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- LE STEELBAND DE MONTAGNAC
fanfare atypique... mais GROUPE PAS BIDON !
mercredi 27 novembre 2002, par
Quand Laurent Trouchaud quitte Grenoble pour venir dans l’Hérault, c’est pour rejoindre le groupe Stromboli Salsa, avec lequel il jouera de la basse. L’idée de monter un steelband arrivera plus tard, avec cette envie de partager la pratique de la musique avec des musiciens de tous horizons. Quelques années après, le Steelband de Montagnac est né, joue en concert des boléros ou des morceaux comme « Couleur Café » ou « La Foule ». Alors que le Steelband sort aujourd’hui son premier disque, Laurent trouchaud, chef d’orchestre-éducateur, musicien-arrangeur, nous explique les particularités de cette « encombrante » formation.
Pascal Jaussaud : Laurent Trouchaud, c’est toi qui a fond le Steelband de Montagnac ?
Laurent Trouchaud : Oui, avec ma femme, Nadine, qui est musicienne aussi. Nous avions une ide assez philosophique de cela, puisque nous partions des observations effectues Trinidad, l o le steelpan est n, dans les annes cinquante. L-bas, la structuration des steelbands a permis un ordre social, une paix sociale qui auparavant n’existait pas. Avec la cration des premiers ensembles, les gens se sont reconnus dans des projets collectifs et fdrateurs qui leur plaisaient et qui les mettaient en valeur. Encore actuellement, n’importe quel musicien peut arriver dans un pan yard, sans rien connatre la musique, sans avoir d’instruments. On lui en donne un, on lui apprend jouer, on lui fait entendre les morceaux ; c’est toute une structure qui est ainsi offerte. Aprs, l’orchestre rcupre de l’argent en vendant ses prestations. C’est sur ce modle, que nous avons essay de reproduire ici, que nous avons pos les bases du Steelband de Montagnac. Toutes les expriences n’ont pas toujours t russies, c’est sr, mais c’est certainement le principe qui veut a !
P. J. : Le Steelband de Montagnac propose des formules varies, du groupe de concert la formation de rue ou au quatuor...
L. T. : Le Steelband de Montagnac est un steelband conventionnel, avec des instruments complets. Nous sommes environ trente-cinq, aujourd’hui. Ce qui ne signifie pas trente-cinq bidons, puisqu’un jeu de basses complet pour une personne reprsente six fts de 120 litres ! Mais parfois nous nous produisons aussi en quartet. Dans la rue, nous sommes six douze musiciens, et le nom de cet ensemble est Propan’. Nous portons les instruments round the neck, autour du cou en franais. Ces instruments sont plus simples, plus lgers, surtout pour les basses. Cette formation peut marcher et jouer en dambulatoire. Elle est constitue de professionnels. C’est un autre travail. Il faut dire que le Steelband de Montagnac et ses diffrentes variantes sont une runion d’amateurs, au sens d’amoureux de la musique . C’est—dire qu’il y a des musiciens amateurs, mais aussi des professionnels. Tous ces gens viennent par plaisir. Et il y a toujours des dbutants, qui intgrent le groupe en dbut d’anne, qui apprennent technique et rpertoire, de manire entirement gratuite. Cela demande une grosse logistique, un camion, une salle de rptition, de nombreuses activits professionnelles et pdagogiques, etc. C’est l’association Calypsud qui gre tout cela.
P. J. : On ne cre pas un steelband comme on le ferait de n’importe quel autre groupe de musique. Il y a le problme du recrutement, de la formation pour une telle ambition...
