Divergence FM Radio Divergence FM Radio Divergence FM Radio Divergence FM Radio Divergence FM Radio




Arthur H


mercredi 7 janvier 2004, par Gilles Gouget

Cerise sur le gâteau de cette seconde édition du Festival à 100%, Arthur H s’est accordé à l’unisson des questions de votre serviteur, accompagné pour l’occasion par Benoît, du magazine ’491’ (mensuel des cultures urbaines sur Lyon), et Fabrice du Cocazine. Pour ma part, ma première rencontre avec l’artiste, qui parle de sa voix grave qui cherche parfois ses mots pour être sûre qu’ils sont bien choisis, qui parle avec humanité et franchise, très en phase avec le texte que l’on peut lire sur le Shintaïdo, à la rubrique ’bibliothèque’ du très beau site d’Arthur H.

Gilles Gouget : Arthur H bonjour, et bienvenue Montpellier.

Arthur H : Merci.

G. G. : Tu es prsent pour cette 2me dition du Festival 100%, organis par le Cocazine. Un festival port par trs peu de moyens et beaucoup de bonne volont. Alors, toi qui depuis une quinzaine d’annes a pas mal roul ta bosse en France et ailleurs... est-ce qu’ ton avis c’est toujours comme a, les festivals, a se fait avec peu de moyens et beaucoup de bonne volont, ou a d’vient rare ?

A. H. : Ben, a dpend les festivals... Le Festival de Cannes, par exemple, c’est pas pareil (rire) ! Mais l... ben nous, on a apport quand mme notre smoking, ici, puisque c’est pas parce que c’est un p’tit festival avec pas beaucoup d’moyens et beaucoup d’volont qu’y faut pas un smoking. Dj. Et puis, ouais, a m’arrive de jouer dans des festivals, comme a, en France... faits par des associations, et c’est toujours, quelque part, beaucoup plus sympathique que... que l’reste, quoi.

G. G. : Pour rester sur l’parrallle entre l’monde officiel et l’monde alternatif , au mois de juin tu as t invit dans pas mal d’missions de radio (France Inter, Sud radio, France Info, RFI), qu’est-ce que tu penses des mdia aujourd’hui, et d’la faon dont tu ils re reoivent, dont ils communiquent, et des formats qui sont proposs ?

A. H. : Alors a !... L, tu m’poses une colle. Tu veux qu’je fasse une radioscopie de... des rad... des mdia... J’sais pas, j’trouve que la radio est pas si mauvaise que a, par rapport la tl, ou aux journaux. Mais ceci dit, y’a... on remarque depuis quelques annes une norme frilosit, une trouille, mme, de la nouveaut. Parce que comme partout, a se resserre toujours autour de ce qui est le plus connu, le plus accessible... et y’a quand mme de moins en moins de place pour tout ce qui est un peu diffrent. Avec toujours ce discours compltement dingue de dire les gens veulent entendre des tubes , et que ds que tu te barres ailleurs, l’audience baisse .

G. G. : Un discours qu’on retrouve aussi chez les maisons de disques ?

A. H. : C’est un discours qu’on r’trouve partout, ouais. De donner que du... connu, quoi.

Bruno : Justement sur ton nouvel album, tu explores d’autres pistes, des pistes lectro. L’ide est venue comment, cette ide d’introduire beaucoup plus d’lectro que dans les prcdents ?

A. H. : Non, y’en a pas eu... depuis Trouble fte en 96... y’a autant d’lectro, y’a pas... y’en a pas spcialement plus. C’est une couleur que j’ai intgr parce que... moi j’suis un amoureux du son, et puis dans la musique lectronique, y’a justement ce... ce travail sur le son d’une manire abstraite, plus pure, quoi, le son en tant que tel. Une chanson, a reste une mlodie et un texte, mais si j’peux balancer quelques sons tranges, ou... plus contemporains, a m’plat. Donc, a fait longtemps que j’travaille, qu’on travaille sur ce... sur ce mlange.

B. : Justement sur ton nouvel album, un de tes musiciens fait la ’mise en espace’, et je me demandais ce que c’tait qu’une ’mise en espace’.

