- Accueil du site
- Société
- Provoscopie
- L’europhobe, l’eurosceptique et l’europhile sont dans un micro
lun 17 janv 2011 - 12h30, 18h30 - Re-diffusion le dimanche à 18h30.
lundi 17 janvier 2011, par
Provoscopie, l’émission politique diffamante de la bande FM montpelliéraine. Le loup et le renard vous saluent ! Apprêtez-vous en ce début d’année 2011 à vivre 90 minutes de palabres et de débat. Il est question aujourd’hui d’Europe, mais aussi de déclin de la France. Dans la série “c’est pas d’ma faute”, “c’est lui qu’a commencé !”, nos invités s’apprêtent à porter le fer dans la plaie qu’est devenue la France ! Quoique…
Comme à l’accoutumée, ils divergeront et on aime ça ! Si le premier est europhobe, le second est eurosceptique tandis que le dernier est europhile. Une belle brochette, je vous dis …
Pour l’un, l’Europe est mère de tous nos problèmes ; pour l’autre, elle n’est que mal construite ; pour le dernier, elle serait le terreau d’un avenir radieux. Alors qu’elle n’est certainement qu’imparfaite !
Une véritable gauloiserie au coeur de cette émission au cours de la quelle on portera le duel sur les méfaits de cette Europe mise à mal par un libéralisme germano-américain. L’eurosceptique et l’europhile auront-ils des réponses concrètes à ces affirmations qui se veulent populaires et républicaines ? A voir et surtout à entendre sur Divergence.
Chronique : “La guerre des trois France…”
Depuis les premières heures de la construction européenne au lendemain de la guerre de Cent Ans qui a bouleversé la hiérarchie des puissances occidentales, une querelle croisée sévit en notre Doulce France. Elle oppose la France d’en haut et la France d’en bas d’une part, mais aussi les tenants d’une Europe fédéralisée par nos faux-frères américains à ceux d’une Europe française, je dirai même zemmourienne !
D’un côté, nos élites démocratiques se sont bien gardées avant 1972 de consulter le peuple ; d’un autre les adeptes d’une américanisation libératrice ont embrouillé les cartes par le biais de la subsidiarité en fédéralisant vaille que vaille nos institutions nationales.
Le résultat ? Comme un sentiment de malaise trans-partis… Comme une désaffection des Français pour la chose européenne. Pourtant, cela semblait établi : la construction européenne était la garante de la paix intérieure et le moteur d’une croissance économique inégalée au temps des Trente Glorieuses !
Jusqu’en 1985 et l’Acte Unique que l’on doit essentiellement au père de Martine Aubry, Jacques Delors, la chose pouvait apparaître crédible même si les desecendants des gaullistes y sentaient déjà pointer le « parti de l’étranger » et même si les communistes dénoncaient, eux, une Europe du grand capital. Ce meli-mélo européen attirait malgré tout les grands pays voisins, au point que la CEE grandit en passant de six à douze membres.
C’est avec la chute du Mur de Berlin en 1989 et la disparition de l’Union soviétique en 1991 que la chose commença réellement à prendre mauvaise tournure. Et cela prit tout son sens dès 1989, lors des élections pour le parlement européen. Dans les deux camps traditionnels français, gauche et droite, on vit apparaître progressivement deux courants divergents : les europhiles, ceux qui souhaitaient aller au plus vite vers des Etats-unis d’Europe et les eurosceptiques qui s’interogeaient sur les finalités de cette Europe en construction.
Mais c’est avec la mise en oeuvre du traité de Maastricht entre 1993 et 2002 et encore plus avec la question du traité constitutionnel en 2005 qu’un troisième courant apparut : celui des europhobes ! Ces derniers exigeant ni plus ni moins que le retrait de la France des instances européennes pour retrouver une liberté et une souveraineté que nous aurions perdues depuis…
Depuis la France est véritablement coupée en trois ! La bataille est engagée. Les eurosceptiques semblent dépassés par les événements et la crise qui ravagent, depuis 2008, les 27 pays de l’Union européenne. Dans quel camp se rangeront-ils lors de l’assaut final ?
