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ven 18 nov 2011 - direct à 12h30, différé à 17h30
vendredi 18 novembre 2011, par
Vendredi Théâtre du 18 novembre 2011
Un Hôtel Palestine, au Treize Vents, un Costa rouge à Jean Vilar, une radio clandestine au Domaine d’O, des bottines mutines à la Vista et une Virginia Woolf qui fait peur au Théâtre Pierre Tabard
Hôtel Palestine, présenté au Chai du Terral, par le théâtre des Treize Vents ; une pièce de Falk Richter, mise en scène par Jean-Claude Fall. La pièce se déroule peut-être dans un salon de l’hôtel Palestine à Bagdad, peut-être le 8 avril 2003. Deux représentants du gouvernement américain donnent une conférence de presse. Certains journalistes posent des questions “trop pointues” sur le tissu de mensonges ayant servi de prétexte à l’intervention américaine en Irak et sur les objectifs véritables de cette guerre, d’autres journalistes sont plus “décoratifs”...
La pièce dénonce avec force les mensonges d’état et la complicité de certains médias. La guerre comme spectacle. Elle dénonce le véritable pillage auquel se livrent les états occidentaux ultralibéraux dans le silence complice ou obligé des médias. Elle dénonce la violence réelle et cynique avec laquelle les détenteurs du pouvoir réel mentent et cachent leurs véritables enjeux. On y retrouve la critique situationniste de la société du spectacle ainsi que la dénonciation de cette nouvelle phase “d’accumulation primitive du capital” comme toujours par la guerre, la spoliation et le pillage mais, cette fois, cachés sous le masque d’un spectacle télévisuel.
La pièce dresse un portrait inhabituel et féroce de l’Amérique, et dans le même temps un portrait de l’Europe vu d’Amérique, un portrait inquiétant et juste.
C’est une pièce nécessaire. Indispensable à la compréhension des enjeux d’hier et de demain. A la compréhension de notre Histoire contemporaine.
Invités sur le plateau : Jean-Claude Fall et Céline Massol
Costa Le Rouge au Théâtre Jean Vilar ; une pièce de Sylvain Levey, mise en scène de Julien Bouffier.
Costa est un enfant qui passe beaucoup de temps avec son grand-père.
Il aime l’écouter lui raconter ses histoires de pionniers, de commencements, de “comment c’était avant”. Papé transmet ainsi à son petit-fils les valeurs qui lui ont permis de rester debout pour affronter ce monde qui marche sur la tête et qu’il est sur le point de quitter. Mais quitter le monde, mourir, demande à Papé de réussir à mettre un point final à tout ce qu’il a entrepris, à s’expliquer, à pardonner.
Une fois son grand-père disparu, Costa va devoir apprendre à grandir seul, son père étant trop occupé à travailler pour vivre. Comment un enfant se construit-il dans ce monde où le virtuel est tous les jours plus fascinant et le réel toujours plus âpre ?
Le texte de Sylvain Levey rejette tout défaitisme, toute noirceur, car Costa, entre sa naïveté d’enfant et le monde imaginaire que son Papé lui a légué, prend la vie à bras le corps. Il a faim d’aventures, de découvertes et d’humanité.
Invités sur le plateau : Jean-Claude Fall et Julien Bouffier
Radio clandestine au Domaine d’O, un texte de Ascanio Celestini, mise en scène de Dag Jeanneret avec Richard Mitou.
Un spectacle épuré où Richard Mitou raconte magnifiquement l’histoire bouleversante de l’exécution de 335 otages civils tués par les nazis en représailles à un attentat de la résistance, à Rome en mars 1944.
« L’ordre a déjà été exécuté ». C’est ainsi, par un simple entrefilet publié dans la presse, que la population romaine apprît en mars 1944, l’exécution de 335 otages. Une répression sanglante froidement organisée au lendemain d’un attentat de la résistance qui tua 33 soldats allemands Via Rasella, dans le centre de Rome. Dignitaires nazis et autorités policières fascistes établissent en quelques heures une liste de civils à abattre, 10 civils pour un soldat tué, froidement abattus dans d’anciennes carrières de la périphérie romaine.
Connue sous le nom de massacre des Fosses Ardéatines, cette tragédie est, encore aujourd’hui, un des souvenirs les plus vivaces de la période fasciste et de la résistance en Italie. Dans ce texte bouleversant, l’auteur, plongé dans les derniers mois de la guerre, raconte au présent l’enchaînement rapide des événements, le mensonge des autorités, la rébellion continue d’une population en apparence passive et très durement frappée.
Invités : Richard Mitou et Gérald Chevillon (clarinette)
De l’usage des bottines à La Vista ; un spectacle présenté par la Compagnie Amarante
Une meneuse de revue et six femmes en bottines, armées d’humour et d’amour, dansent, chantent, cuisinent, s’affolent et se répandent, s’esclaffent et se révoltent.
Elles racontent, elles chuchotent, elles nous font partager leurs coups de gueule, leurs coups de blues, sur fond de chansons d’hier et d’aujourd’hui.
Une atmosphère très « cabaret des années 30 à Berlin ». Un univers tendre et mordant.
Invitées : la compagnie Amarante
Qui a peur de Virginia Woolf de Edward Albee, au théâtre Pierre Tabard par la compagnie de l’Echarpe blanche.
Ça vous est déjà arrivé de vous retrouver avec un couple d’amis qui se chamaillent ? Pas réjouissant, n’est-ce pas ! mais ici c’est poussé à l’extrême. Georges et Martha se livrent à un combat où tout est remis en question, dans une sorte de fête panique, qui les conduit à une violente catharsis. Quand le jeu cessera, la vérité et l’espoir seront au rendez-vous.
Autour d’un verre « amical », le ménage se déchire sous les yeux d’un jeune couple, Nick et Honey, dans un déballage quasi-apocalyptique de vérités et de mensonges. Martha, hantée par le vide de la maternité, désabusée , est d’une méchanceté sans limite. Honey refuse de passer à l’acte de la maternité : tuer l’enfant (même si le sacrifice est imaginaire !) est un point commun au mal-être de ces deux couples dans l’intimité de leur chair.
Jeux et masques s’imposent dans cette cérémonie initiatique qui commence par une procession, comme le carnaval commence par une parade : c’est le début du rite. Et si l’on porte un masque (celui du loup « woolf » ou autre), c’est à un bal masqué qu’on est convié, avec une mise à mort programmée, comme à la corrida. Où s’arrête le jeu ? Où s’arrête la vie ?
Cette pièce, très noire, est un grand classique du théâtre américain.
Invités : Suzanne de Morlhon, Jean-Louis Sol et Alexandre Charlet
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Animateur(s) :
Florent Robin, Julie Cadilhac...
Réalisation Technique :
Bruno Bertrand










