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Divergence Numérique 73

G.I.B. \o/, HADOPI en force, FSF contre le Flash

Jeu 6 mai 2010 - 19h00, rediff. sam 8 mai - 18h00


samedi 8 mai 2010, par Anaël Navarro, Gilles Gouget, Pascal Rullier (Date de rédaction antérieure : 6 mai 2010).

C’est avec une équipe enfin au complet que votre RDV avec l’actualité du Libre vous est ce soir proposé ! (à suivre, la premiere clavicule sous GPL).

Plus sérieusement, c’est une fois de plus le plein de nouvelles qui alimente cette édition, mais patience... bientôt des interviews... les RMLL c’est demain, et plein de surprises pour la rentrée prochaine ;)

L’HADOPI passera en force pour envoyer ses premiers mails

L’Hadopi a confirmé ce lundi 3 mai 2010 lors d’une conférence de presse que l’envoi des premiers mails se fera sans attendre la publication des fonctionnalités pertinentes que devront revêtir les moyens de sécurisation. Michel Riguidel, enseignant-chercheur à Telecom Paris Tech, doit rendre en septembre un rapport sur les fonctionnalités souhaitées, mais l’envoi des premiers mails pourraient bien se faire fin juin.

Par ailleurs, l’Hadopi a laissé entendre que l’installation d’un moyen de sécurisation pourrait ne pas être suffisante à prouver sa bonne foi en cas d’infraction répétée, et qu’elle demandera aux internautes suspectés d’apporter des éléments complémentaires. Ce qui pose une question : quid, une fois encore, de la présomption d’innocence ?

Le décret en Conseil d’état sur la définition de la sanction de négligence caractérisée pourrait par ailleurs être publiée d’ici deux mois, selon les voeux pieux de l’Hadopi.

Guillaume Champeau http://www.numerama.com/magazine/15...


Hadopi : un vice de forme attaqué devant le Conseil d’Etat !

Le fournisseur d’accès associatif FDN a annoncé ce jeudi qu’il saisissait le Conseil d’Etat en vue de faire annuler le décret publié au mois de mars, qui crée le fichier des infractions de l’Hadopi et désigne les informations que les fournisseurs d’accès devront transmettre à la Haute Autorité.

French Data Network (FDN) crée la surprise. Le plus vieux fournisseur d’accès à Internet déclaré auprès de l’ARCEP, dirigé par le très charismatique Benjamin Bayart, a décidé d’attaquer devant le Conseil d’Etat le décret portant création du fichier de l’Hadopi. "Ce décret, prévu par la loi HADOPI, a en effet été pris sans avis de l’ARCEP, alors qu’il porte sur les activités des opérateurs, et que l’article L. 36-5 du Codes des Postes et Communications Électroniques indique qu’en pareil cas l’avis de l’ARCEP est obligatoire", justifie aujourd’hui Benjamin Bayart.

En tant que destinataire du décret, l’opérateur associatif demande dans sa saisine au Conseil d’Etat "d’annuler le décret 2010-236 du 5 mars 2010 relatif au traitement automatisé de données à caractère personnel autorisé par l’article L. 331-29 du code de la propriété intellectuelle dénommé « Système de gestion des mesures pour la protection des œuvres sur Internet »".

"Ce décret est entaché d’un vice de forme puisque le Gouvernement a omis de consulter l’ARCEP, et ce alors que la loi le lui impose conformément à l’article L.36-5 du Code des postes et communications électroniques". Cet article dispose que "l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes est consultée sur les projets de loi, de décret ou de règlement relatifs au secteur des communications électroniques et participe à leur mise en œuvre".

"Il s’agit au sens de votre jurisprudence d’une formalité substantielle justifiant une annulation dudit décret. Non seulement la consultation est imposée par la loi, mais en outre cette omission a pu exercer une influence sur la décision", indique la lettre adressée au Conseil d’Etat. "Plus généralement cette formalité avait à l’évidence pour objet d’accorder des garanties aux administrés".

