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Divergence Numérique n°64
jeu 18 fév 2010 - 19h, rediff. sam 20 fév 2010 - 18h
jeudi 18 février 2010, par ,
Franck Riester : la loi Hadopi n’est pas limitée à la musique et au cinéma
La loi Hadopi pourrait être applicable à d’autres secteurs que le cinéma et la musique. C’est ce qu’a déclaré Franck Riester au cours d’une interview avec Légipresse. Le membre du collège de la Haute Autorité a ainsi cité la presse, le livre ou encore l’audiovisuel.
Initialement calibrée pour contrer le piratage de masse qui ravagerait prétendument les industries du disque et du septième art, la loi Hadopi pourrait très bien intervenir dans d’autres domaines que la musique ou du cinéma. C’est ce que révèle Franck Riester, ancien rapporteur du projet de loi à l’Assemblée nationale et actuel membre du collège de la Haute Autorité, dans un entretien accordé à Légipresse.
Souhaitant vivement que les premiers mails partent le plus vite possible (la loi doit être en marche en 2010), le député confie cependant que les décrets d’application ne sont toujours pas prêts. "Cela devrait être dans les semaines qui viennent" a-t-il expliqué, sans pour autant être capable de fournir la moindre date. Cela reste malgré tout "une priorité" pour le collège de la Haute Autorité "d’avoir ces décrets très rapidement".
Mais le plus intéressant est à venir. À la question de savoir si les éditeurs de presse pourront saisir la Hadopi, Franck Riester annonce la couleur : "concernant les rôles et les missions de la Hadopi, moi je fais parti de ceux qui sont très partisans que les missions de la Hadopi ne soient pas focalisées uniquement sur la musique, ni même le cinéma. C’est l’audiovisuel, et plus largement la presse, le livre, bref tout ce qui tourne autour de la bonne gestion des droits, du respect des droits, des œuvres sur internet".
Source : Julien L http://www.numerama.com/magazine/15...
La Loppsi a été adoptée par l’Assemblée nationale
Comme prévu, le vote solennel sur la Loi d’Orientation et de Programmation pour la Sécurité Intérieure (LOPPSI) a eu lieu mardi 16 février 2010 à l’Assemblée nationale. Et sans surprise, le texte a été adopté avec une confortable majorité. Désormais, le texte va être examiné par le Sénat, avant de rentrer dans le corpus législatif.
312 voix pour, 214 voix contre. Sans surprise, l’Assemblée nationale, réunie pour le vote solennel, a adoptée la Loi d’Orientation et de Programmation pour la Sécurité Intérieure (LOPPSI). La majorité présidentielle a très largement soutenu ce texte, à l’exception notable de Michel Heinrich et Christian Vanneste qui se sont abstenus. Le Nouveau Centre a également voté pour, tandis que les autres formations politiques (Parti socialiste, communistes, verts) se sont globalement prononcées contre.
Cependant, avant de devenir loi, le projet doit désormais être examiné par le Sénat. Si la chambre haute vote le texte dans les mêmes termes que la chambre basse, alors la LOPPSI sera ensuite promulguée par le chef de l’État, pour ensuite entrer en application. En revanche, si le texte est modifié à l’issue de son examen par le Sénat, le parlement pourra essayer d’uniformiser les deux textes à travers une commission mixte paritaire composée de quatorze parlementaires (sept députés et sept sénateurs). C’est cependant l’Assemblée nationale qui aura le dernier mot si aucune solution n’est trouvée.
Si le projet sécuritaire est vaste, le chapitre concernant Internet a été particulièrement critiqué. Parmi les dispositions les plus polémiques, nous retrouvons le filtrage des sites pédo-pornographiques par les fournisseurs d’accès à Internet, le déploiement de logiciels espions dans les ordinateurs ou encore la naissance d’un délit d’usurpation de l’identité sur le web.
D’aucuns objecteront sans doute que l’installation des mouchards sera encadrée par les juges d’instruction, afin de donner une légitimité judiciaire à ce processus. Cependant, Nicolas Sarkozy a programmé la mort prochaine du juge d’instruction. Il ne restera dès lors plus que le procureur de la République pour encadrer et surveiller ces dispositifs. Or, le procureur est lié au parquet, qui lui-même est rattaché à la chancellerie.
http://www.numerama.com/magazine/15...
Pause musicale
L’ESPION DE LOPPSI au rayon informatique de la supérette sécuritaire...
par la parisienne libérée
http://laparisienneliberee.blogspot...
Projet Odebian : un live CD Linux anti-LOPPSI
Odebian et la réponse de la Ligue Odebi au projet de loi LOPPSI. Adopté à l’Assemblée nationale (en première lecture), le texte doit encore être examiné par le Sénat. Cependant, pour la Ligue, il n’est pas question d’attendre un hypothique retournement de situation. Le projet Odebian vise à préserver la vie privée et la confidentialité des internautes.
