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Cold War Kids - Loyalty to loyalty (V2)

du 24 au 28 novembre, 9h10, 12h10 et 17h10.


lundi 24 novembre 2008, par Manuel Plaza

Le Rockstore était plein comme un oeuf en ce dimanche soir.

On y dénombrait même jusqu’à six animateurs de Divergence (de différentes émissions, s’entend), venus là séparément et sans concertation préalable (mention spéciale à Manu Deiller de "Faux Mouvement", vaillant caméraman, sur le côté droit de la scène dont on éspère voir prochainement les images ici même, why not ?).

Voilà donc qui valait bien qu’on revienne sur la sortie de Loyalty to loyalty, excellent second album des Californiens de Cold War Kids.

Des Californiens comme on les aime : pas bronzés et avec des dégaines de hobos hagards et hirsutes ; sans panoplie identitaire et surtout sans obsession particulière pour tel ou tel chapitre prétendument supérieur de l’histoire du rock.

Un côté passe partout et œcuménique, en somme, qui préserve les CWK de la hype mais ne faisait pas taire une rumeur persistante :car le quartet de Long Beach était précédé par une réputation de bestiole de scène ébouriffante et ultra généreuse Leur prestation dominicale nous aura largement rassurés sur ce point.

Les CWK ont livré des versions épileptiques de chansons aérées et nerveuses, hors d’âge et hors gabarit.

Un peu de name droping ? quelques visions fugaces et percutantes ? Banco : Tom Waits revisité par un Jeff Buckley colérique sur le groove apache de Moe Tucker ; Thom Yorke meets Pascal Comelade ; La Gretsch de Marc Ribot crachant ses zébrures réverbérées sur le piano saloon de Dylan, période « Ballad of a Thin Man ».

Voilà ce à quoi on peut parfois penser à l’écoute du disque.

Sur scène, en revanche, c’est différent : les Cold War Kids ne sont plus que les Cold War Kids (même lorsqu’ils reprennent Talking Heads) et c’est déja beaucoup. Soit une bande de vieux gamins qui arpentent rageusement la scène de long en large, s’invectivent, s’écoutent, cognent leurs instruments, et vivent intensément leurs chansons.

Et au dessus de tout ça, la voix de chaman de Nathan Willet ; intense, hypertendue et d’une rare expressivité.

Alors toute cette semaine, on joue les prolongations sur le 93.9


 
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