S’il est annulé, le décret devra non seulement être revu, cette fois après consultation de l’ARCEP. Mais aussi revenir dans les mains de la CNIL qui doit également être consultée. Ce qui retardera de longs mois l’envoi des premiers mails.

Guillaume Champeau http://www.numerama.com/magazine/15...


L’Hadopi va-t-elle s’attaquer aussi aux streaming, newsgroups et sites d’hébergements ?

Nous l’avons régulièrement répété, l’Hadopi ne s’attaquera qu’aux réseaux P2P. C’est effectivement le seul mode d’accession aux contenus qui permet à un tiers, qui n’est ni l’hébergeur ni le fournisseur d’accès à Internet, de collecter l’adresse IP de ceux qui téléchargent. Or sans adresse IP, pas de riposte graduée. Le décret sur la création du fichier Hadopi exige d’ailleurs de conserver le nom du "protocole pair à pair utilisé", ce qui exclut toute autre technologie.

Mais il y a bien l’intention d’aller au delà du P2P, en s’attaquant en particulier au streaming, au téléchargement sur les newsgroups, ou sur les sites d’hébergement comme RapidShare. C’est un des messages qu’a souhaité passer lundi soir l’Hadopi, et en particulier l’ancien ministre de la culture Jacques Toubon. Nos confrères d’Electron Libre croient d’ailleurs savoir qu’un "sixième décret est dans les tuyaux, qui permettra à l’Hadopi d’étendre son action à d’autres pratiques que celle des échanges illicites entre particuliers sur les réseaux peer-to-peer, comme le streaming illégal ou le téléchargement sauvage d’œuvres protégées par le droit d’auteur sur certaines plateformes d’hébergement".

Nous n’y croyons pas beaucoup, pour la simple raison que l’arsenal juridique est déjà suffisant pour s’attaquer à toutes les autres formes de téléchargement ou de streaming que le P2P. Il suffit d’employer les dispositions de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN), pour obtenir des hébergeurs qu’ils suppriment les contenus illicites. Depuis la loi Hadopi, l’article L336-2 du code de la propriété intellectuelle permet aussi aux titulaires de droits de saisir le juge des référés pour qu’il ordonne "toutes mesures propres à prévenir ou à faire cesser une telle atteinte à un droit d’auteur ou un droit voisin, à l’encontre de toute personne susceptible de contribuer à y remédier". Il s’agit d’une disposition qui vise clairement à obtenir le filtrage de sites auprès des fournisseurs d’accès à Internet. Mais il n’y a pas besoin de décret pour l’activer. Que pourrait faire de plus l’Hadopi ?

En réalité, seule une mesure plus systématique (telle que la transmission par l’Hadopi aux FAI d’une liste de sites à bloquer), qui remettrait en cause l’équilibre de la LCEN et la neutralité du net justifierait, peut-être, un nouveau texte réglementaire. "Il faut bien comprendre que la neutralité du Net s’arrête là où le droit de propriété est bafoué", indiquait hier David El Sayegh, le président du SNEP, le syndicat des maisons de disques, pour expliquer que l’Hadopi s’attaquera à d’autres méthodes que le P2P.

De même, nos confrères de PC Inpact ont pointé du doigt les positions anti-neutralité du net de Michel Riguidel, l’homme chargé d’accoucher d’ici septembre les "fonctionnalités pertinentes" que devront avoir les "moyens de sécurisation" imposées aux abonnés à Internet. M. Riguidel est un farouche défenseur du Deep Packet Inspection (DPI), une technique qui permet de vérifier à la volée le contenu d’un paquet pour décider de son sort sur le réseau. Pour lui, la neutralité du net est une "écume politico médiatique". Faut-il en conclure que des "fonctionnalités pertinentes" ne seront pas imposées aux abonnés mais aux FAI, pour qu’ils mettent en place un filtrage sur le réseau ? A ce stade, c’est prématuré de l’avancer.

