discussion générale du projet de loi, mardi après-midi.
Le ministre a indiqué que la plateforme de signalement du gouvernement avait reçu 10.900 signalements de contenus pédopornographiques. Et donc, "10.900 internautes ont visionné involontairement de telles images", en a-t-il déduit, en insistant sur le terme "involontairement". Une amphase essentielle dans la dialectique du gouvernement, déjà avancée par Michèle Alliot-Marie. Mais il est faux de prétendre qu’un signalement équivaut à un internaute qui visionne par erreur un contenu pédopornographique.
Combien de contenus ont été signalés par erreur comme étant pédopornographiques ? Brice Hortefeux n’en dit rien. L’Association des Fournisseurs d’Accès et de Services Internet (AFA) qui publiait la semaine dernière les chiffres de sa propre plateforme de signalement montrait que le nombre de contenus signalés "présentant un contenu pornographique accessible aux mineurs potentiellement illégaux" avait baissé, alors que le nombre de signalement avait au contraire augmenté. Sur 4573 sites signalés à l’AFA comme pédo-pornographiques par les internautes en 2009, 987 avaient selon l’association un caractère "potentiellement illégal". Ce qui ne veut pas dire que les 987 sites restants étaient pédopornographies, mais simplement qu’il était sûr que les 3786 autres étaient des signalements erronés.
Rappelons qu’au premier semestre 2009, sur 26 222 signalements de tous types reçus par le gouvernement, 3 500 seulement ont fait ensuite l’objet d’une fiche de délit, et 762 l’objet d’une enquête.
http://www.numerama.com/magazine/15...
LOPPSI : La Censure du Net adoptée à l’Assemblée
Paris, le 11 février 2010 - Durant l’examen de la LOPPSI, le gouvernement s’est opposé à tous les amendements visant à minimiser les risques de dérives dans la mise en œuvre de la censure du Net. Le refus de rendre ce dispositif expérimental et temporaire montre que l’exécutif se moque de sa prétendue efficacité pour lutter contre la pédopornographie ainsi que de ses conséquences néfastes. Il s’agit donc bel et bien de permettre au gouvernement de contrôler Internet, la porte étant désormais ouverte à l’élargissement du dispositif.
Le refus de déployer le filtrage du Net à titre expérimental est la preuve de la mauvaise foi du gouvernement. Une mise en place temporaire de ce dispositif aurait à coup sûr démontré qu’il est inefficace pour lutter contre la pédopornographie.
Seules les techniques traitant le problème à la source (en faisant supprimer les contenus des serveurs et en attaquant les flux financiers) et le renforcement des moyens des enquêteurs peuvent prétendre réellement lutter contre la pédopornographie, comme le prouve l’exemple de l’Allemagne1 qui vient de renoncer à une loi visant à filtrer le Net.
Par ailleurs, alors que l’efficacité du dispositif ne peut être prouvée, le gouvernement refuse de prendre en compte le fait que le surfiltrage - c’est-à-dire le "filtrage collatéral" de sites innocents - est absolument inevitable2. Désormais, le filtrage de sites Internet pourra par la suite être étendu à d’autres domaines, comme le président Sarkozy l’a récemment promis3 aux industries pro-HADOPI.
« La protection de l’enfance est honteusement instrumentalisée par Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux pour mettre en place un dispositif ouvrant la porte à d’importantes censures collatérales et aux pires dérives. Après l’HADOPI, la LOPPSI : la machine sécuritaire gouvernementale se met peu à peu en place pour tenter de contrôler Internet, au mépris des libertés. » conclut Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.
http://www.laquadrature.net/fr/loppsi-la-censure-du-net-adoptee-a-lassemblee
LOPPSI : L’Allemagne renonce à la censure du Net.
