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- L’européen, l’allemand, le montpelliérain... Kurt Brenner
lun 16 mai 2011 - 12h30, 18h30 ; rediff. dim 22 - 18h30
dimanche 22 mai 2011, par , (Date de rédaction antérieure : 16 mai 2011).
Kurt Brenner, directeur de la Maison de Heidelberg, au micro du loup et du renard. L’européen, l’allemand, et le montpelliérain tour à tour questionnés...
Provoscopie, l’émission politique diffamante de la bande FM montpelliéraine. Le loup et le renard vous saluent ! En compagnie de Kurt Brenner, le Souabe qui aimait Frêche et donc notre cousin... germain !
Il est question aujourd’hui d’Europe germanisée, de relations franco-allemande mais aussi de la vie à Montpellier pour un homme venu d’ailleurs : un peu le Montesquieu des Lettres Persanes.
Et, puisque c’est le printemps, Provoscopie et toute l’équipe de Divergence avons décidé d’aller au devant des quartiers, de jouer la proximité en réalisant l’émission en public, place François Jaumes, en bas de la rue de la Méditerranée.
Pour lui être agréable, nous avons convié le ban et l’arrière-ban à assister à l’émission.
En sa compagnie, nous allons disséquer les deux personnages qui se sont infiltrés dans son être profond pour faire de lui un méridional francisé alors qu’il n’était à la naissance qu’un pur produit de la Germanie.
Apprêtez-vous à vivre 90 minutes de palabres et de débat.
Portrait de l’invité : Kurt Brenner : Le Souabe qui aimait Frêche.
“ Il est à lui tout seul une icône montpelliéraine, une véritable image d’Epinal que les pères de l’Europe n’auraient pas reniés. Il entre dans la vie en 1935 avec un lourd handicap : il est né allemand ! Pourtant, il se sent plutôt Souabe, méridional... déjà presque Français. Et, bien avant Daniel Cohn-Bendit, il émigre vers le Midi rouge, la terre hérétique par excellence. Il dépose ainsi les armes aux pieds de la statue de Louis XIV au coeur d’un Montpellier qui ne s’imagine pas encore cosmopolite. C’était jadis... au temps des copains.
Depuis, il a rencontré celui qui l’accompagnera dans ses émotions trans-nationales : Un certain Georges Frêche. Ensemble, ils imaginent une européanité concrète fondée sur un jumelage : celui de la capitale du Languedoc avec Heidelberg.
Et de jouer sur la romanité des uns et des autres en tentant avec un certain succès de rapprocher deux cultures si ce n’est deux civilisations.
Ainsi est-il devenu au gré des ans le Souabe du Clapas, le germain méditerranisé mais encore l’estranger qui aimait Frêche : c’est pour toutes ces raisons qu’il est invité à entrer dans l’antre des belettes : bienvenue à Kurt Brenner, l’homme qui a permis qu’à Montpellier Germains et Français se plaisent à « vivre ensemble ».
La Chronique : « Le Reich européen face à la France mélancolique »
Depuis les lendemains de la guerre de mil ans qui avait opposé les cousins germains des Frances Occidentale et Orientale, je veux dire depuis que les petits-fils de celui qui avait été l’empereur commun à savoir Charles le Grand, autrement-dit Charlemagne ou Karl der Grosse, c’est selon ; depuis donc ces temps immémoriaux les uns et les autres se vouaient une rancune si tenace qu’elle empêchait toute communion d’idées, toute envie de « vivre ensemble » !
Néanmoins, malgré la prétention civilisationelle et universaliste des uns et le romantisme culturel des autres, des hommes ont appris à se connaître, se reconnaître et à faire un bout de chemin, emprunt de liberté, ensemble. Les premiers furent Charles de Gaulle et Konrad Adenauer ; puis vinrent Valéry Giscard d’Estaing et Hemult Schmidt et enfin François Mitterrand et Helmut Kohl. Entre temps, ici ou là, d’autres liens surent se tisser, notamment à Montpellier entre Georges Frêche et Kurt Brenner.
Pourtant, de çi de là, quelques peurs renaissaient : ce fut le cas au lendemain de l’absorbtion de l’Allemagne orientale encore prussienne par la RFA occidentale toujours germanique quoique bavaroise. Et un Jean-Pierre Chevènement de craindre un IVème Reich qui recréerait cette Mittel Europa cause de tous les conflits depuis le traité de Verdun en l’an 843. Mais l’Allemagne d’un Helmut Kohl mitterrandisée sut pratiquer un certain « finassieren » acceptant une monnaie unique européenne malgré ses réticences. Certes ! Toutefois, l’Euro est, entre temps, devenu un Mark continental qui vassalise les riverains de la Méditerranée sous la houlette de Francfort et de sa BCE au point d’engendrer comme une mélancolie française et un certain désarroi tant au Portugal qu’en Espagne ou en Grèce.
Et ce ne sont pas les rodommontades sarkoziennes avec son Union Pour la Méditerranée qui auront changé quoique ce soit.
Alors, quel devenir pour cette maison commune transformée peu à peu en loft ? N’est-il pas venu le temps, au gré du balancier, de remettre quelques cloisons à l’intérieur ? Ne devrions-nous pas nous confédérer plutôt que de continuer à nous fédérer ? A voir et surtout à entendre, sur Divergence : débat !
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P.-S.
La semaine prochaine : François Commeinhes, maire de Sète, et c’est une première. Il nous parlera de son île singulière, de commerce et d’industrie, de refonte territoriale mais aussi de sarkozisme, le tout toujours en direct et en public depuis le restaurant "Sur la place", place François Jaumes.
Animateur(s) :
Yves le bozec, Jean-François Gibert
Réalisation Technique :
Bruno Bertrand, Gilles Gouget

