D’autant que le Conseil constitutionnel (encore lui) veille. Dans sa décision sur la loi Hadopi 1, il avait imposé - au nom du respect de la liberté de communication, l’intervention du juge avant tout filtrage, et exigé qu’une telle mesure ne puisse être ordonnée qu’après une procédure contradictoire. Il avait aussi insisté sur le fait que le tribunal ne pourrait prononcer que des mesures "strictement nécessaires à la préservation des droits en cause", ce qui dans les faits interdit toute mesure qui fait courir le risque d’un surblocage. Or ce sont, techniquement, les seules à pouvoir être vraiment efficaces. Le Conseil d’Etat, qui juge la constitutionnalité des décrets, ne pourra que suivre la même grille de lecture.

Source Guillaume Champeau : http://www.numerama.com/magazine/15...


Brevet DPI et sécurisation : un résumé, une précision - Une précision fourre-tout ?

Dans l’actualité sur le brevet sur la sécurisation des flux, PC Inpact a tenté de retracer l’histoire d’HADOPI autour des moyens de sécurisation. Si l’on compile cette longue chaîne de faits imbriqués, retenons :

Une invention sur la sécurisation des flux et l’inspection a fait l’objet d’un dépôt de brevet en juin 2009. Elle est signée Michel Riguidel, ancien prof de Télécom ParisTech, et Laurent Ladouari, notamment. Technique et théorique, ce brevet cumule tatouage des flux et contenus, inspections, et évoque l’intervention éventuelle d’une autorité judiciaire. Il apporte ainsi sa contribution à la lutte contre le téléchargement illicite.

Laurent Ladouari fut conseiller NTIC de Christine Albanel lors de la construction du texte Hadopi, dès les accords Olivennes. Michel Riguidel s’est vu confié voilà peu une mission sur les moyens de sécurisation et le filtrage par l’HADOPI (fin avril 2010).

Ce dépôt de brevet a pour demandeur le « groupe des écoles des télécommunications ». Ce groupe était présidé par Pascal Faure. L’intéressé fut l’un des membres de la mission Olivennes, pépinière des lois HADOPI 1 et 2. Il représente depuis le 14 septembre 2009 l’Etat chez Orange. Christine Albanel a rejoint cette entreprise en février 2010 comme directrice exécutive en charge de la Communication, du Mécénat et de la Stratégie dans les Contenus.

Le « groupe des écoles des télécommunications » est en fait un nom désuet. Il a été rebaptisé depuis longtemps « Institut Télécom ». Depuis le 24 septembre 2009, l’Institut est présidé par Jean-Bernard Lévy, actuel président du directoire de Vivendi. Le propriétaire du numéro 1 de l’édition et la distribution musicales, Universal Music Group.

Marc Rees http://www.pcinpact.com/actu/news/5...


La FSF ne veut ni du Flash d’Adobe, ni du "web ouvert" façon Apple

La Fondation pour le Logiciel Libre (FSF) ne veut pas arbitrer entre Adobe et Apple dans le combat qui oppose les deux sociétés et leur conception du web. Selon la FSF, les deux entreprises ne cherchent qu’à imposer un web qu’ils contrôlent, à l’antithèse du "web libre" officiellement défendu par Apple.

En livrant sa diatribe publique contre Adobe et son format Flash, Steve Jobs en a profité pour défendre l’idéel selon laquelle Apple serait le champion du web ouvert. "Adobe prétend que nous sommes une système fermé, et que le Flash est ouvert, mais en réalité c’est le contraire qui est vrai", a ainsi écrit le patron d’Apple. Dans son billet, Steve Jobs assurait que la firme de Cupertino militait pour un "web ouvert" basé sur les standards HTML5, CSS et Javascript, et que c’était pour lui la voie de l’avenir. Il a même été rejoint quelques jours plus tard par Microsoft, qui a également déclaré sa flamme au HTML5, et au format vidéo H.264.