Quant aux europhiles, ils mènent bon train et poursuivent leur politique en prenant garde de ne plus s’adresser aux citoyens directement.
Restent les europhobes, patriotes et nationaux d’un autre temps, qui sont persuadés que le déclin de la France n’aurait pour seule cause que cette construction européenne qu’ils honnissent …
.../...
Certes, si l’on en croit la lecture de l’Histoire que les zemmouriens font, la France ne peut concevoir d’autre Europe que la sienne ! Alors, faut-il pour autant brader celle que nous avons ? Ne devrions-nous pas plutôt en construire une autre plus à notre goût ? Ou doit-on se contenter de ce que l’on a, ne sachant pas ce que l’avenir pourrait nous réserver ?
A voir et surtout à entendre, sur Divergence : débat !
Portrait des invités…
François Asselineau, l’europhobe :
“Naître l’année de la signature du traité de Rome, fondateur d’une Europe qui s’annonçait fédérale, quand on est allergique à cette dernière : il faut re-connaître (et je pèse mes mots) que cela doit énerver ! Avoir tenté de s’inscrire dans le processus marchand en passant par HEC, avant de se réfugier dans les couloirs de la République grâce à l’ENA, montre que le personnage ne comptait pas du tout en rester là ! Il entendait même peser sur le cours des choses. Après être passé par le vivier pasquaien des Hauts de Seine, il intégre Bercy en mettant en oeuvre son ’intelligence économique’. Mais, l’allergie européenne dont il souffre le conduit à décider d’employer les grands remèdes en 2007 en créant une Union Populaire Républicaine : un parti composé d’europhobes convaincus. Et il y croit ! C’est pour cela qu’il est parmi nous aujourd’hui : bonjour à François Asselineau, l’homme qui prétend avoir raison contre tous !”
Jean-Claude Gayssot, l’eurosceptique :
“ Cheminot mais syndicaliste, il traîne ses godillots dans les arcanes du Parti Communiste au point d’en devenir une des figures de proue. Député, il se fait remarquer par ses collègues en multipliant des lois tant mémorielles que sociales. Devenu ministre des transports et du logement lors de la cohabitation jospinienne, il veut réduire la fracture sociale en faisant cohabiter riches et pauvres dans des quartiers communs à la façon d’un Tito mélangeant Serbes, Croates et Bosniaques ! De plus, il participe à la criminalisation de la société en inventant le concept de ’tolérance zéro’ en matière d’alcool au volant (même si c’est pas vrai nous dira-t-il - ndlr). Depuis, en se régionalisant, il est peu à peu devenu l’homme des relations internationales. Au coeur du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon, il oeuvre du côté entre autre de Bruxelles pour ramasser les subsides que la commission alloue. Il est des nô...otres, il est une de nos belettes préférées : un grand bonjour à Jean-Claude Gayssot, l’homme qui ne perd jamais la tête mais oublie souvent sa sacoche !”
Julien Devèze, l’europhile :
“Il est jeune, il sent bon le sable chaud… Il n’est pas légionnaire mais voue un culte à une nation en devenir : l’Europe. Ni vraiment démocrate-chrétien, ni non plus social-démocrate, il entend incarner pourtant cette troisième voie que serait le Centre, en France. Il n’est pas sarkoziste mais il le soutient. Il n’est plus Bayrouiste et regrette les dérives de ce dernier. Il est Nouveau Centre, une nébuleuse européanisée au coeur d’une France en déclin. C’est la seconde fois que nous le reçevons : bonjour à Julien Devèze, le trentenaire qui n’entend pas en rester là ! “
Télécharger l'émission
Ecouter l'émission
Animateur(s) :
Yves Le Bozec, Jean-François Guiret
Réalisation Technique :
Bruno Bertrand