Paris, 9 février 2010 - Les députés se penchent à partir d’aujourd’hui sur l’examen du projet de loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI), dont l’article 4 prévoit de filtrer les sites Internet présentant des contenus à caractère pédopornographique. La Quadrature publie la traduction des résultats d’une expérience menée en Allemagne en juin dernier1 et qui a concouru à l’abandon d’une mesure similaire : plutôt que de filtrer, faites retirer les contenus ! Suivons l’exemple allemand !
Le débat français sur le filtrage des sites Internet a eu lieu en Allemagne il y a plus de 6 mois. En juin dernier, le gouvernement allemand faisait adopter une loi sur la censure d’Internet au prétexte de la lutte contre la pédopornographie. Suite aux élections du 27 septembre 2009, le nouveau gouvernement (libéraux du FDP et chrétiens-démocrates du CDU) avait annoncé la suspension de l’application de cette loi jugée dangereuse. Or, conscient des difficultés pratiques liées à la mise en œuvre du filtrage et devant le risque de porter gravement atteinte aux libertés publiques2, le gouvernement allemand a finalement choisi de renoncer : hier, il a annoncé l’abandon définitif du filtrage du Net3, et a indiqué qu’il soumettrait au Parlement une loi relative à la suppression des contenus.
« Le gouvernement allemand a préféré renforcer les moyens classiques de lutte à la source contre les contenus pédopornographiques. Il a fait preuve de pragmatisme en reconnaissant l’inefficacité et la dangerosité du filtrage du Net. Alors que l’Assemblée nationale pourrait donner au ministère de l’Intérieur le pouvoir de filtrer Internet, il est urgent de peser les risques qu’un tel procédé fait courir aux libertés fondamentales. Il est encore temps pour les députés de s’opposer à l’instrumentalisation de la protection de l’enfance4 et prévenir la première étape d’une censure généralisée du Net. Il faut suivre l’exemple allemand ! », déclare Jérémie Zimmermann, porte-parole de la Quadrature du Net.
Il est encore temps pour tous les citoyens de contacter leur député5, afin de les informer sur les dangers du filtrage du Net et l’existence de méthodes alternatives.
http://www.laquadrature.net/fr/loppsi-lallemagne-renonce-a-la-censure-du-net
La loi Hadopi appliquée "courant 2010" selon un Frank Riester sans conviction
La riposte graduée imaginée dans la loi Hadopi verra-t-elle un jour le jour ? Repoussée à l’été après déjà de nombreux reports, sa mise en application pourrait ne pas avoir lieu avant l’année prochaine. C’est Frank Riester, rapporteur de la loi Hadopi à l’Assemblée Nationale et membre de la haute autorité, qui le laisse entendre...
Le calendrier de mise en application de la loi Hadopi ne cesse d’être repoussé. Lorsqu’elle était encore ministre de la Culture, Christine Albanel avait promis l’envoi des premiers e-mail pour le début de l’année 2009. Selon un cahier des charges qu’avait ensuite révélé Numerama, l’Hadopi devait commencer à envoyer une centaine de mails par jour en juin 2009, un millier en septembre, puis 10.000 par jours en mars 2010. Finalement, Frédéric Mitterrand a compris à son arrivée que les premiers mails ne pourraient pas partir avant début 2010, repoussant d’autant l’envoi massif. Puis lorsqu’il a officiellement installé l’Hadopi, le ministre de la Culture a reconnu qu’ils pourraient ne partir qu’en juillet 2010. Un calendrier encore optimiste, puisque les décrets d’application fixant les conditions d’autorisation d’ouverture de la chasse aux pirates n’ont pas encore été publiés. L’industrie du disque a beau fanfaronner en attribuant le marché à TMG, l’entreprise nantaise ne pourra commencer à collecter des adresses IP qu’après avoir obtenu l’autorisation de la CNIL, qui va se montrer des plus exigentes.
Ce mois-ci, c’est sans optimisme que le rapporteur de la loi et membre de la Hadopi Frank Riester mise sur une application "courant 2010" de la riposte graduée. "En tout cas, j’appelle vraiment ça de mes voeux", nuance-t-il dans une interview à Legipresse et la FNPS (voir vidéo ci-dessous), comme pour avertir qu’il y aura retard. Un retard qu’il impute à la lenteur du gouvernement.