L. T. : J’tais dj musicien dans un steelband professionnel, Tropique du Cancer. Avec ma femme, nous avons ensuite pris le parti de monter cette formation vocation sociale, au dbut. On ne voulait pas crer un groupe o les gens auraient t limits par le facteur argent. On voulait se rserver la possibilit de pouvoir intgrer les meilleurs musiciens, parfois des jeunes difficiles, mme s’ils n’avaient pas le sou. Telle tait notre ide initiale. J’ai mme construit moi-mme les premiers instruments du Steelband. Mais il n’en reste pas beaucoup, car ils n’taient pas de grande facture ! Pour dmarrer, nous avions quand mme runi un parc d’une douzaine ou quinzaine d’instruments. Par le bouche—oreille, nous avons annonc que nous allions crer un steelband, et l, le tlphone a commenc sonner. Des gens de tout le Sud de la France, mme de plus loin, de Lille, se sont sentis intresss par le projet. Philippe Goupillaud, qui est l’actuel administrateur de Calypsud, habitait Grasse l’poque et, comme lui, certains musiciens faisaient plusieurs centaines de kilomtres pour venir rpter Montagnac. Alors que nous esprions tre dix ou douze, nous nous sommes retrouvs dix-sept, lors de la premire rptition, en janvier 1998 ! Puis, des musiciens professionnels sont arrivs, alors qu’au dpart, notre objectif n’tait pas de monter un ensemble de haut niveau. En quelques annes de concerts, le groupe s’est trs vite paissi. Le recrutement n’est plus un problme aujourd’hui, puisque beaucoup de gens qui nous voient en situation, font la dmarche de venir nous rencontrer avec l’intention d’intgrer le groupe. Nous avons actuellement presque trop de demandes, car nous n’avons pas assez de moyens pour largir davantage le groupe.
P. J. : Le Steelband de Montagnac est n de manire spontane et surprenante, l’image de ce genre musical, finalement ?
L. T. : Les Trinidadiens sont les descendants d’esclaves africains qui, en arrivant, n’ont pas t en mesure de pratiquer leur musique traditionnelle comme chez eux. Ils ont t obligs de s’adapter. Ils sont alls dans la fort pour chercher des bambous de tailles et de longueurs diffrentes, et pendant longtemps, la musique populaire des descendants de ces esclaves, a t interprte partir de tamboo’ bamboo, de bambous bands. Il s’agissait de polyrythmies de bambous qui accompagnaient les chants. Aprs, on ne sait pas trs exactement comment tout ceci a volu. Certains pensent que c’est la dcouverte de gisement de ptrole sur l’le, ou l’arrive des Amricains venus installer des bases militaires, qui ont engendr la multiplication des barils. Quoi qu’il en soit, des bidons de ptrole ont t laisss au rebut, en grande quantit. La lgende dit qu’un jour, le joueur de bambou basse d’un orchestre, qui avait cass son instrument, cherchait n’importe quoi pour le remplacer. Il a pris un baril et s’en est servi comme percussion. C’est aprs que le gnie trinidadien a fait le reste : force de cogner dessus, les musiciens se sont vite aperus que cela formait des creux et des bosses qui donnaient des sons diffrents, et que l’on pouvait matriser en contrlant cette technique. a a certainement t un processus assez lent, mais qui a donn naissance au steeldrum, il y a cinquante ans. Et l’instrument n’est pas termin, car contrairement un piano ou un violon, l’volution ne de sa facture n’est absolument pas acheve...
P. J. : Comment se fabrique cet instrument ?
L. T. : Il faut prendre un bidon en ferraille de 120 litres et taper sur le fond - dessus, ce n’est pas possible, car il y a le bouchon. On martle pendant des heures, jusqu’ obtenir une cuvette d’une quinzaine de centimtres de profondeur. l’intrieur, on trace des notes en poinonnant le pourtour, puis en le rebombant. Chaque note est figure par une petite bosse. Jusque-l, le travail est la porte de n’importe qui. Le plus difficile, ensuite, est d’accorder l’instrument, rgler le son de chaque note. C’est un mtier. Rgler un pan est aussi dlicat que d’accorder un piano. Il faut bien dix annes d’exprience pour acqurir cette comptence. Avec plusieurs pans, on peut recouvrir la tessiture complte d’un orchestre, des contrebasses aux sopranos. Cet orchestre est l’alliance de dizaine de bouts de fer qui rsonnent, plus des percussions.