À peine adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale que déjà des outils anti-LOPPSI se mettent en place. C’est le cas de la Ligue Odebi, qui s’est montrée très critique envers le projet de loi portée successivement par Michelle Alliot-Marie puis Brice Hortefeux, en déployant le projet Odebian. Il s’agit d’une distribution Linux basée sur Debian et proposée sous la forme d’un Live CD, le tout "paramétré pour une protection maximale de la vie privée".
Le projet Odebian se veut accessible au plus grand nombre. Grâce au principe du Live CD, il n’est pas nécessaire d’installer quoi que ce soit sur l’ordinateur. Il suffit simplement d’avoir le projet gravé sur un CD et de régler le démarrage de l’ordinateur sur le lecteur plutôt que sur le disque dur. Cependant, pour les plus néophytes en informatique, il sera également possible de lancer le projet grâce à une clé USB.
D’ailleurs, comme l’explique le site du projet, Odebian "devra fournir un système accessible à tous nos concitoyens, madame michu compris. Le genre de truc à avoir dans sa poche afin de pouvoir utiliser de manière sécurisée n’importe quel ordinateur, où que l’on soit sur la planète. Ce qui impliquera de notre part un travail de tests et d’intégration pour fournir un outil simple d’utilisation".
Pour l’heure, le projet en est ses débuts. La Ligue Odebi lance donc un appel à tous les internautes souhaitant participer à Odebian, afin de le rendre le plus efficace possible. Par défaut, Odebian intégrera notamment des outils de chiffrement et cherchera à faire transiter les connexions à travers TOR, un réseau décentralisé oeuvrant pour l’anonymat des internautes. Et puisqu’il s’agit d’un Live CD, l’ordinateur ne conservera aucune trace d’installation.
Rappelons que les principales dispositions sécuritaires concernant Internet touchent le filtrage des sites pédo-pornographiques par les FAI, la mise en place de logiciels espions dans les ordinateurs des particuliers ou encore la création d’un délit d’usurpation de l’identité sur le web. Autant de mesures qui ont provoqué débats et polémiques dans la société civile et dans la classe politique.
Julien L : http://www.numerama.com/magazine/15...
Nouveau conseil d’administration au sein de l’APRIL.
L’April a le plaisir de vous annoncer l’élection de son nouveau conseil d’administration qui sera cette année présidé par Tangui Morlier.
Administrateur depuis 2007, Tangui Morlier est investi dans les communautés du libre depuis 2001. Membre actif de Copyleft Attitude2 et de StopDRM3, il a rejoint l’April en 2006 en participant aux actions menées durant la loi DADVSI. Depuis deux ans, il est en charge des dossiers Entreprise/Économie au sein du conseil d’administration.
« Après avoir passé cinq ans à la tête de l’association, il m’a semblé important pour l’April de favoriser l’émergence de nouvelles compétences » indique Benoît Sibaud, l’ancien président de l’association. « Je resterai bien évidemment investi dans l’association, notamment en participant au travail du conseil d’administration. »
« J’espère pouvoir continuer le travail mené par Benoît ces cinq dernières années. Lorsqu’il est devenu président, l’association ne comptait que 500 membres et n’avait pas de permanent. Il quitte ses fonctions avec un bilan incroyable : l’April est supportée maintenant par plus de 5000 membres et a su rendre pérennes ses missions de défense et de promotion du Logiciel Libre en embauchant 3 salariés. Le fait que Benoît reste au bureau et accepte de m’épauler en tant que vice-président est pour moi très important » a déclaré Tangui Morlier.
Au-delà du changement de président, le renouvellement de l’équipe dirigeante de l’association s’illustre par l’arrivée de François Poulain au poste de trésorier et Lionel Allorge au poste de secrétaire ainsi que par l’entrée au sein du conseil d’administration de Rémi Boulle, Annaïg Denis, Alexis Monville et Rayna Stramboliyska. Afin de respecter la limite statutaire du nombre de membres, le départ de Tony Bassette (membre fondateur de l’April), Estelle Falcy, Éric Leclercq et Jérémy Monnet est à noter. Nous les remercions chaleureusement pour l’excellent travail fourni au sein du conseil d’administration.
L’April promeut et défend le Logiciel Libre depuis 1996. De 1999 à 2009, sans faillir dans ses missions de valorisation du Logiciel Libre, elle a été très active pour informer sur les dangers des brevets logiciels, des verrous numériques ou des mouchards filtrants. L’année 2009 a été particulièrement riche comme en atteste le rapport moral : HADOPI, FreeSoftwarePact.eu, participation à la mission Fourgous,... 2010, au vu de l’actualité politique, pourrait permettre à cette équipe renouvelée de pouvoir enfin ré-équilibrer ses efforts et ainsi mieux valoriser les activités apriliennes de promotion du Logiciel Libre.
http://www.april.org/fr/tangui-morl...