Mais la Free Software Foundation (FSF) ne l’entend pas de cette oreille. Dans une tribune publiée par Ars Technica, le directeur des opérations de la fondation pour le logiciel libre John Sullivan remet les belligérants à leur place. "Regarder deux sociétés de logiciels propriétaires opposées profondément à la liberté des utilisateurs d’ordinateurs se renvoyer dos à dos des accusations pour savoir qui est le plus opposé à la liberté est pour le moins surréaliste", commence Sullivan. Pour lui, "ce qu’ils appellent la liberté n’est pas la liberté du tout, c’est [leur liberté à eux] de contrôler leurs utilisateurs".

John Sullivan se félicite de l’adoption du HTML5 par Apple, mais il rappelle que "pour avoir un Web irrévocablement libre, les standards de publication sur le Web et le logiciel qui permet d’y accéder doivent être libres". Sans navigateur et système d’exploitation libre et ouvert, il n’y aurait pas de web ouvert.

Il critique donc longuement la politique ultra-propriétaire d’Apple avec son App Store et son iPhone OS, et accuse la firme de promouvoir le format vidéo H.264 pour le web, alors qu’il est couvert par des droits de propriété intellectuelle qui interdisent sa libre exploitation.

La Fondation rappelle que pour lire le format H.264, les éditeurs de navigateurs doivent en effet accepter de préciser dans leurs conditions d’utilisation que "ce logiciel est licencié sous le portefeuille de brevets AVC pour l’utilisation personnelle et non commerciale d’un consommateur". La licence peut être révoquée, et l’utilisation du H.264 à des fins commerciales est interdite sans rémunération des droits. C’est la raison du refus de Mozilla d’intégrer le H.264 dans Firefox. Et c’est aussi pourquoi nous disions en début d’année que la gratuité du format H.264 reconduite jusqu’en 2016 était en réalité un piège destiné à se refermer sur le logiciel libre.

La FSF milite pour l’adoption du format Ogg Theora, et souhaite que Google publie le codec VP8 sous licence libre, pour porter un coup peut-être fatal au H.264.

Steve Jobs concluait sa lettre en disant que "Adobe devrait dépenser plus d’énergie à créer d’excellents outils HTML5 pour l’avenir, et moins à critiquer Apple parce qu’il laisse le passé derrière lui". En écho, John Sullivan répond que "le passé que nous devons laissé derrière nous n’est pas juste le Flash, c’est aussi les logiciels propriétaires d’Apple". "Il y a plein de place pour qu’ils nous rejoignent dans le monde libre, mais ils doivent arrêter de prétendre que leurs petites cages sont le monde libre".

Guilaume Champeau : http://www.numerama.com/magazine/15...


SIALLE enfin libre

Le Service d’Information et d’Analyse des Logiciels Libres Éducatifs (SIALLE) est une plateforme web qui vise à offrir aux enseignants des informations sur l’offre en matière de logiciels libres éducatifs.

C’est un service proposé par le Ministère de l’Éducation Nationale via le SCEREN/CNDP. Lorsqu’un auteur de logiciel libre éducatif souhaitait y soumettre son logiciel, il devait obligatoirement accepter la « charte licence SIALLE ». Cette dernière apparaissait comme étant une véritable substitution de la licence de logiciel libre initialement choisie. Nous avons parlé ici même de « relicenciement forcé ».

Fin mars, l’April a rencontré un membre du cabinet du Ministre de l’Éducation Nationale. Parmi les points évoqués figurait ce problème.

Suite à cette rencontre, la charte SIALLE a été modifiée. SIALLE respecte désormais sans ambiguïté les droits des auteurs de logiciels libres.

« Avec cette nouvelle présentation, la plate-forme SIALLE est une chance pour les auteurs de Logiciels Libres de faire connaître leur travail auprès de la communauté enseignante » a déclaré Bruno Coudoin, auteur du logiciel libre éducatif GCompris et qui fut le premier auteur à signaler le problème de la plateforme SIALLE.