P. J. : Quelles sont ces percussions que l’on rajoute ?
L. T. : Gnralement, la section de percussions est appele engine-room, la salle des machines . Elle est compose d’une batterie, des timbales, des congas, qui sont des instruments qui ne sont pas propres au steelband, que l’on retrouve dans d’autres musiques. On ajoute aussi un instrument plus typique, le scratcher, une espce de gros guiro mtallique, et divers autres lments, comme le tambour de freins.
P. J. : Un tambour de freins ?
L. T. : Il s’agit d’un authentique tambour de freins, de camion de prfrence, pour qu’il soit trs gros. C’est une pice mtallique de forme ronde qui, lorsqu’on la percute avec des baguettes en mtal, produit un son qui guide le rail rythmique de tout l’orchestre. On l’entend trs bien dans notre disque.
P. J. : Est-ce que vous fabriquez vous-mme vos instruments ?
L. T. : Tout comme un orchestre classique ne proposerait pas ses violonistes d’aller couper l’arbre qui servira faire le bois de leurs violons, nous ne demandons pas aux musiciens de construire leurs instruments ! Il est cependant possible de construire soi-mme un steeldrum, mais pas de l’accorder. Et si la technique est rudimentaire, elle demande beaucoup d’application. Pour un bidon convenable, il faut tre prt en tenter dix ou quinze, qui passeront la poubelle d’abord...
P. J. : Quels sont les diffrents pupitres d’un steelband traditionnel ?
L. T. : Mme si l’orchestre traditionnel est encore en pleine volution, un standard tendance se dessiner. Les instruments les plus aigus, qui recouvrent la tessiture du soprano - si l’on se rfre notre systme musical car, Trinidad, ils sont curieusement nomms les tnors - sont entirement chromatiques sur deux octaves, soit prs de trente notes. Ces fts sont coups court, car on n’a pas besoin d’une caisse de rsonance trs profonde pour ce registre. Les double seconds sont un peu plus gros. Comme les notes sont plus graves, on peut en mettre moins sur chaque ft. Pour obtenir les deux gammes chromatiques, deux fts sont ncessaires. Il y aussi les triple guitars, les quadruple cellos. Pour les basses, il faut six bidons entiers, car sur chaque bidon, on ne peut mettre que trois notes. C’est—dire qu’avec 1320 litres d’instruments, on n’a que 18 notes, uniquement !
P. J. : C’est un volume incroyable ! Comment faites-vous pour dplacer l’orchestre entier jusqu’au lieu de concert ? Il vous faut trois semi-remorques !
L. T. : Un seul suffira ! Mais c’est vrai, la difficult d’un tel ensemble rside dans la gestion du matriel. Le plus effrayant pour runir un steelband, c’est l’normit du tas de ferraille rassembler. C’est lourd, c’est gros, c’est encombrant. C’est un problme. L’autre souci, d’ordre financier, est que les accordeurs ne sont pas lgion et habitent assez loin de chez nous.
P. J. : Avec quel accordeur travaillez-vous ?
L. T. : Nous avons bien quatre ou cinq personnes diffrentes que nous chargeons de prparer nos instruments. Le plus proche est Philippe Maignaut, qui est sur Avignon. C’est un jeune accordeur, mais qui fait dj du trs bon travail. En Suisse et en Angleterre, nous connaissons des accordeurs qui sont plus anciens dans le mtier et qui ralisent des instruments parfaits. Enfin, nous avons des contacts avec des Trinidadiens. Nous achetons nos instruments chez ces gens-l, soit un peu partout : Trinidad, Londres, Bern, Avignon.