"On invente un dispositif, et quand on invente un dispositif ambitieux ça prend un peu de temps", consent le député UMP sur l’arrivée tardive des décrets d’application, dont on a fait le pari depuis longtemps qu’ils ne seront jamais tous publiés. En particulier celui qui doit définir le délit de négligence caractérisée. "Ca devrait être dans les semaines prochaines, je ne peux pas vous donner de dates précises car le gouvernement ne nous en a pas données", regrette Frank Riester.
Par Guillaume Champeau http://www.numerama.com/magazine/15...
Régionales 2010 : la fondation Creative Commons interpelle les candidats
À l’occasion des prochaines élections régionales, la fondation Creative Commons a décidé de s’intéresser aux rapports qu’entretiennent les différents candidats avec les données publiques. L’organisation invite chaque citoyen à envoyer un questionnaire afin de savoir s’ils sont favorables à une licence Creative Commons sur les données publiques.
Alors que les élections régionales auront lieu les 14 et 21 mars prochains, la fondation Creative Commons, à travers son chapitre français, a décidé de s’inviter dans les débats politiques en mettant à disposition un questionnaire portant sur l’ouverture et l’accessibilité des données publiques. L’organisation invite chaque électeur à adresser un courrier aux candidats afin de connaitre leur position sur ces enjeux.
Pour se faire, l’organisation met à disposition un modèle de lettre qui pourra être soumis aux différents politiques en course pour les régionales.
Le mouvement pour l’accès ouvert aux données publiques se développe à travers le monde : l’Australie avec le projet Mash Up, l’Angleterre avec le projet Data.gov.uk. Ces pays ont choisi de permettre la large diffusion et réutilisation de leurs bases de données publiques en les plaçant sous Licence Creative Commons.
Cette dynamique d’élargissement des biens communs permet des économies d’échelle pour les collectivités et les services publics.
Elle contribue au développement du secteur privé qui peut utiliser sans intermédiaire ces données pour développer ses activités.
Elle enrichit la société civile qui peut s’approprier données, études et contenus produits.
Dans cette démarche, le respect du droit d’auteur inaliénable en France est bien sûr conservé. Il se trouve explicité et garanti par des licences de type Creative Commons, ODbl, GFDL ou « Art libre ».
La France et ses régions ne peuvent rester à l’écart de ce mouvement qui s’amplifie. Aussi à la veille des élections qui vont décider des programmes et des équipes qui vont gouverner les régions, nous souhaitons vous interroger.
Êtes-vous, dans le respect du droit moral des auteurs, en faveur de :
- l’accès et la réutilisation libre et gratuite des données publiques (géographiques, statistiques, environnementales…) produites ou financées par la région
- l’accès et la réutilisation libre et gratuite des contenus produits ou financés par la région (telles les publications papier ou web) ;
- l’accès et la réutilisation libre et gratuite des études produites ou financées par la région ;
- l’accès et la réutilisation libre et gratuite de données des observatoires co-financées par la région ;
- la publication en open archive des travaux publics de recherche produits ou financés par la région ;
- l’accès et la réutilisation des contenus de formation produits ou financés par la région (formation professionnelle, manuels scolaires…).
http://www.numerama.com/magazine/15...
