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- Erik Orsenna - L’Avenir de l’eau, Petit précis de mondialisation n°2
lun 15 dec 2008 - 12h, rediff. - 17h
lundi 15 décembre 2008, par
Rediffusion de l’itv qu’Erik Orsenna a accordé aux micros de Divergence FM dans le cadre de sa venue à Montpellier le Mardi 25 novembre 2008.
Le livre
Au moment où la montée vertigineuse du prix des hydrocarbures fait se dresser à un horizon rapproché le spectre du tarissement de certaines ressources du sous-sol, où le renchérissement des matières premières suscite déjà au Sud des émeutes de la faim, menaçant au Nord des professions entières, remettant en cause des modes de vie, notamment des moyens de transport, voici qu’un péril plus angoissant commence à faire parler de lui : le problème de l’eau.
En quels termes se pose-t-il pour aujourd’hui et demain ?
Appliquant à cette ressource fondamentale, depuis toujours synonyme de vie, la méthode qu’il appliqua au coton dans son fameux Voyage aux pays du coton (180 000 exemplaires en édition courante), Erik Orsenna a sillonné tous les continents pour faire le tour de la question, étudiant à chaque escale un problème donné : stockage, recyclage, dessalinisation, pollutions, crues, pénuries, etc.
L’ouvrage est paru aux éditions Fayard au lendemain du Congrès mondial pour l’eau qui s’est tenu à Montpellier en septembre 2008.
“Dans dix ans, dans vingt ans, aurons-nous assez d’eau ? Assez d’eau pour boire ? Assez d’eau pour faire pousser les plantes ? Assez d’eau pour éviter qu’à toutes les raisons de faire la guerre s’ajoute celle du manque d’eau ?
Dans l’espoir de répondre à ces questions, je me suis promené. Longuement. Du Nil au Huang He (Fleuve Jaune). De l’Amazone à la toute petite rivière Neste, affluent de la Garonne. De l’Australie qui meurt de soif aux îles du Brahmapoutre noyées par les inondations…
J’ai rencontré des scientifiques, des paysans, des religieux, des constructeurs de barrages, des physiciens alpinistes qui mesurent sur tous les toits du monde la fonte des glaciers.
J’ai passé du temps avec les médecins de Calcutta qui luttent contre le choléra. J’ai écouté d’innombrables leçons, dont celle du scarabée de Namibie et celle du kangourou. Quelles sont leurs techniques pour survivre en plein coeur du désert ?
Peu à peu, j’ai fait plus ample connaissance avec notre planète. J’ai vu s’aggraver partout les inégalités, notamment climatiques. Mais j’ai vu aussi la réussite du pragmatisme, de belles coopérations entre administrations et entreprises privées. J’ai vu des illusions et des férocités à l’oeuvre. De retour de voyage, voici maintenant venu le moment de raconter.
Un habitant de la planète sur six continue de n’avoir pas accès à l’eau. Un sur deux vit sans système d’évacuation.
Pourquoi ?”
Erik Orsenna
Biographie
Né en 1947, Érik Orsenna est romancier et membre de l’Académie française.
Après des études de philosophie, de sciences politiques et d’économie, il devient enseignant-chercheur, puis docteur d’État en finance internationale et en économie du développement à l’Université de Paris I et à l’École normale supérieure. En 1981, il travaille au ministère de la Coopération, aux côtés de Jean-Pierre Cot. Conseiller culturel à l’Élysée de 1983 à 1984, il seconde Roland Dumas sur les questions africaines au ministère des affaires étrangères, au début des années 1990.
Parallèlement maître des requêtes au Conseil d’État en décembre 1985, il est nommé conseiller d’État en 2000.
Érik Orsenna fait partie du Haut Conseil de la Francophonie.
Érik Orsenna est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels La Vie comme à Lausanne (Seuil, 1977), prix Roger-Nimier 1978 et L’Exposition coloniale (Seuil, 1988), prix Goncourt 1988.
Érik Orsenna a notamment publié Histoire du monde en neuf guitares, avec Thierry Arnoult (Fayard, 1996), Deux étés (Fayard, 1997), Longtemps (Fayard, 1998), Portrait d’un homme heureux : André Le Nôtre (Fayard, 2000), La Grammaire est une chanson douce (Stock, 2001), Madame Bâ (Stock, 2003), Portrait du Gulf Stream : Éloge des courants : promenade (Seuil, 2005), Voyage aux pays du coton : Petit précis de mondialisation (Fayard, 2006) prix du livre d’économie 2007, Salut au Grand Sud, avec Isabelle Autissier (Stock, 2006) et La Révolte des accents (Stock, 2007).