P. J. : Quelles sont les ractions du public lorsqu’il dcouvre le Steelband ?
L. T. : Souvent, les gens pensent qu’une bande-son est diffuse en plus de notre prestation acoustique ! Ils n’imaginent pas que ces instruments puissent donner toute cette palette sonore. Le premier rflexe de ceux qui ne connaissent pas cette musique est d’aller chercher les cbles pour savoir o sont branchs les haut-parleurs ! Alors que l’on joue acoustique, sans fil.
P. J. : Par contre, pour enregistrer l’album, cela fut sans doute plus compliqu ?
L. T. : Sonoriser les pans est un vritable casse-tte pour un ingnieur du son ! Il faut savoir que lorsque l’on rgle n’importe quel instrument (une guitare, un violon...), on accorde, pour chaque corde, une note fondamentale qui va gnrer ses propres harmoniques. Ce qui est normal. Sur une note de pan, on accorde plusieurs notes comme tant fondamentales. C’est—dire que si l’on accorde un Do, la fondamentale sera un Do, qui va gnrer ses propres harmoniques. Mais l’on va aussi accorder dans l’autre sens la quinte du Do, le Sol. Le Sol ne va pas se comporter comme une simple harmonique, mais va gnrer son tour ses propres harmoniques. Sur chaque note de pan, nous avons au minimum trois notes diffrentes accordes qui gnrent leurs propres harmoniques ! Aprs, c’est sr, les micros ont du mal capter tant de finesse.
P. J. : Et se rajoute la multiplicit des instruments, donc des harmoniques ?
L. T. : C’est pour cela que les accordeurs sont des personnages si importants. Ils sont les garants de notre son, de notre efficacit mlodique et harmonique. Chez nous, ils ont la mme charge que peut avoir le sonorisateur d’un groupe de rock !
P. J. : Avec en plus, le studio, le local o enfermer 35 musiciens avec leur collection de bidons...
L. T. : Pour les enregistrements de la formation complte, nous sommes alls au Thtre d’Aniane, grce l’aide de la Mairie. C’est Jean-Marc Cougrand qui a ralis la prise de son. Aujourd’hui, la majorit des ingnieurs du son travaillent en multipistes, avec plein de micros, beaucoup de matriel. Lui se base sur du matriel plus basique, mais surtout trs performant. Moins de micros, mais davantage de connaissance et de savoir, aussi.
P. J. : Il est certain que la couleur sonore d’un steelband n’est pas encore rellement identifie par le grand public ? Les steelbands jouent en gnral des rpertoires trs varis, des airs traditionnels, de la musique classique, du jazz... On peut mme parfois entendre le son des steeldrums pour des musiques publicitaires, jingles, ou autres utilisations trs commerciales...
L. T. : Il n’y a pas de rpertoire standard dans ce milieu. C’est la force du pan, justement, de pouvoir jouer toutes les musiques. Et d’ailleurs, le peuple de Trinidad s’est senti reconnu historiquement, quand il a pu prsenter aux Europens des morceaux de musique classique europenne, interprts sur ses instruments... Je crois que l’immense succs actuel de l’instrument est qu’il puisse s’adapter tous les styles. C’est un atout et un problme la fois. Effectivement, les steeldrums sont parfois utiliss des fins plus ou moins lgitimes, car ils sont trs faciles d’accs. Le problme est surtout que ce ne sont souvent pas de vrais panistes qui jouent lors de ces enregistrements buts commerciaux, pour lesquels on utilise des chantillonneurs et micro-processeurs...
P. J. : Et quel est le rpertoire du Steelband de Montagnac ?
L. T. : La plupart des morceaux que l’on interprte sont des reprises. C’est moi qui arrange les thmes et qui les adapte pour qu’ils soient jouables par notre formation. C’est chaque fois du sur mesure. C’est obligatoire, car chaque orchestre est distinct, compos d’instruments pas forcment identiques, avec des timbres diffrents. Un steelband n’est pas un orchestre philarmonique.