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Vikidia, encyclopédie libre pour les enfants
Vikidia est une encyclopédie libre et gratuite, destinée aux 8 – 13 ans. Pour faire simple, c’est l’équivalent de Wikipédia pour la jeunesse. Cette encyclopédie est, comme Wikipédia, librement modifiable (mais les changements sont vérifiés) et utilisable en classe ou à la maison, comme support de travail. Le fait est qu’elle n’est pas très connue car le lancement de cette encyclopédie est récent (Novembre 2006). Il y a, de fait, encore trop peu de bénévoles à participer et tout contributeur sera le bienvenu.
http://linuxfr.org/2010/02/07/26449.html
Avis de divorce entre Google et le monde du logiciel libre
Il y a d’abord eu les déclarations d’Eric Schmidt, le PDG de Google, sur la vie privée : "Si vous souhaitez que personne ne soit au courant de certaines choses que vous faites, peut-être que vous ne devriez tout simplement pas les faire." Puis le choix de Youtube, filiale de Google, d’utiliser une technologie d’encodage vidéo brevetée et payante, mais aussi propriétaire – c’est à dire une technologie dont le code-source, la "recette", n’est pas accessible – pour la future version de son lecteur vidéo. Et, la semaine dernière, Canonical, l’éditeur du système d’exploitation libre et gratuit Ubuntu, a annoncé que Yahoo ! remplacerait désormais Google comme moteur de recherche par défaut.
Cette dernière annonce est loin d’être neutre : Ubuntu, qui se présente comme "Linux pour les êtres humains", est le plus populaire des systèmes d’exploitation libres. Et surtout, Yahoo ! a conclu un accord avec Microsoft. Les deux entreprises vont collaborer dans le moteur de recherche Bing. L’un des principaux éditeurs de logiciels libres se retrouve donc indirectement allié avec Microsoft, qui était encore il y a quelques mois le meilleur ennemi des promoteurs du logiciel libre, c’est-à-dire un logiciel dont le code-source est librement accessible et modifiable.
DE MICROSOFT À GOOGLE
"Culturellement, nous étions dans un univers où il y avait un bouc émissaire : Microsoft symbolisait tout ce qui nous semblait aller dans la mauvaise direction. Aujourd’hui, la situation est bien plus complexe", résume Alexis Kauffmann, président fondateur du réseau Framasoft, qui vise à développer l’utilisation de logiciels libres. "Microsoft était facilement attaquable sur la qualité de ses produits : c’est moins vrai de Google, dont les services et logiciels sont très bien conçus, et qui publie également beaucoup de code libre."
Contrairement à Microsoft, Google a en effet su tirer parti des avantages offerts par le logiciel libre. C’est aujourd’hui l’une des entreprises qui produit le plus de "code libre" : 15 millions de lignes, d’après l’entreprise. Son système d’exploitation pour téléphones mobiles, Androïd, est libre, et son navigateur Chrome est basé sur le projet libre Chromium. Chaque été, l’entreprise finance également, via son "Google summer of code", la création de nombreux projets libres par des étudiants. Avantage direct pour Google : en "ouvrant" les secrets de fabrication d’une partie de ses programmes et services, l’entreprise permet à tout un chacun de développer des améliorations, des modules complémentaires, des services innovants... Ce qui améliore la qualité des produits Google. L’entreprise refuse toutefois de dévoiler les secrets de fonctionnement de son moteur de recherche et de son service de publicité Adsense, qui constituent son cœur de métier.
CHOC DES CULTURES
Le malaise, entre une culture attachée au respect de la vie privée et une entreprise qui vit de la publicité ciblée, est parfois diffus. Lorsque Canonical a conclu son accord avec Yahoo !, l’annonce s’est faite de manière assez discrète sur une liste de diffusion. Les détails de l’accord sont assez flous : Rick Spencer, le responsable du développement d’Ubuntu, explique simplement avoir négocié "un partage de revenus" avec Yahoo !. Mais il glisse aussi, au détour d’une phrase, que "Yahoo ! ne partage pas les informations personnelles de ses utilisateurs". Contactée par le Monde.fr, Canonical affirme que "les politiques de respect de la vie privée [de Google et Yahoo !] ne sont pas entrées en ligne de compte", et que Canonical n’a pas de "politique officielle en la matière" : "Chacun est libre de décider s’ils sont plus à l’aise avec l’un, l’autre, ou aucun de ces deux moteurs de recherche."