A. H. : Ben justement, c’est un mec, un ami moi qui fait de la musique lectro-acoustique. La musique lectro-acoustique c’est... c’est... vraiment des sons dans l’espace, quoi, des sons granuleux, comme a, qui sont complt’ment exploss, trafiqus. Et donc (rire), y m’en a foutu partout, sur tous les morceaux, et c’tait vachement dur, le... le... l’alliance des deux, parce que c’est... Dans la musique lectro-acoustique ou la musique contemporaine, elle est pas rythmique, elle est pas mlodique, elle est pas harmonique... Donc tu plaques a sur une chanson, une chanson c’est tout con, quoi, c’est une grille d’accords, une mlodie... En plus, moi, je compose au piano, quoi... Donc a s’annulait, en fait, a... a d’venait un truc compltement cacophonique, mais le peu que j’ai gard, j’pense que a donne une autre couleur gnrale ... au disque et a l’claire, en fait, a ouvre l’espace. C’tait l’but d’ailleurs, c’est... pour a, la ’mise en espace’ (rire)...

Fabrice : Comment s’appelle-t-il ?

A. H. : Samon Takahashi.

F. : Y’a deux ou trois personnes qu’j’ai not... Laurent Robin, Nicolas Repac et Brad Scott, qui sont des gens qui travaillent avec toi depuis longtemps. Que font-ils et qui sont-ils exactement ?

A. H. : Alors, Nicolas Repac, il est lui-mme arrangeur, compositeur, chanteur. Il fait des super belles chansons, et puis il fait aussi pas mal de musique instrumentale, et... beaucoup d’sample. Aussi d’la guitare lectrique... d’la guitare lectrique, moi j’avais un a priori ngatif contre la guitare lectrique jusqu’ temps qu’j’rencontre Nicolas, parce qu’il en fait vraiment des choses surprenantes, rellement surprenantes. Voil, donc Nicolas il a travaill sur les samples. Brad Scott, j’ai travaill avec lui pendant quinze ans, l il a... il est parti avec Bashung. Euh... ben l, il fait des lignes de basse la Brad Scott, quoi (rire). Laurent Robin, il a jou avec Lubat et Portal, et puis maintenant il joue avec Jonaz... maintenant j’ai un... je joue avec un autre batteur, Frank Vaillant, qui fait aussi d’la musique... une espce de mlange de jazz... free... je sais pas trop c’qu’y fait, c’est improvis, c’est... c’est d’la musique trs bizarre. Voil : Tous mes amis avec qui je fait de la musique sont aussi des compositeurs...

F. : ...en dehors de...

A. H. : ...ouais, ouais ouais. Ils ont leur univers, leur imaginaire eux.

B. : Tu disais que tu composes au piano, justement, la composition des morceaux, pour Arthur H, est-ce qu’il y a une... un peu une mthode Arthur H, ou pas du tout ?

A. H. : Ben, coutes... non, j’trangle une poule, aprs je fais un exorcisme, aprs je... (rire) aprs j’ponds un oeuf, et... Non, je compose comme a... quand j’suis excit. Voil : Faut qu’je sois excit.

B. : Au piano principalement ?

A. H. : Ouais non, l j’ai compos pas mal sur des p’tits synths vraiment trs cheap, les synths les moins chers, parce que j’trouve que c’est ceux qui ont l’plus de posie et qui sont les plus marrants, quoi... qui sonnent tout de suite. Un synth mille balles, c’est vraiment rigolo, donc j’ai compos pas mal de chansons l-dessus.

G. G. : Justement en parlant du piano, Piano solo c’tait une exprience un petit peu en rupture avec tes apparitions sur scne jusqu’ prsent, o t’avais toujours pas mal de musiciens autour de toi, puis une musique qui le justifie pleinement. Tu retire quoi de cette exprience... en solo ?