Pause musicale
Google offre deux millions de dollars à Wikimedia. Et Knol alors ?
À croire que la célèbre devise de Google finira par devenir "Don’t be evil, be generous". Connu pour ses importants dons envers la Fondation Mozilla, pourtant en concurrence directe avec Google Chrome, la firme de Mountain View surprend à nouveau en offrant deux millions de dollars à la Fondation Wikimedia, qui gère notamment l’encyclopédie Wikipédia. Or, il y a quelques années, Google lançais un projet concurrent, Knol...
La nouvelle a d’abord fuité sur Twitter. Dans un message publié il y a quelques heures, Jimmy Wales - le fondateur de Wikipédia - a annoncé que "Google a donné deux millions de dollars à la Fondation Wikimedia". Ouverte en 2003, la fondation est responsable des nombreux projets gravitant autour de Wikipédia, l’encyclopédie libre et gratuite. Nous retrouvons entre autres Wiktionary (dictionnaire), Wikisource (textes dans le domaine public), Wikimedia Commons (ressources multimédias), mais également Wikinews (informations), Wikiquotes (citations) ou encore Wikispecies (répertoire du vivant).
Pour soutenir le développement de l’encyclopédie, les administrateurs de Wikipédia lancent régulièrement des campagnes de dons. Objectif : inciter les internautes à donner un petit quelque chose pour que le projet encyclopédique reste viable. Car sans argent frais pour maintenir les serveurs, obtenir de la bande passante et pour rémunérer les quelques employés de la fondation, nul doute que Wikipédia se serait rapidement effondré.
Ainsi donc, soutenue par 240 000 donateurs, l’encyclopédie en ligne a récolté pas moins de 8 millions de dollars pour sa collecte de 2009. Avec le concours de Google, c’est 10 millions de dollars qui vont permettre à la Fondation de poursuivre sa mission. "Wikipédia est l’un des grands triomphes d’Internet" a déclaré Sergey Brin, co-fondateur de Google. "Ce vaste dépôt de contenu généré par la communauté est une ressource inestimable pour toute personne en ligne".
Mais avec ce don important, quid de Knol ? Il y a en effet quelques années, Google lançais son propre projet collaboratif. Mais à la différence de Wikipédia qui mise sur le bénévolat et autorise même les internautes anonymes à participer, Knol avait fait le pari inverse. Non seulement les auteurs des articles sont clairement identifiés, mais en plus ces derniers ont la possibilité d’être rémunérés.
Doit-on comprendre que Google se désintéresse de Knol ? Ou bien l’entreprise américaine a une telle vision de la philanthropie qu’elle se sent d’attaque pour soutenir la concurrence ? Ce n’est pas forcément impossible. Dans le domaine des navigateurs web, Google est connu pour ses généreux dons envers la Fondation Mozilla qui édite le fameux Firefox. Or, Google développe pourtant sa propre solution, Chrome.
http://www.numerama.com/magazine/15...
OpenOffice.org 3.2 est disponible
OpenOffice.org a bientôt 10 ans (l’ouverture du code source de StarOffice par Sun date de juin 2000) et la version 3.2 de la suite bureautique libre et multi-plateforme vient d’être rendue publique le 11 février 2010 (il s’agit de la première version de l’ère Oracle et vraisemblablement la dernière avant le changement d’interface qui devrait être proposé cet été).
En bref : OpenOffice.org 3.2 travaille plus vite, offre de nouvelles fonctionnalités ainsi que l’amélioration de celles existantes. Quelques exemples :
- Le temps de démarrage à froid réduit de 46% pour le traitement de texte et le tableur ;
- Prise en charge des polices OpenType basées sur Postscript, ainsi que sur la technologie de police Graphite (utilisée dans certaines langues utilisant un alphabet non roman) ;
- Impress et Draw prennent en charge les commentaires (précédemment connus comme notes) pour le travail collaboratif ;
- L’assistant de création de diagramme inclut maintenant les diagrammes à bulles

Bien que seuls des formats ouverts puissent assurer la pérennité des documents, la prise en charge des fichiers de suites propriétaires a également été améliorée. Pour plus de détails et précisions une liste des améliorations est disponible. Et pour ceux qui n’auraient pas fait de mise à jour depuis la version 3.0 (octobre 2008), la liste des changements de la version 3.1 (mai 2009) est toujours en ligne. Enfin, n’oubliez pas : vous pouvez contribuer à OpenOffice.org et à ses extensions.
http://fr.openoffice.org/servlets/N...