Google serait-il sur le point de remplacer Microsoft comme ennemi numéro un des défenseurs du logiciel libre ? C’est probable, mais l’opposition sera bien moins frontale, estime Alexis Kauffmann. "On nous a souvent reproché de compter dans nos rangs beaucoup ’d’anti-Microsoft primaires’. Des anti-Google primaires, c’est beaucoup plus rare : tout le monde utilise Gmail ou d’autres services de Google, simplement parce qu’ils sont de très bonne qualité. Mais la qualité ne fait pas tout", indique-t-il.
Loin d’être uniforme, le monde du logiciel libre se partage aussi en plusieurs courants. Certains défendent le logiciel libre parce qu’ils y voient la meilleure manière de créer des logiciels efficaces et souples ; d’autres ont une vision plus axée sur l’éthique, le partage des connaissances et la protection de la vie privée. Pour ces derniers, la confrontation avec Google semble en partie inévitable, car ils voient dans son développement un risque d’hégémonie et un manque de garanties concernant le respect de la vie privée des utilisateurs. "Les années 2000-2010 ont été celles de l’opposition à Microsoft", résume Alexis Kauffmann avant d’ajouter : "Les années 2010-2020 seront celles de l’opposition à Google."
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Museums + Wikipedia = love
D’habitude, il est interdit de photographier dans les musées. Mais ce mois-ci, stupeur : quelques-uns des plus grands musées anglais lancent carrément un appel aux photographes amateurs et professionnels pour qu’ils viennent piller leur trésors. Damned, mais pourquoi donc ? Pour illustrer les articles de l’encyclopédie en ligne… et ainsi faire connaître leurs œuvres.
Comment faire connaître, et partager avec leur public potentiel les œuvres que recèlent les collections des grands musées ? La dimension collaborative du Web, et en particulier de la célèbre encyclopédie en ligne Wikipedia, peut-elle permettre de mettre en valeur de façon inédite ces collections ? Certains des plus grands musées du Royaume-Uni en sont convaincus et viennent de lancer le 31 janvier « Britain Loves Wikipedia » : à la fois une compétition et une série d’événements qui se tiennent pendant un mois dans les musées partenaires. La compétition, ouverte aux participants de tous âges, tous milieux et toutes origines, encourage le public à photographier les trésors des musées d’art et les incite à prendre une part active dans l’archivage numérique des collections nationales. Toutes les photographies qui entreront en lice pour la compétition seront mises à disposition sous licence libre sur le site Wikimedia Commons et pourront servir à illustrer les articles de Wikipedia.
C’est rien moins que le prestigieux Victoria and Albert Museum de Londres qui a donné le coup d’envoi de cette manifestation. Pour Gail Durbin, directrice du site de la vénérable institution, « Britain Loves Wikipedia est un moyen innovant pour les photographes amateurs (ou professionnels) de rendre les objets des collections accessibles au plus grand nombre », explique-t-elle sur le blog de Wikimedia UK.
Cette opération est en fait la troisième collaboration entre la communauté Wikipedia et de grands musées de par le monde :
en février 2009, aux Etats-Unis, « Wikipedia loves art », initiée par le Brooklyn Museum, rassembla quinze institutions, parmi lesquelles le Carnegie Museum of Art, le Metropolitan Museum of Art, the Museum of Modern Art, the Smithsonian American Art Museum et, déjà, le Victoria and Albert Museum de Londres. La page Flickr où sont rassemblées toutes les images compte 7 523 photos.
en juin 2009, les Pays Bas ont lancé à leur tour « Wiki loves art / NL » en partenariat avec quarante-six institutions du pays. Et a semble-t-il remporté le succès espéré : 292 participants ont enrichi l’encyclopédie en ligne de 5 447 photos supplémentaires.