A. H. : Ben, j’retire... j’me suis r’trouv vraiment tout seul comme a, et au dbut quand j’ai cout les bandes, j’ai trouv a terrible. Ce face face, comme a, avec moi-mme, le miroir que a me renvoyait. Mais en mme temps, j’pense que quand on a la chance d’avoir ce genre d’preuve dans la vie, de t’retrouver tout seul face toi-mme, c’est assez gnial. Donc a, a m’a fait corriger beaucoup de choses, et a m’a donn beaucoup d’confiance... en moi. Parce que justement j’ai ralis que j’avais normment d’travail faire. Donc c’est... c’est assez jouissif de se mettre dans ce genre de situation, o t’es oblig de... de faire un saut, en fait. Tu peux pas faire du sur place, t’as pas tes repres habituels, tu... ou tu sautes, ou tu t’ptes la gueule dans la falaise, et l... t’es oblig d’sauter. a c’est chouette, ouais.

G. G. : Faut tre aussi un p’tit peu le seul porter l’morceau, c’qui est pas forcment l’cas quand on est en groupe. Est-ce que c’est une force supplmentaire qui... que tu vas maintenant utiliser en groupe ?

A. H. : Ouais tout fait, a m’a donn une grande confiance parce qu’ un moment je me suis aperu qu’y avait de toute manire ce rapport amical et spirituel avec le public, et que a, a dpendait vraiment de mon attitude, en fait... de... J’ai l’impression qu’on est vraiment tous crateur, tu vois, et que t’as... tu choisis, en fait, c’que tu veux tre, c’que tu veux donner... et l’ambiance qu’y faut avoir... Donc, maintenant j’suis beaucoup moins inquiet, parce que je choisis le... tout de suite, j’me mets... dans l’meilleur, dans l’meilleur de c’que j’peux donner, le plus magique de c’qui peut s’passer, quoi. Dans l’meilleur des cas.

B. : D’o te viennent tes choix littraires ? Souvent sur tes albums tu reprends des textes... a te vient comment, est-ce qu’il y a un dclic ?

A. H. : Ouais, voil... y’a... des fois des pomes, comme a, que j’lis et que j’trouve trs musicaux, puis... qui me... que j’trouve trs beaux, qui m’font rver, quoi. Puis tout d’suite j’mets une musique dessus, c’est naturel. Y’a des textes qui sont vraiment rythmiques. J’pense que c’est vraiment le... c’qui est ncessaire pour le chanter, un pome, c’est qu’y ait un sens du rythme interne, quoi, qu’il y ait un frottement, tu vois, qu’y ait... un ct rptitif, incantatoire, quoi. Ouais...

F. : On a parl des textes, on pourrait parler du titre de l’album aussi, Ngresse blanche. Moi j’ai lu quelque part que c’tait propos de la confusion de l’identit ...

A. H. : Euh... Ouais, ben je sens... De toute faon notre identit traditionnelle, elle a t finalement explose... travers les... les deux guerres mondiales. Et puis aprs y’a eu les annes soixante, c’tait le coup d’grce, quoi (rire), tout a pt ! Donc l, on s’retrouve assez, finalement, assez neufs... assez bordliques, assez chaotiques dans notre identit, dans notre rapport la terre, la femme, au couple et tout a... Et aussi... au peuple, parce que bon, y a tellement de mlange, on a cout tellement de musique trangre... Et puis en plus non seulement on a cout des musiques trangres, mais on les a intgres, quoi, on les a comprises. C’est plus l’truc exotique, lointain, c’est... un truc... familier, quoi. Donc, qui change ta sensibilit, forcment, puisque a t’apporte une autre sensibilit. Et pour moi cette sensibilit elle travaille l’intrieur, et elle fait qu’au fur et mesure on s’enrichit, quoi, on enrichit notre perception. Pour moi, c’est quelque chose qui est pas du tout intellectuel, mais trs physique. C’est le rapport au corps, en fait, qui change avec l’apport des autres cultures. Aprs, si on est branch sur... sur l’aspect disons plus... plus subtil de.. du... c’est le rapport justement tout ce qui est symbolique... tout c’qui est... la posie de la magie, tout a, le... Le symbolique... toutes les autres cultures rveillent a... d’ailleurs a rveille c’qui dormait, disons, dans la culture occidentale, mais qui tait aussi de la culture occidentale. La culture occidentale, c’tait aussi un rapport au corps gnial, un rapport l’absurde, un rapport la magie, un rapport au rve... Pour moi, mon contact avec la musique africaine, ou la culture africaine ou asiatique, a rveille a, a rveille ma propre culture, quoi. Du coup les identits sont trs floues, se mlangent, et... on sait pas c’que a va donner, mais on sait qu’on est en train d’inventer quelque chose de... potentiellement neuf.