P. J. : Ensemble atypique, qui induit le problme de la formation musicale de ses musiciens, aussi...
Philippe Goupillaud : La formation des jeunes artistes est un problme trs important. Dans le Steelband, nous avons actuellement quatre musiciens de moins de quinze ans. Notre but, lorsque nous avons mont le Steelband, tait d’arriver valider la formation des jeunes dans une relle ducation musicale long terme. partir du moment o l’on permet ces jeunes de travailler avec l’un des meilleurs arrangeurs et compositeurs de ce style, il faut avoir le souci du dveloppement. Aussi, nous cherchons des solutions, auprs des institutions culturelles notamment. Il faut donner la possibilit des jeunes de se former dans les mtiers du spectacle.
Laurent Filhol : Malgr une activit importante, nos soucis lis au dveloppement sont bien rels : comment se fait-il que nous ne soyons pas plus aids par les institutions ; est-ce que notre travail va aboutir ? La crainte de devoir arrter est prsente, c’est vrai, mais c’est aussi la partie grisante du succs : mettre en place des projets, les dfendre malgr tout tant la seule alternative...
P. J. : Belle russite, cependant : l’t dernier, les efforts du Steelband ont t rcompenss, puisque vous avez jou les grands rles lors du concours international de steelbands ?
L. T. : En France, nous n’avons pas une vision des concours trs compatible avec la musique. Trinidad, les concours ont pris une importance trs particulire, notamment dans la voie de la paix sociale et de la normalisation des rapports entre les bandes rivales. La pratique musicale s’est dveloppe par ncessit sociale. Elle transparat encore aujourd’hui, mme chez les quelques panistes qui sont en France, qui continuent avoir beaucoup de relations avec Trinidad. Grce Jenny Lee, une trinidadienne qui vit en France, qui est prsidente de la Fdration Europenne, a eu lieu en mai 2002 Ste, le deuxime concours europen Angostura Steelpan European Festival. En tant que rgionaux de l’tape, on se devait de participer ce concours. Mais l o nous avons t surpris, c’est d’arriver se classer quatrime, et de prendre ainsi une place qualificative pour aller disputer les Championnats du Monde Trinidad, en octobre 2002. Les premiers de ce concours taient les Anglais de Eboni, ce qui n’est pas tonnant, puisque la formation est compose de Trinidadiens qui habitent Londres. Les suivants taient des Franais : Calypsociation (Paris) et Calyps’ Atlantic (Nantes). On peut tre fiers de cette quatrime place, tant donne la jeune histoire de la formation, et la prsence des meilleurs ensembles europens : des Norvgiens, des Danois, des Allemands, des Islandais, etc.
P. J. : Vous n’avez, malheureusement, pas pu honorer votre qualification...
L. T. : Non, car il nous fallait trouver les moyens d’effectuer le trajet Trinidad pour trente personnes et le matriel. En quatre mois, il nous a t impossible de runir la somme ncessaire. Les Anglais de Eboni se sont quand mme class troisime ces championnats, ce qui est une trs belle performance. Les Nantais ont t recals ds les demi-finales, mais il faut dire que les groupes europens ne participent normalement pas ce concours dans le but de viser le podium. Les Parisiens, qui s’taient dj dplacs il y a deux ans, n’ont pas souhait reconduire une si grosse opration.
P. J. : Et vous vous reprsenterez au concours, cette anne ?
L. T. : Non, nous allons plutt travailler et rechercher des financements. Mais en 2004, il est fort probable, si la situation le permet, que nous tentions nouveau la qualification pour Trinidad...
Ph. G. : Quand on fait le bilan, depuis la cration du Steelband, nous avons quand mme russi tenir jusque-l au prix d’normes sacrifices. prsent, nous aimerions un peu compter sur les aides des structures culturelles en place pour cela. De faon ce que l’on puisse ritrer nos expriences et nos projets, qui sont loin d’tres achevs. Des locaux pour travailler, pour enseigner, des sponsors pour financer les projets les plus lourds. Voici ce dont nous avons besoin.
Propos recueillis par Pascal Jaussaud