Aujourd’hui, c’est donc au tour du Royaume-Uni. La prochaine fois, au tour des musées de l’Hexagone ?
http://www.telerama.fr/techno/quand-les-musees-anglais-aiment-wikipedia,52217.php
OpenOffice.org dépasse les 20 % de parts de marché en Allemagne
OpenOffice.org gagne rapidement des parts de marché en Allemagne. Ce logiciel rassemblerait aujourd’hui 21,5 % des utilisateurs de suites bureautiques.
Il est difficile de mesurer le taux d’utilisation des logiciels libres, ces derniers étant en général diffusés gratuitement.
Pour la suite bureautique open source OpenOffice.org, une seule donnée est disponible officiellement ; le nombre de téléchargements effectués sur le site du projet. À ce jour, le logiciel a été téléchargé 63 millions de fois. Il faudra bien entendu ajouter à ce chiffre les installations actives de Linux, la plupart des distributions étant livrées avec leur propre version d’OpenOffice.org.
Le site Webmasterpro.de vient de publier une étude intéressante, qui détermine les parts de marché des suites bureautiques sur le territoire allemand. Sans grande surprise, Microsoft Office est le leader du marché, avec 72 % d’utilisateurs. OpenOffice.org et ses dérivés (StarOffice, Lotus Symphony, NeoOffice, etc.) sont présents chez 21,5 % des utilisateurs. Un excellent résultat. D’autres acteurs comme Corel, Apple, SoftMaker et KOffice se partagent le reste du marché.
L’étude montre aussi que Microsoft Office est plus favorisé en entreprise, alors qu’OpenOffice.org reste privilégié par les particuliers. Ce mouvement pourrait toutefois s’inverser rapidement, car dans les grandes entreprises et le secteur public chaque adoption suppose la migration de centaines de postes de travail.
Symbian devient complètement open source
Avec quatre bons mois d’avance sur son calendrier, Nokia ouvre l’intégralité du code source du système d’exploitation Symbian, celui qui équipe ses ordiphones. L’opération a été conduite à marche forcée, puisque fin octobre dernier, il restait encore à ouvrir 118 des 134 paquets constituant la plate-forme complète. Une nouvelle génération de terminaux, basée sur les versions open source de Symbian OS, devrait voir le jour début 2011. Par cette démarche, Nokia tente de contrer deux concurrents menaçants sur le très profitable marché des mobiles haut de gamme : Apple bien entendu, mais aussi Google et sa plate-forme Android dérivée de Linux. Dans le même temps, les difficultés de Nokia à mobiliser des développeurs d’applications autour du vieillissant Symbian relancent régulièrement la rumeur de l’abandon de ce dernier au profit de Maemo, lui aussi dérivé de Linux et déjà utilisé sur les ordiphones de la série N.
http://pro.01net.com/editorial/512234/symbian-devient-completement-open-source/
Sortie de la version 2.0 de Retrospectiva
Retrospectiva est un outil de gestion de projets libre (licence MIT). On peut le comparer à des outils comme Redmine, Trac ou Indefero. Il est toutefois plus orienté sur les approches agiles, notamment via le greffon AgilePM.
Les principales fonctionnalités de Retrospectiva sont :
- Gestion des tickets avec un workflow personnalisable ;
- Suivi de l’avancement des jalons et objectifs ;
- Intégration de subversion et git pour l’affichage des révisions ;
- Interface d’administration complète ;
- Multi-projets avec une seule instance ;
- Traduction dans plusieurs langues, dont le français ;
- Un wiki avec la possibilité d’attacher des fichiers ;
- La possibilité d’avoir un blog ;
- Une installation simplifiée ;
- Une API Rest et des flux RSS.
La version 2.0 de Retrospectiva vient de sortir, et c’est l’occasion de l’essayer. Si avant cela, vous voulez voir à quoi ressemble Retrospectiva, faites un tour sur le site officiel, il tourne lui-même sous Retrospectiva.
http://retrospectiva.org/overview
http://linuxfr.org/2010/02/09/26457.html
Pause Musicale
Accessibilité : Oracle prend Sun mais se débarrasse de Willie Walker
La question se posait depuis l’acquisition de Sun par Oracle : que va garder ce dernier du premier ? Apparemment, pour le côté « accessibilité », pas grand chose : Oracle vient de licencier Willie Walker, principal développeur du lecteur d’écran Orca, utilisé par les mal-voyants et non-voyants pour pouvoir utiliser le bureau GNOME (et à l’avenir KDE).