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Vidéos du thème « Systèmes embarqués et matériel libre » des RMLL 2009
Free Electrons vient de mettre en ligne quinze vidéos de conférences des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre 2009, qui se sont déroulées à Nantes en juillet 2009. Au programme, des conférences du thème « Systèmes embarqués et matériel libre » :
- Xenomai sur cible ARM9 i.MX et mesure non intrusive des performances du système
- USRP et GNURadio pour le prototypage d’algorithmes de communication radiofréquence
- Trampoline : une plateforme libre pour les systèmes embarqués basée sur OSEK/VDX et AUTOSAR
- Traitement d’images vidéo en temps réel sur FPGA
- Systèmes d’exploitation libres pour Nintendo DS : uClinux et RTEMS
- Streaming vidéo H.264 facile avec Linux et le processeur i.MX sur plateforme Armadeus
- Le projet OpenWrt
- Haiku : portage sur une nouvelle architecture
- Construire un système Linux embarqué avec Buildroot
- Branchez-le et jouez avec !
- Étude d’un système d’exploitation pour microcontrôleur MSP430 : développement d’un driver FAT pour tinyOS-2.x.
http://free-electrons.com/fr/blog/v...
Création du CNLL
Les grandes associations régionales d’entreprises du logiciel libre en France forment ensemble le Conseil National du Logiciel Libre (CNLL).
Le CNLL a pour vocation de parler au nom de l’ensemble de la filière économique du logiciel libre, sans discrimination, afin de faire connaître les bénéfices du logiciel libre dans le contexte actuel de relance économique, et de faire entendre les demandes de ses membres auprès des pouvoirs publics, pour un soutien à l’activité économique de la filière. Selon une étude de Pierre Audoin Consultants pour l’OPIIEC publiée début 2009, le Logiciel Libre représente un marché de 1,1 milliards d’Euros en France en 2009, et connaît une croissance soutenue de plus de 30% par an malgré la crise.
Regroupant 10 associations, représentant plus de 200 entreprises de toutes les régions de France, le CNLL aura une légitimité certaine dans son rôle de représentant de l’écosystème des entreprises du logiciel libre, au plan national.
Les membres fondateurs du CNLL sont : Alliance Libre, Cap Libre, Collibri (Cap Digital), GT LL (System@tic), Libertis, OSS@TV (Telecom Valley), PLOSS, PLOSS RHA, Pôle Nord, ProLibre. Ces associations et groupements d’entreprises jouissent déjà d’une grande légitimité et mènent une action reconnue au niveau régional, pour la promotion de l’économie du libre.
Chacun de ces membres a nommé un représentant au sein du bureau du CNLL, qui a élu Patrice Bertrand porte-parole du Conseil.
Les représentants des membres se réuniront chaque mois pour faire avancer une feuille de route ambitieuse, avec pour objectif principal de dynamiser et structurer l’ensemble de l’écosystème des entreprises du logiciel libre en France.
Le CNLL s’est en effet donné pour missions, dès l’année 2010 :
- De représenter l’écosystème des entreprises du logiciel libre auprès des pouvoirs publics et des organisations nationales existantes.
- D’aider, grâce aux échanges de bonnes pratiques, au développement des organisations régionales qui le composent, et qui sont elles-mêmes des interlocuteurs privilégiés des collectivités territoriales et des services déconcentrés de l’Etat.
- D’assurer une visibilité plus importante de l’ensemble des acteurs économiques de l’écosystème, de leur offre de logiciels et de services, de leurs atouts spécifiques et de leurs besoins, notamment en termes d’emploi et de formation.
- De permettre à l’ensemble des entreprises de la filière de se reconnaître en son sein, d’échanger et de travailler ensemble dans une volonté partagée de synergies et de création de valeur.
- De soutenir les principales manifestations nationales consacrées au logiciel libre : Solutions Linux, RMLL, OWF. -* De relayer, au niveau national, les actions et la communication de ses membres, les associations régionales d’entreprises logiciel libre.
Le CNLL a également vocation à représenter la filière des entreprises du libre à l’international, en étant l’interlocuteur des organisations du libre d’autres pays, afin de mettre en place des actions communes au niveau européen.
http://cnll.fr/news/communique-de-p...
19:35
Mathieu Bec travaille depuis 6 ans à la médiathèque municipale de Teyran et apporte son témoignage en ce qui concerne les ateliers de créations multimédia développés dans cette structure grâve à l’utilisation de logiciels libres et à l’exploitation d’Ubuntu
Pause musicale
Agenda du libre
Playliste piochée dans http://www.dogmazic.net/
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