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Blocage de l'Université Paul Valéry : le silence est d'or et les grenades assourdissantes

mar 11 déc 2007 - 12h, rediff. 17h


mardi 11 décembre 2007, par Gilles Gouget

Université Paul Valéry : Le SNESup-FSU, premier syndicat de l’enseignement supérieur, demande la démission du président Miossec.

Au micro de Gilles Gouget, Alain Marchand, enseignant et représentant SNESup-FSU ;

Antoine, étudiant, témoigne des derniers événements.

communiqué SNES-FSU

à Mesdames et Messieurs les journalistes,

Suite aux "évènements", à la deuxième fermeture administrative de l’université et à l’intervention policière de ce matin sur le campus de Montpellier III, le SNESup-FSU, premier syndicat de l’enseignement supérieur, vous informe de sa position par le communiqué ci-joint.

Alors que partout en France la mobilisation des étudiants contre la loi LRU prend des formes alternatives à la grève et au blocage, la stratégie de tension de la présidence de Montpellier III a débouché sur ce qui était prévisible. Appeler les étudiants à "la mobilisation la plus importante", alors qu’aucune initiative n’était fixée et que l’université était ouverte, parler "d’extrême gravité" de la situation apparaîssaient comme une provocation et ne pouvait déboucher que sur des crispations antagoniques.

Alors qu’aucun incident notable ne s’est produit, contrairement à ses allégations, le président a interrompu la séance du CEVU qui devait se prononcer sur l’offre de formation à transmettre en urgence au Ministère et annoncé qu’il ne remonterait pas cette offre, fait évacuer illico le bâtiment administratif, annoncé la seconde fermeture administrative en un mois de l’Université, et "au moins jusqu’à Noel", et fait intervenir la police pour évacuer le campus (deux arrestations).

Ni le président, ni le secrétaire général - garants du maintien de l’ordre - n’ont accompagné en personne l’intervention policière sur le campus. Seules la maturité et la responsabilité des 200 à 300 étudiants, alors présents, ont pu éviter que des incidents graves se produisent.

Depuis un mois et demi, le président fait la preuve de son incapacité à mener le dialogue social et laisser le débat démocratique se dérouler, à gérer la crise universitaire, à assurer la continuité du service public et maintenant il hypothèque gravement l’avenir de l’offre de formation de l’université et donc l’existence de celle-ci. Il doit en tirer les conséquences et démissionner !

Le SNESup en appelle donc au Recteur, chancelier des Universités, pour assurer la continuité des missions de l’Université. Il appelle les autres syndicats, soucieux du service public, à s’associer à la demande d’audience que le SNESup, la CGT et Sud déposent auprès du Recteur.

Le Snesup dénonce l’intervention policière et la fermeture de l’Université. Il demande la tenue, en urgence, d’un CA extraordinaire.

Il appelle tous les personnels à se retrouver mardi 11 décembre à 11h devant les grilles Vasarely de l’Université pour analyser la situation et décider des actions à entreprendre.

Snesup-UPV, lundi 10 décembre 2007, 12h30

communiqué SNES-FSU

À la suite de l’interpellation du deuxième étudiant, et au portail du Val de Montferrand, lundi 10 décembre vers 11h, les policiers ont utilisé contre les étudiants, outre des bombes (spray) lacrymogènes, des "grenades assourdissantes", matériel anti-émeutes, et à tirs tendus : 3 étudiants-tes ont été blessés à la cuisse et une à la tête ; 4 sont aux urgences pour des troubles auditifs dont trois sérieux.

Voilà les "violences" sur le campus... Et sans autre commentaire !

Snesup UPV (14h10) le 10 décembre


 
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