Joanmarie Diggs a écrit une lettre ouverte à Oracle, et des fils de discussions commencent à s’ouvrir ici et là. Une question est : qui doit supporter la charge du développement de l’accessibilité ? Le travail est très important, le bénévolat ne suffit pas, c’est seulement depuis que quelques entreprises s’en sont occupés que l’accessibilité grand public a vraiment pris son envol au début des années 2000, et qu’OpenOffice.org est enfin relativement utilisable par des non-voyants.
http://blog.grain-of-salt.com/index.php?itemid=394
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Festival des arts libres à Strasbourg
L’association Culture-Libre, en partenariat avec le café associatif « Les Épines », organise le premier Festival des arts libres de Strasbourg. Il aura lieu le 13 février à la salle du Molodoï. La soirée débutera à 19h30 par une projection de courts-métrages sous licences libres suivie d’un débat et d’une fantastique soirée de concerts à partir de 20h30. Les groupes présents à cette soirée ne sont peut-être pas encore connus en Alsace mais ont néanmoins déjà tourné dans toute la France et ne demandent qu’à nous séduire. Voici la liste des artistes qui seront présents :
* Lacrymosa æterna industry : artiste libre polyvalent de Limoges * MoiJe : groupe world-folk parisien * Borea : groupe pop parisien * Big Noise : groupe punk colmarien * Bohwaz : musicien électro
http://www.culture-libre.org/wiki/Accueil
Jeudis du Libre - SecondJeudi - Février
Rendez-vous mensuel de discussions sur le thème des Logiciels libre, GNU/Linux, actualités du libre…
Nîmes : Le Jeudi 11 février, de 20h00 à 23h00. À Nîmes, Languedoc-Roussillon Epicerie Bio Crocobio (Vente directe producteurs locaux d’ Agriculture Biologique) Rue des Platanettes Route d’Arles à Nîmes (portail blanc qui fait l’angle entre la route d’arles et la rue des platanettes http://crocobio.com
Plan : http://www.openstreetmap.org/?lat=4...
À l’occasion des Jeudis du Libre, la communauté et les acteurs du logiciel libre de Nîmes et sa région se réunissent chaque second jeudi du mois pour une soirée conviviale, pour répondre à vos questions, à votre curiosité autour du thème des logiciels libres. L’occasion également de partager ses idées, ses expériences, une table. L’ambiance est sympathique et facilite les conversations. La soirée commencera à 20h00 et prendra fin aux alentours de 23h00. Cette soirée s’inscrit dans le cadre des jeudis du libre en partenariat avec Montpel’libre qui organise les LastJeudis sur Montpellier. Au regard du calendrier de décembre les LastJeudis de Montpellier n’auront pas lieu. Pour cette raison, nous proposons à tous les Montpelliérains de se donner rendez-vous "Au bureau" à Nîmes, pour s’y rendre, un covoiturage est organisé. Cette soirée sera l’opportunité de fêter le premier anniversaire de l’association Montpel’libre.
Possibilité de manger sur place, à partir de 19h00.
Laissez un commentaire si vous pensez venir.
Renseignements et confirmation de présence sur linuxerie@gmail.com ou sur http://lalinuxerie.free.fr
Covoiturage au départ de Montpellier/Corum vers 20h00 après Divergence Numérique. Signalez votre proposition ou votre demande de place : contact@montpel-libre.fr
Appel à candidature sur le village associatif des RMLL2010
Agenda du libre sur http://www.agendadulibre.org/
Playliste piochée sur http://www.dogmazic.net
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