Un site que tous les professeurs devraient avoir dans leurs marque-pages.

http://www.sialle.education.fr/


Calenco : une solution pour la documentation des projets libres ?

Les développeurs n’aiment pas écrire de la doc’, c’est bien connu. Les logiciels libres sont souvent issus de projets de développeurs. Et une des conséquences est que peu de logiciels libres proposent une documentation vraiment professionnelle.

Ceci a d’ailleurs été à plusieurs reprises cité comme un frein à son adoption en entreprise. Par exemple dans "Fundamental issues with open source software development" by Michelle Levesque : "Without adequate documentation, Open Source projects are inherently at a disadvantage". Soit en français, dans "Les soucis fondamentaux avec les développements open-source" de Michelle Levesque : "sans documentation appropriée, les projets open-source sont par nature désavantagés".

Développé par l’ancienne équipe documentation de Mandriva, Calenco est un outil Web sous licence AGPL qui peut aider à résoudre ce problème. La version 2.0.1 sortie tout récemment permet d’écrire de la documentation très rapidement avec un rendu pro dans de nombreux formats.

http://www.calenco.com/


Ubuntu 10.04 - Lucid Lynx - « Slim »

omme beaucoup d’entre vous le savent aujourd’hui, la distribution Ubuntu Lucid Lynx est sortie depuis peu et suscite beaucoup de satisfaction, mais également bien des désagréments. Un des plus connus, est l’alourdissement de l’ensemble de la distribution !

En effet les logiciels et services, toujours plus nombreux et imposés lors de chaque installation, alourdissent la distribution, et forcent beaucoup d’utilisateurs de tout horizon, désireux de choisir eux même leurs logiciels, à se tourner vers une installation minimale d’Ubuntu, via un cd minimal, n’installant rien de plus de base qu’un shell et quelques paquets.

Désormais, grâce à la variante « Slim » les aficionados de la distribution Ubuntu n’auront plus à juste "se contenter" de se tourner vers une net-install ou tout autre solution de ce genre nécessitant une intervention dans un shell, ou de se forcer à migrer vers Debian, alors qu’ils n’y sont pas forcément prêts, n’en ont pas envie, et ne veulent pas perdre les avantages d’Ubuntu (philosophie, outils graphiques, dépôts, PPA, etc.) !

La variante « Slim » est une version Desktop (LiveCD) classique d’ubuntu (Fat), dénuée de tous les logiciels et services superflus pré-installés de base, pour que tous ceux qui aimeraient pouvoir choisir de leur propre chef les logiciels qu’ils souhaitent installer, y trouvent enfin leur compte.

Actuellement, la version 32bits est disponible et fonctionnelle, la version 64bits devrait arriver sous peu, suivie par la version Netbook Remix. Ensuite apparaîtront respectivement la version Kubuntu (KDE) « Slim » et Lubuntu (LXDE) « Slim » (lorsque celle-ci sortira en version stable).

Mais cela ne s’arrêtera pas là, le projet visera à reproduire la même chose sur d’autres distributions, afin de laisser toujours plus de choix aux utilisateurs.

http://linuxfr.org/2010/05/02/26800.html


Ryzom devient entièrement libre !

La nouvelle vient d’apparaître sur les forums du jeu : Ryzom est le premier jeu de rôle en ligne massivement multijoueur (MMORPG) commercial à devenir entièrement libre ! Winch Gate Properties Ltd, développeur et éditeur du jeu, a décidé, en partenariat avec la Free Software Foundation, de mettre l’intégralité du code source du jeu (client, serveur, et outils annexes) sous licence AGPL3. Plus encore, toutes les données artistiques sont maintenant sous licence libre Creative Commons BY-SA.