G. G. : Tu parlais d’absurde en disant que tu tais un dadaste refoul, que l’absurde te soulageait. De quoi il te soulages, l’absurde, d’un autre type d’absurde qui fait un peu plus mal, qu’on voit tous les jours aux infos ?

A. H. : Ouais. Ouais, bien sr, ouais. Et puis surtout le... le fait que la socit est un systme, un systme abstrait, un... c’est une convention, quoi. Et puis cette convention elle est utile, mais des fois elle est vraiment pnible aussi, quoi. Le fait aussi que la vie... Dans nos socits on fait semblant que la vie est rationnelle. Elle est pas rationelle, elle est irrationnelle. Donc a, a m’fatigue aussi (rire) ! Puis voil, puis... J’pense que... C’est pareil, c’est ton regard. Si tu choisis que ton regard soit un peu plus fou, plus bizarre, eh ben tu verras des choses plus folles et plus bizarres, et surtout... plus amusantes. Surtout a...

B. : Une question beaucoup plus terre terre. Qu’est-ce que tu penses de la polmique sur le piratage, les mp3, toutes ces choses l ? Est-ce que c’est quelque chose qui te touche, as-tu un point de vue arrt l-dessus ?

A. H. : Ben, a m’touche, parce que... moi, j’vends forcment beaucoup moins de disques. Donc... dj qu’j’en vends pas des masses. Pour les artistes comme moi, qui font d’la musique pas trs commerciale, c’est assez dur, quoi, comme impact. part a, j’pense que c’est... le combat de deux industries. Y’a toujours eu dans l’histoire des combats de technologies, et une technologie toujours remplac une autre, en dtruisant l’autre ou en la rendant obsolte, ou... Et l, c’est vrai qu’il y a un peu une escroquerie de l’industrie informatique, qui dit c’est de la musique gratuite , alors qu’en fait elle est pas du tout gratuite : t’achtes un ordinateur, tu payes ton truc internet, et l, t’as un programme, mais... a cote beaucoup plus cher d’acheter un ordinateur et de payer internet que d’acheter des disques. Donc tu vois, la gratuit c’est totalement une illusion. C’est l’industrie de l’informatique digitale qui prend l’pouvoir progressivement, sur d’autres industries qui sont obsoltes comme l’industrie du disque, qui effectivement a fait des... des benefices monstrueux une poque, et puis, l, qui veut pas perdre ses privilges. Donc moi, j’vois pas... Y’a pas les bons et les mchants, tu vois, y’a juste des intrts qui s’affrontent travers des technologies, et c’est vrai, que j’vois pas comment on pourrait lutter contre la technologie informatique. Parce que elle est... c’est un bulldozer, donc faut forcment s’adapter. Moi j’ai pas de jugement l-dessus, tu vois, je constate juste une ralit qui fait que la musique va changer compltement de support. Moi j’aime bien le disque, parce que le disque c’est un voyage, c’est une aventure, tu vois, c’est sur la longueur. Mon seul problme avec l’informatique c’est que c’est compltement fragment. Donc, dj qu’les gens sont habitus zapper, tout l’temps... L, t’as des bibliothques de sons... les gens ont des... genre, t’as 3000 chansons, mais... a m’fais une belle jambe ! Moi aussi j’ai une grande bibliothque, chez moi, c’est pas pour a que j’lis beaucoup plus ou que j’comprends c’que j’lis. Donc le problme il est toujours le mme, c’est : qu’est-ce qu’on consomme ? Comment on consomme ? L, a m’fait un peu peur, parce que c’est le zapping intgral, maintenant, quoi. C’est... c’est fou...

