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- Juremir Machado da Silva invité de Goutte de Funk - Funk do Brasil ! N°1
mardi 23 janvier 2007 à 19h00, rediff. jeudi 25 10h50
lundi 22 janvier 2007, par
De l’influence de James Brown sur la formation “groovesque” de la main droite à celle de la glande pinéale sur le funk Racional.
Une Goutte de Funk spcialement consacre au funk brsilien o nous aurons le plaisir de recevoir Juremir Machado da Silva, sociologue, journaliste et romancier, actuellement professeur invit l’Universit Paul Valry - Montpellier 3, qui nous accompagnera de ses commentaires clairs tout au long du programme.
Comment ne pas commencer par un hommage James Brown en coutant “Doin’ It To Death”, titre dont le site AllHip-Hop.com crivait : “if there is one track that is a testament of the syncopated funk voyage of sound that personifies James Brown, it’s “Doing it to Death”. Rest in peace”.
Un titre que le Bahianais, devenu carioca d’adoption, Lucas Santtana reprend dans une version o c’est l’emblmatique berimbau qui plante le groove, redoutable !
Lequel Lucas Santtana, un des artistes les plus prometteurs de la nouvelle gnration, crivait ces jours-ci sur son blog : “James Brown a eu une trs grande importance dans la formation groovesque de ma main droite. Autant que Jorge Ben.”
S’il ne rencontra pas le succs commercial, ce 1er album posait dj la barre trs haut, d’ailleurs, sa sortie en 2000, Eletro Ben Dod a t slectionn par le New York Times dans les 10 meilleurs disques indpendants de l’anne (probablement repr par les oreilles fouineuses du trs ouvert critique Jon Pareles). L’anthropologue brsilien Hermano Vianna crivait “Eletro Ben Dod repositionne la musique pop de Salvador dans la ronde ocanique de l’Atlantique Noir, auquel tous les nouveaux batuques digitaliss sont connects (...) Eletro Ben Dod est le meilleur disque de pop africaine jamais enregistr au Brsil (le Africa-Brasil de Jorge Ben tant videmment hors-concours) et pourrait devenir une rfrence par la pop contemporaine de nombreux pays d’Afrique, commencer par la version yoruba de James Brown (digne de Fela live au Shrine)”.
Si cette mission est consacre au funk brsilien, nous donnerons un aperu de ce qu’on appelle funk au Brsil, savoir le baile funk, ou funk carioca, plus proche de la Miami Bass que du funk, au sens propre du terme.
Ce funk-l a mauvaise presse, jug vulgaire, violent, sexiste, machiste, il est un vritable phnomne dans les favelas. On estime en effet 500 le nombre de ces “bals” Rio chaque week-end, raison de 2000 personnes en moyenne, a reprsente 1M de Cariocas qui vont danser le funk chaque fin de semaine ! Assez impressionnant, non ?
Mais nous verrons aussi que le funk au Brsil existe travers de nombreux styles. Celui de deux artistes majeurs en duo, deux artistes qui exsudent le funk par tous leurs pores, et qui mriteraient chacun l’intgralit d’une mission : Jorge Ben et Carlinhos Brown... Le 1er a renouvell le samba, avec son samba esquema novo, au dbut des 60’s, sous l’influence du jazz, de la soul ou du rock amricain. Un maestro de la “main droite”, redoutable ds qu’il s’agit de poser une rythmique qui balance en 2 coups de cuiller pot... Quant Carlinhos Brown, il est l’artisan principal d’une rvolution esthtique (d’une volution, prfre-t-il dire) de la musique brsilienne, ou au moins bahianaise : la dimension percussive se place au premier plan. Pour la 1re fois, le leader n’est pas un guitariste...
Il a pos les bases et ouvert la porte une nouvelle gnration, dont Umbillical, Davi Moraes, ou aussi Lucas Santtana...
Dans son essence, on a plutt tendance associer le funk l’activit des glandes sudoripares, notamment apocrine (glande prsente essentiellement dans les rgions axillaire (aisselles) et gnito-anale, vraisemblablement scrtrice de substances impliques dans l’attirance sexuelle), voire la glande mdullo-surrnale qui scrte la noradrnaline et l’adrnaline. Mais voici qu’intervient la glande pinale, plus connue sous le nom d’piphyse, qui scrte la mlatonine, qu’on a aussi appel “troisime oeil” et o Descartes voyait le sige de l’me. Pour la Secte de l’Univers en Dsanchantement, dans sa qute de la Cultura Racional, elle permet la ratiocionation, et la captation de la lumire divine et de l’nergie racional. Ou quelque chose comme a...
Tim Maia, “le” chanteur de funk brsilien par excellence, l’historique acteur de ce mouvement “Black” des 70’s, se convertit la secte en 1974 et en devient un disciple zlote. Tim Maia, qui tait un "fou merveilleux" comme le dit Juremir, se lance dans le proslitysme fervent avec ses 2 albums “Racional”, enregistrs en 74 et 75, vritables outils de propagande groovesque, aujourd’hui devenus “cultes”. Au-del de leur ct dlirant, une glande pinale qui pulse plein rgime, a donne en tout cas un funk de folie !