Se félicitant de cette nouvelle, le directeur exécutif de la Free Software Foundation, Peter Brown a précisé : « C’est une occasion unique pour le mouvement du logiciel libre et l’émergence dans le domaine du jeu libre d’accélérer la production de jeux libres et de mondes 3D. Nous reconnaissons l’importance du jeu et le courant prédominant des jeux propriétaires, donc ce jour représente une avancée significative à partir de laquelle notre communauté peut en profiter. »

Cette nouvelle est la concrétisation des espoirs de toute une communauté, depuis que des employés de Nevrax, des joueurs ainsi que des personnalités du logiciel libre ont en 2006 lancé un appel aux dons pour racheter le jeu et le diffuser sous licence libre. L’appel d’offre avait alors été refusé, et la société Gameforge avait été désignée par le liquidateur judiciaire pour reprendre le jeu. L’accès au serveur continuera à être payant, afin de continuer à financer le développement (bien que plus rien n’empêche en théorie de monter un serveur alternatif). Pour information, le prix mensuel de l’abonnement varie de 77,95 € l’année (soit 6,50 € par mois) à 7,95 € pour un mois seul d’abonnement.

Ryzom n’est à l’heure actuelle disponible que sous Windows, mais fonctionne très bien sous Linux et Mac OS X via Wine. Un tutoriel est disponible sur le forum officiel. Le passage au libre quant à lui laisse évidemment espérer un portage natif !

http://www.linuxfr.org/2010/05/06/2...


Ekylibre : pour la gestion des TPE et des associations

La gestion des entreprises est l’une des premières activités gérée par l’informatique. Les grosses entreprises utilisent depuis une vingtaine d’année des progiciels tels que SAP, les PME ont eu la possibilité de s’équiper avec un Progiciel de gestion intégré libre tel que [1], mais les très petites entreprises (TPE) étaient toujours dans l’attente d’un logiciel à leur portée. Ekylibre est sans doute le progiciel qu’elles attendaient.

Une particularité de ce logiciel est de produire une comptabilité sans en faire. En effet, chaque opération de gestion telle qu’émettre une facture génère automatiquement une opération comptable. Ainsi, il n’est pas nécessaire d’être plus comptable qu’informaticien pour utiliser Ekylibre.

Le logiciel, sous licence GPL v3, initialement créé pour les agriculteurs a été également adapté à la gestion des associations. Ainsi, l’ABUL vient de l’adopter pour sa gestion et il sera aussi utilisé pour celle des RMLL 2010. Sa genèse, détaillée dans la suite de l’article est particulièrement intéressante et montre comment de nouvelles activités peuvent être créées et générer des emplois.

Ekylibre sera présenté pour la première fois à la foire de Bordeaux le vendredi 14 mai à 10h au hall 3.

http://www.linuxfr.org/2010/05/06/2...


Points Libres - Mai

Les AteLibres sont des ateliers pratiques sur le thème des logiciels libres organisés et animés par Montpel’libre et ses partenaires.

Dans la thématique des "Points Communs" de Kawenga, Montpel’libre vous propose d’assister aux "Points Libres". Le grand rendez-vous de tous les passionnés du logiciel libre. Cet atelier vous invite à découvrir la nouvelle version de SPIP, présentation des nouvelles fonctionnalités et utilisation de cette version 2.1. Commencer à faire connaissance avec ce système de gestion de contenu Web qu’est SPIP et créer son site internet, apprendre les bases, permettre aussi de faire connaissance avec les utilisateurs locaux de SPIP que l’on ne connait pas forcément.

Le vendredi 07 mai 2010, de 14h00 à 19h00.

Kawenga – 21, boulevard Louis Blanc 34000 Montpellier

Tramway Corum

GPS : Latitude 43.6146552, Longitude 3.8796387

http://www.montpel-libre.fr/Points-...


Musiques extraites du dernier album de Pierre Baron "Le Réveil" http://www.lereveil.fm/


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Animateur(s) :
Gilles Gouget Anaël Navarro Pascal Rullier
Réalisation Technique :
Bruno Bertrand
Licence de l'article :

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