B. : C’est pour a que sur ton site internet du donnes des pistes d’coute musicales aux gens, notamment avec une liste discographique ?

A. H. : Non, ils m’ont demand a... quelles musiques j’aime bien... a c’est la grande force du capitalisme : C’est voler le temps. Tu vois, t’as tout disposition, mais t’as plus de temps pour en jouir vraiment, pour te l’approprier, quoi... C’est trs... trs fort, trs malin.

G. G. : Ce soir sur scne, ce sera plutt bourgogne, ou Perrier-caf ?

A. H. : Hein ? Quoi... que !?!?

G. G. : Parce que je t’ai lu parler de l’ivresse... que t’aimais bien le bourgogne, que t’aimais bien aussi la bire - l, aujourd’hui t’as un t-shirt d’une marque de bire... que je n’connais pas -, L’ambiance, ces jours-ci, c’est quoi ? Tu disais aussi que la bire c’est plus solitaire...

A. H. : Ah, j’ai dit a y’a longtemps, ouais... quand j’aimais boire de la bire tout seul, mais (rire)... Maintenant j’ai plus... j’aime bien boire un peu d’bon vin de temps en temps, mais... J’ai aucune... j’ai plus du tout envie de... de m’saoler... ni tout seul, ni mme avec des gens, quoi. Non non, je cherche vraiment une autre ivresse, une ivresse quand mme beaucoup plus subtile, quoi, qui n’a pas besoin de... de produit driv... quel que soit.... Y’a plein de moments o je me sens trs ivre... de la vie, quoi, tu vois, de... Ouais, de m’sentir l, qu’a soit dans la musique ou pas, ou... C’est un regard, quoi, si tu choisis de regarder la vie comme a, sa beaut... a t’embarque, mais de manire trs douce... trs tranquille, quoi.

G. G. : ...une sorte de transe, qu’on retrouve aussi, souvent dans ta musique.

A. H. : Ouais, surtout sur scne, un moment, il faut rentrer dans un rythme, faut se laisser prendre par un rythme, dans une certaine longueur... J’fais des chansons, mais y’a toujours a en background, c’est sous-jacent, y’a... y’a ce truc qui doit te mettre dans un mouvement, te prendre, quoi. Moi, c’est c’que j’aime dans la musique, hein...

B. : C’est ce que verront les spectateurs ce soir ?

A. H. : Ben, ce soir c’est un peu particulier parce que c’est un grand chapiteau... C’est sympathique mais c’est pas trs prcis, tu vois, au niveau des sensations que tu balances... Les gens parlent, les gens circulent... donc je sais pas comment a va tre. En tout cas, moi je suis content d’tre l. Mais c’est pas comme un lieu... plus ferm, o tu peux vraiment emmener les gens dans un imaginaire, et dans une... dans un... dans un monde.

F. : ce propos, en 2000 t’as accompagn la diffusion d’un film muet des annes 30 pour le muse d’Orsay. Je voulais savoir quel regard tu as aujourd’hui sur cette exprience, et qu’est-ce que tu penses de tous les mecs qui font de l’lectro, comme le Cinmatic Orchestra, Troublemakers etc., qui font ce genre de chose en ce moment.

A. H. : Ben, j’trouve a vach’ment intressant... parce que les films muets, comme a, t’as pas les dialogues et du coup tu te laisses.... Les images, c’est le langage de l’inconscient. Donc tu te laisses... en transe, tu laisse, justement, ton cerveau partir beaucoup... de manire beaucoup plus douce, potique, sans avoir besoin de rflchir au... d’avoir les mots. Et en plus ces gens l font des musiques planantes sur ces films, et j’pense que c’est... c’est extrmement agrable, ouais, puis... Moi j’aime bien a, ouais justement, parce que l on sort vraiment de l’intellect, quoi. T’es vraiment dans la pure rverie. C’est trs chouette, ouais.

G. G. : Pour c’qui m’concerne, Arthur, je te remercie. Et puis j’te souhaite un trs trs bon concert ici Montpellier.

A. H. : Ben merci beaucoup.


 
Enregistrer au format PDF