jeu 8 oct 2009 - 20h - 1h30 p.m. vénézuéla
jeudi 8 octobre 2009, par
Juan Bautista Plaza : La musique académique vénézuélienne
Felipe Sangiorgi, musicologue, nous fait profiter de plusieurs années d’investigations, sur le compositeur vénézuélien Juan Bautista Plaza (1898-1965). Je vais essayer de vous faire découvrir ce compositeur au travers de quelques œuvres pour orchestre. Ces travaux d’investigation ont commencé en 1985 pour aboutir, entre autre, sur un magnifique ouvrage « Un Pentagrama Plural » publié par Coleccion Armonia ainsi que deux DVD. Felipe Sangiorgi travail entre autre à la radio national du Venezuela FM 91.1 ainsi qu’a la radio culturelle de Caracas 97.7 avec pour objectif :Défendre la musique académique vénézuélienne. Merci Felipe pour ce cadeau que tu a fais aux auditeurs de divergence FM 93.9
Ce soir nous nous intéresserons aux œuvres pour orchestre symphonique et écouterons :
« Vigilia » qu’il composa un mois après avoir rencontré Nolita Pieterz qui allait devenir par la suite son épouse. Cette pièce fut interprétée pour la première fois le 4 octobre 1938 au théâtre municipal de Caracas. Ce soir nous l’entendrons interprété par l’orchestre philharmonique National Dirigé par Pablos Castellanos
« Fuga romantica y Fuga criolla » En 1931 il composa sa célèbre fuga criolla pour cordes et 19 ans plus tard, en 1950, il composa une autre fugue, Fuga romantica, et décida de les réunir en un diptyque avec la volonté de les jouer dans l’ordre inverse de leur composition. D’abord la fuga romantica pour terminer par la plus vive, fuga criolla. Elles furent jouées pour la première fois le 15 Décembre 1950 et il dédia la fugue romantica à J.S.Bach à l’occasion du bicentenaire de sa mort.
« Las Horas » Malgré la tyrannie et l’oppression de la dictature de Gomez en 1930, les intellectuels et les artistes de l’époque ne laissèrent pas passer inaperçue la commémoration du centenaire de la mort du libérateur Simon Bolivar . A cette occasion Plaza composa deux œuvres « El canto a Bolivaras » et le poème lyrique « Las Horas » sur un texte poétique de Fernando Paz Castillo. Terminée en 1930, las horas fut étrennée le 21 décembre de cette même année au théâtre national. El Grande Maestro Sojo déclara « cette œuvre doit être considérée comme une des meilleurs œuvres artistiques réalisée par un musicien vénézuélien , elle est pleine de signification et le sentiment mystique qui l’anime ne la laissera pas tomber dans l’oubli ».Interprétation par El Grupo Vocal Sacro, dirigé par Roberto Ojeda Tovar
« Campanas de Pasqua » une des œuvres les plus joyeuses et rythmées, certainement due au bonheur que vivait le compositeur en cette année 1930. Année particulièrement heureuse : ce fut l’année de son mariage le 28 avril avec Nolita Pietersz avec qui il partagea toute sa vie.
« El picacho Abrupto » œuvre qui fut composée en 1926 alors que l’orchestration ne fut terminée qu’en octobre 1932 et étrennée très rapidement après , par l’orchestre symphonique du Venezuela qui l’interpréta le 7novembre de cette même année. Plaza montra un amour particulier pour la montagne et tout spécialement pour « El avila » la cordillère qui surplombe Caracas au nord et particulièrement pour ,El Galipan, petit village dont les premiers habitants arrivèrent des îles Canaries il y a plus de 200 ans. D’ailleurs le titre original de cette œuvre était : « El picacho Abrupto, impresion de una excursion a Galipan »
Album : Juan Bautista Plaza « obras para orquesta »
Orquestra Filarmónica Nacional
Director : Pablo Castellanos
Música y tiempo 1998
Fundación Juan Bautista Plaza 2007
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